Michel-Ange

en: Michelangelode: Michelangeloit: Michelangelo Buonarroti
nomMichelangelo di Lodovico Buonarroti Simoni
imageMichelAngeLouvre.jpg
tailleimage(en px)200
datedenaissance
lieudenaissanceCaprese (XVe siècle)
datededeces(XVIe siècle)
lieudedecesRome
ageaudecès89
nationalite Italien
metierSculpteur Peintre Poète architecte
hommagemaniérisme
autresfonctions
famille
Michelangelo di Lodovico Buonarroti Simoni dit Michelangelo et en français Michel-Ange (né le au château de Caprese à Caprese, au nord d'Arezzo en Toscane - à Rome) est un peintre, un sculpteur, un poète et un architecte italien de la Renaissance.
 
Ses sculptures les plus connues incluent le tombeau de Jules II et notamment le Moïse et son David. Pour la peinture, on retient le plafond de la chapelle Sixtine, le Jugement dernier sur le mur de lautel de ladite chapelle, le Martyre de saint Pierre dans la Cappella Paolina du Vatican réalisée par Antonio da Sangallo le Jeune.
 
Son uvre a une influence considérable sur ses contemporains, si bien que sa « manière » de peindre et de sculpter est abondamment reprise par les représentants de ce qu'on appellera le maniérisme, qui prospère dans la Renaissance tardive.

Biographie :

Né le 6 mars 1475 à Caprese, au nord d'Arezzo en Toscane de Francesca di Neri del Miniato di Siena, sa mère et Lodovico di Leonardo Buonarroti Simoni, son père, qui est magistrat et podestat de Caprese et Chiusi. La famille revient dans sa maison de Settignano près de Florence, après que le père a fini sa charge de podestat. En 1481, il perd sa mère et grandit ensuite chez une nourrice, femme et fille de tailleurs de pierre. Il ne retournera chez son père, qu'à l'âge de dix ans.
 
Allant contre les vux de son père et de ses oncles, réfractaires à l'art, Michel-Ange, après avoir étudié auprès du grammairien Francesco da Urbino, choisit malgré tout, grâce à son ami Francesco Granacci, dêtre lapprenti de Domenico Ghirlandaio pour trois ans à partir de 1488.
Il étudie les fresques de l'église Santo Spirito de Florence et de l'église Santa Maria del Carmine et en copiant les fresques de Masaccio, s'attire les jalousies autant par son habileté que par ses remarques, lesquelles envers le sculpteur Pietro Torrigiano lui font recevoir au visage, un coup de poing qui provoque une cassure au nez qui marquera à vie son visage.
 
Impressionné par son travail, Domenico le recommande au maître de Florence, Laurent de Médicis. De 1490 à 1492, Michel-Ange est élève à lécole de Laurent et est influencé par un milieu libre qui fait évoluer ses idées sur lart et ses sentiments sur la sexualité. Il admire les collections de statues grecques antiques collectionnées par les Médicis, et il se promet de devenir un sculpteur. Il commence par copier un masque de faune et devant le résultat Laurent le récompense de cinq ducats par mois. Sur les conseils de Politien, Michel-Ange sculpte un bas-relief de la Bataille des centaures et la Vierge à l'escalier, qui reflètent sa grande admiration pour Donatello.
 
Il pratique l'étude du corps humain et lanatomie à l'hôpital Santo Spirito de Florence vers 1490 (et ensuite à Rome vers 1540), collaborant à l'illustration d'un traité d'anatomie avec Realdo Colombo médecin et ami. Les corps de Michel-Ange sont plus soumis à lart, qu'au respect strict de l'anatomie humaine (allongement du canon des figures et distorsions destinées à mettre en relief un trait moral).
 
Après la mort de Laurent en 1492, Pierre II de Médicis (plus jeune fils de Laurent et nouveau chef des Médicis) refuse dêtre le mécène de Michel-Ange. Cest à cette époque que les idées de Savonarole deviennent populaires à Florence. Sous ces deux pressions, Michel-Ange décide de quitter Florence et sinstalle durant trois ans à Bologne. Peu après, Raffaele Riario, cardinal en titre de San Giorgio al Velabro, lui demande de venir à Rome en 1496. Sous sa commandite et influencé par lantiquité romaine, il réalise deux statues : Bacchus et la Pietà.
 
Quatre ans plus tard, Michel-Ange retourne à Florence pour y créer son uvre la plus célèbre, le David de marbre. Il peint également la Sainte Famille à la tribune dite Tondo Doni.
 
Michel-Ange est de nouveau demandé à Rome en 1503 par le nouveau pape, Jules II qui le charge de réaliser son tombeau. Cependant, sous la direction de Jules II, Michel-Ange doit sans cesse interrompre son travail afin deffectuer de nombreuses autres tâches. La plus célèbre dentre elles est la peinture monumentale du plafond de la chapelle Sixtine qui lui prend quatre ans (1508-1512). À cause de ces interruptions, Michel-Ange travailla durant quarante ans sans achever la tombe.
 
