Japon

en: Japande: Japanit: Giappone
nom_local 
Nipponkoku ou Nihonkoku
langueja
nom_françaisJapon
dedu%20
image_drapeauFlag of Japan.svg
lien_drapeauDrapeau du Japon
image_blasonImperial Seal of Japan.svg
lien_blasonSceau Impérial du Japon
image_carteLocationMapJapan.png
deviseAucune
languesJaponais (de facto)
capitaleTky
coordonnées_capitale
lien_villesVilles du Japon
titre_plus_grande_villePlus grande ville
plus_grande_villeTkyLa ville de Tky nest cependant pas une entité administrative. La ville la plus peuplée disposant dune administration est Yokohama
type_gouvernementMonarchie constitutionnelle
titres_dirigeantsEmpereur
 - Premier ministre
noms_dirigeantsAkihito
Tar As
superficie_rang62
superficie_totale
pourcentage_eau
population_rang10
population_totale
population_année2008
densité337.3 Daprès les données de Statistics Bureau of Japan au
type_indépendanceActuelle constitution
pays_indépendanceAntiquité (1)
date_indépendance
pays frontaliersAucun
gentiléJaponais, Japonaise
IDH_année2005
IDH0.953
IDH_catégorieélevé
IDH_rang8
monnaieYen
code_monnaieJPY
fuseau_horaire+9
hymne_nationalKimi ga yo
Religion(s)Shintoïsme, Bouddhisme
domaine_internet.jp
indicatif_téléphonique81
Le Japon est un pays insulaire de lEst de lAsie. Il est la seconde puissance économique mondiale, derrière les États-Unis.

Noms du Japon :

En japonais, se dit Nihon (ou plus rarement Nippon), ou dans les documents administratifs .
 
Le nom veut dire « origine du soleil ». En effet, signifie soleil et signifie origine ou racine. On peut donc donner comme signification à ce nom « le pays du soleil levant ». Cest lors des premiers échanges commerciaux avec la Chine (traditionnellement par le biais dune lettre du prince régent Shtoku) que cette appellation, logique du point de vue du voisin occidental chinois, fut introduite, alors que les Japonais de lépoque désignaient leur pays sous le nom de Yamato. Dabord prononcé Hi-no-moto, il lui fut préféré, à partir de lépoque de Nara () les prononciations Nihon ou Nippon, appellations encore en usage de nos jours.
 
Le nom japonais Nippon est utilisé sur les timbres, les billets de banque, et pour les événements sportifs internationaux, alors que Nihon est utilisé plus fréquemment dans la vie quotidienne. Nippon peut faire aussi référence à l'empire du Japon et donc à l'idéologie nationaliste de l'ère Shwa. Yamato () est le nom que lon donne à la période historique allant de 250 à 710. Cest en fait le nom de la première structure impériale connue qui exerçait son pouvoir autour de Nara () aux environs du . Aujourdhui, on trouve toujours le mot Yamato dans des expressions telles que Yamatodamashii (, « lesprit japonais »).
 
Le nom français Japon est issu de langlais . Ce terme viendrait très certainement de la prononciation chinoise de (rìbn en mandarin daujourdhui)DUMAINE, David.Petites histoires des noms de pays. Paris : Flammarion, 2006, p. 56-57. .

Histoire :

La légende rapporte que le Japon fut fondé au par lempereur Jimmu. Le système décriture chinois, ainsi que le bouddhisme furent introduits durant les et s par les moines bouddhistes chinois et coréens, initiant une longue période dinfluence culturelle chinoise. Les empereurs étaient les dirigeants symboliques, alors que le véritable pouvoir était le plus souvent tenu par les puissants nobles de la Cour, régents ou shoguns (général en chef des armées).
 
À partir du , des commerçants venus du Portugal, dEspagne, des Pays-Bas et dAngleterre débarquèrent au Japon avec des missionnaires chrétiens. Pendant la première partie du , le shogunat craignit que ces missionnaires fussent la source de périls analogues à ceux que subirent ses voisins (telles les prémices dune conquête militaire par les puissances européennes ou un anéantissement totalLe royaume tibétain de Gugé subit en 1630 un anéantissement total suite à laccueil bienveillant de missionnaires chrétiens par son roi. Cet accueil provoqua linvasion du Ladakh par son voisin rival, qui profita de lagitation engendrée par la colère des autorités bouddhistes contre la menace de la perte de leur monopole religieux et de leur influence) et la religion chrétienne fut formellement interdite en 1635 sous peine de mort accompagnée de torture. Puis, en 1639, le Japon cessa toute relation avec létranger, à lexception de certains contacts restreints avec des marchands chinois et néerlandais à Nagasaki (), précisément sur lîle de Dejima ().
 
Cet isolement volontaire de deux siècles dura jusquà ce que les États-Unis, avec le commodore Matthew Perry, forcent le Japon à souvrir à lOccident par la politique de la canonnière en signant la convention de Kanagawa en 1854 après le pilonnage des ports japonais.
 
En seulement quelques années, les contacts intensifs avec lOccident transformèrent profondément la société japonaise. Le shogun fut forcé de démissionner et lempereur fut réinvesti du pouvoir.
 