En 1513, le pape Jules II meurt, et son successeur Léon X, un Médicis, demande à Michel-Ange de terminer la façade extérieure de léglise San Lorenzo de Florence et de lorner de sculptures. Il accepte à contre-cur en fait les plans mais est incapable daccéder à cette demande : la façade déglise restera nue jusqu'à ce jour.
 
De retour à Florence, de 1519 à 1531, Michel-Ange réalise pour les Médicis la Sagrestia Nuova (sacristie neuve), une des Cappelle Medicee (chapelles Médicis) avec la Cappella dei Principi (chapelle des Princes) édifiée au siècle suivant, où il sculpte notamment les tombeaux de Laurent et de Julien avant de laisser terminer l'ensemble par ses élèves (notamment Montorsoli). Durant le même séjour, la famille florentine lui commande la bibliothèque Laurentienne, destinée à accueillir les livres de Laurent le Magnifique : débutée en 1524, elle est inachevée lors du départ de lartiste et ne fut achevée quentre 1551 et 1571 par Ammanati.
 
En 1527, les citoyens de Florence, encouragés par le sac de Rome, renversent les Médicis et restaurent la république. Un siège de la ville suit, où Michel-Ange vient en aide à sa Florence bien-aimée en travaillant sur les fortifications de la ville, de 1528 à 1529. La ville chute en 1530 et le règne des Médicis est restauré.
 
En 1532, Michel-Ange revient à Rome après un séjour de plusieurs années à Florence au cours duquel il avait pris parti contre le pape dans le conflit avec l'empereur Charles Quint et Clément VII, lui ayant pardonné, lui demande de peindre les deux murs latéraux de la chapelle Sixtine. Il devait y représenter la Chute des anges rebelles et le Jugement dernier. Presque aussitôt, il se met à l'étude pour réaliser ce projet démesuré. Clément VII étant mort (en 1534), il songe à renoncer à ce travail pour reprendre le tombeau de Jules II, quand le pape Paul III s'y oppose et le nomme en 1535 architecte, peintre et sculpteur du Vatican. La fresque du Jugement dernier sur le mur dautel fut seule exécutée et ne fut achevée qu'en 1541.
 
À partir de 1546, il est nommé architecte de la basilique Saint-Pierre. En 1561, le pape Pie IV lui confie la construction de la basilique Sainte-Marie-des-Anges-et-des-Martyrs dans les thermes de Dioclétien, uvre qu'il ne pourra mener à son terme.
 
Michel-Ange meurt à Rome le à lâge de 89 ans. Sa vie est décrite dans Le Vite de Giorgio Vasari. Santi di Tito participa à la préparation de ses obsèques.
 
Gaspard Becerra et Bastiano da Sangallo furent ses élèves.

uvres :

On connait une cinquantaine de poèmes datables de 1535-1541, ces sonnets sont d'inspiration souvent humaniste. Plusieurs de ces sonnets ont été mis en musique, notamment par Benjamin Britten et Dmitri Chostakovitch.

Peintures :

Fresques :

Tableaux :

  • Mise au tombeau (v. 1500-1501) (National Gallery, Londres) (uvre inachevée)
  • La Sainte Famille à la tribune dite Tondo Doni (1504) (Galerie des Offices de Florence)

Sculptures :

  • La Vierge aux pieds (vers 1491) (Casa Buonarroti de Florence)
  • La Bataille des centaures et des Lapithes (vers 1492) (Casa Buonarroti de Florence)
  • Crucifix du couvent Santo Spirito (1492) (Basilique Santo Spirito de Florence)
  • Bacchus (Museo Nazionale del Bargello de Florence) (1496-1497)
  • La Pietà (1499) (Basilique Saint-Pierre de Rome)
  • David (la plus célèbre, 1501) (Galerie de l'Académie de Florence)
  • Tondo Pitti (vers 1504-1505) (Bargello de Florence)
  • La Vierge de Bruges (1504) (église Notre-Dame de Bruges)
  • Tondo Taddei (vers 1505-1507) (Royal Academy de Londres)
  • LEsclave mourant (1513) (Musée du Louvre de Paris)
  • LEsclave rebelle captif (1513) (Musée du Louvre de Paris)
  • Tombeau de Jules II (réalisée en six périodes : 1505, 1513, 1516, 15251526, 1532 et 1542)
  • *Moïse (vers 1513–1515) (Basilique Saint-Pierre-aux-Liens de Rome) - Moïse figure portant des cornes et cette représentation a fait débat sur une mauvaise interprétation des textes bibliques sur une aura ou des rayonsÉvangile et Liberté N° 180 article de Thomas Römer.
  • *L'esclave rebelle (1513–1516) (Musée du Louvre de Paris)
  • *L'esclave mourant (1513–1516) (Musée du Louvre de Paris)
  • *Le génie de la victoire (vers 1532–1534) (Palazzo Vecchio de Florence)
  • * Jeune esclave, Esclave barbu, L'esclave Atlas, L'esclave s'éveillant, (1513;1519-1535) (Galerie de l'Académie de Florence)
  • *Rachael (1545)
  • *Leah (1545)
  • Tombeau de Laurent de Médicis (1524-1531) (Chapelle Médicis de Florence)
  • Tombeau de Julien de Médicis (1526-1531) (Chapelle Médicis de Florence)
  • Le garçon accroupi (v 1534) (Musée de l'Hermitage de Saint-Pétersbourg)
  • Tombeau de Paul III (Basilique Saint-Pierre de Rome
  • Buste de Brutus (1539-1540) (Bargello de Florence)
  • La Pietà aux quatre figures (1550) (Musée dell'Opera del Duomo de Florence)
  • Esthétique de l'inachevéVoir à ce sujet les propos et les analyses de Delacroix :
  • * La Pietà Rondanini commencée en 1552 (Castello Sforzesco de Milan)
  • * Quatre Esclaves, (Atlas, s'éveillant, barbu, jeune) émergeant chacun de leur bloc de marbre en statues inachevées, à la Galerie de l'Académie de Florence.
  • *La Pietà de Palestrina (1553-1555) (Galerie de l'Académie de Florence) à Palestrina juqu'en 1940)
Les prisonniers et la Pietà sont des exemples de l' « inachevé » de Michel Ange voulant représenter le lutte de l'esprit pour se libérer de la matière, principe qui implique un complètement visuel de la part du spectateur.

Architecture :

  • Projet du Tombeau du Pape Jules II en 1505 (ne sera jamais réalisé)
  • Nommé architecte de la Basilique Saint-Pierre de Rome en 1546, il en conduit le chantier et met en projet la construction du dôme en 1555.
  • Achèvement du Palais Farnèse en 1546.
  • Aménagement de la place du Capitole en 1538.
  • La porte Pia, ultime réalisation en 1564.
  • Nouvelle sacristie de San Lorenzo à Florence, tombeau des Médicis

Dessins :

Galerie :

Image:Michelangelo Buonarroti 045.jpg|Mise au tombeau, huile sur bois, 161 × 149 cm, National Gallery, Londres Image:Martyrdom Michelangelo.jpg|Martyre de saint Pierre, chapelle Paolina du Vatican. Image:Michelangelo_Buonarroti_046.jpg|Tondo Doni, Galerie des Offices Image:Michelangelo's Pieta 5450 cropncleaned.jpg|Pietà de Michelangelo Basilique Saint-Pierre du Vatican. Image:Dying slave Louvre MR 1590 n2.jpg|Esclave mourant de Michel-Ange du Louvre Image:250px-Michelangelo Bacchus.jpg|Bacchus de Michel-Ange du Bargello Image:Michelangelo-Pieta 4 figures.jpg|La Pietà aux quatre figures du Museo dell'Opera del Duomo (Florence)

Notes :

Compléments :

Bibliographie :

  • Charles de Tolnay, Michel-Ange, Flammarion, 1970, ASIN B0000DOG8H, 284 p.
  • Irving Stone, (Traduction : Janine Michel), La Vie ardente de Michel-Ange, Plon, 1983, , 474 p.
  • Lutz Heusinger, Michel-Ange, Philippe Sers, 1989,
  • Marcel Brion, Michel-Ange, Albin Michel, 1995
  • Charles Sala, Michel-Ange : Sculpteur, peintre, architecte, Pierre Terrail, 2001, , 207 p.
  • Gilles Néret, Véronique Goarin, Catherine Scheck, Michel-Ange, Taschen, 2000, , 96 p.
  • Linda Murray, Michel-Ange, Thames & Hudson, 2003, , 215 p.
  • Paul Joannides, Véronique Goarin, Catherine Scheck, Michel-Ange : Elève et copiste (dessins italiens du musée du Louvre), Réunion des Musées Nationaux, 2003, , 480 p.
  • Giulio Carlo Argan, Bruno Contardi, Michelangelo : Architect, Phaidon, 2004, , 388 p.
  • Enzo Noé Girardi, (Traduction : Adelin-Charles Fiorato), Poésies / Rime de Michel-Ange, Belles Lettres, 2004, , 245 p.
  • Giorgio Vasari, La Vie des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes, réédition de la traduction française et édition commentée sous la direction d'André Chastel en 2 volumes, Actes Sud, 2005, , 3 952 p.
  • Antonio Forcellino, Michelangelo, Siedler Verlag, 2006,
  • Ascanio Condivi, Bernard Faguet, Vie de Michel-Ange, Flammarion, 2006, , 226 p.
  • Antonio Forcellino, (Traduction : Pierre-Emmanuel Dauzat), Michel-Ange : Une vie inquiète, Seuil, 2006, , 447 p.
  • Daniel Arasse : Chapitre Michel-Ange et l'index de Moïse dans Le sujet dans le tableau - Essais d'iconographie analytique, Flammarion (1997)

Articles connexes :

  • La Casa Buonarroti (musée Michel-Ange de Florence).
Giorgio Vasari le cite et décrit sa biographie dans Le Vite :
Page ?? - édition 1568

Liens externes :


 
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