La restauration Meiji de 1868 mit en uvre de nombreuses réformes. Le système de type féodal et lordre des samouraïs furent officiellement abolis et de nombreuses institutions occidentales furent adoptées (les préfectures furent mises en place). De nouveaux systèmes juridiques et de gouvernement ainsi que dimportantes réformes économiques, sociales et militaires transformèrent le Japon en une puissance régionale. Ces mutations donnèrent naissance à une forte ambition qui se transforma en guerre contre la Chine (1895) et contre la Russie (1905), dans laquelle le Japon gagna la Corée, Taïwan et dautres territoires.
 
Lexpansionnisme militaire du Japon avait débuté dès le début du avec lannexion de la Corée en 1910. Il prit de lampleur au cours de lère Shwa avec linvasion de la Mandchourie en 1931 puis des provinces du nord de la Chine. En 1937, lempire se lança dans une invasion de la Chine qui débuta avec le bombardement stratégique de Shanghai et de Canton, ce qui entraîna une résolution de blâme de la Société des nations à lencontre du Japon mais surtout un écrasement des forces du Guomindang. Plus de deux cent mille civils chinois furent exterminés lors du massacre de Nankin (Nanjing) par larmée impériale japonaise.
 
Lattaque de Pearl Harbor dans larchipel dHawaii en 1941, visant à détruire une partie la flotte de guerre américaine, engagea lempire dans la Seconde Guerre mondiale au côté de lAxe. Le Japon agrandit dès lors encore son emprise jusquà occuper la Birmanie, la Thaïlande, Hong Kong, Singapour, lIndonésie, la Nouvelle-Guinée et lessentiel des îles du Pacifique. Ce gigantesque empire militaire, appelé officiellement Sphère de coprospérité de la grande Asie orientale, était destiné à servir de réservoir de matières premières. Loccupation de ces territoires fut marquée par dinnombrables exactions à lencontre des populations dExtrême-Orient, crimes pour lesquels les pays voisins du Japon demandent toujours des excuses ou des réparations aujourdhui.
 
Lempereur Shwa procéda finalement à la reddition de lempire du Japon le après les bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki et linvasion soviétique du Manzhouguo. Le traité de paix avec la Russie est toujours en négociation, en règlement du problème des îles Kouriles du sud, occupées par cette dernière depuis la fin du conflit.
 
Le Japon, dont plusieurs des villes majeures ont été dévastées par les bombardements, est occupé par les troupes du Commandant suprême des forces alliées, MacArthur. Celui-ci met en place le tribunal de Tky pour juger quelques-uns des dirigeants politiques et militaires de lempire mais exonère tous les membres de la famille impériale ainsi que les membres des unités de recherche bactériologiques.
 
Confiné à larchipel, le pays demeura sous la tutelle des États-Unis jusquen 1951 (traité de San Francisco). Ceux-ci imposèrent une nouvelle constitution, plus démocratique, et fournirent une aide financière qui encouragea le renouveau du Japon. Léconomie se rétablit ainsi rapidement et permit le retour de la prospérité dans larchipel dont les jeux Olympiques de Tky et le lancement du Shinkansen en 1964 furent les symboles.
 
Depuis les années 1950 jusquaux années 1980, le Japon connaît une apogée culturelle et économique et une formidable croissance. Toutefois, ce « miracle économique » prend fin au début des années 1990, date à laquelle la bulle spéculative japonaise éclate.
 
Actuellement, bien que sa part soit relativement faible dans les finances de lÉtat, le Japon occupe, en matière de budget militaire, la cinquième place dans le monde en chiffres absolus, mais limportance de ce budget ne fait pas pour autant du Japon une grande puissance militaire. La constitution japonaise interdit en effet le maintien dune armée, le droit de belligérance et le lancement de toute opération militaire en dehors de ses frontières autre que dans le cadre de lautodéfense. La « force dautodéfense » japonaise est un corps militaire professionnel disposant de moyens techniques avancés.
 
Avec la guerre en Irak en 2003, la constitution a été aménagée pour pouvoir déployer des troupes hors de son territoire dans le cadre dopérations à caractère non strictement militaire (reconstruction, aide humanitaire). De la sorte, le Japon espère acquérir un rôle diplomatique plus en rapport avec sa puissance économique.

Politique :

Le Japon est une monarchie constitutionnelle avec un parlement bicaméral, la Diète (ou Kokkai). Le pouvoir exécutif appartient au cabinet (responsable devant la Diète) composé du Premier ministre et de ministres dÉtat devant tous être des civils. Le Premier ministre est choisi au sein de la Diète par ses pairs. Il a le pouvoir de nommer et de démettre les autres ministres, dont une majorité doit être membre du Parlement. La constitution attribue la souveraineté, qui revenait auparavant à lempereur, au peuple japonais. Le monarque est alors défini comme symbole de lÉtat.
 
La branche législative se compose dune Chambre des représentants (Shgi-in) de 480 sièges, dont 300 membres sont élus par le mode uninominal à un tour et 180 par la proportionnelle régionale. Les représentants sont élus pour quatre ans au suffrage universel (il faut avoir vingt ans pour voter). La chambre haute, appelée Chambre des conseillers (Sangi-in), de 242 membres, est composée de personnes élues pour une durée de six ans, renouvelée par moitié tous les trois ans. Le suffrage est universel et secret. Le mode de scrutin mixte : 146 conseillers par circonscription sont élus par un scrutin plurinominal et 96 conseillers par un scrutin à la proportionnelle intégrale.
 
La vie politique est dominée depuis la fin de loccupation américaine par le Parti libéral démocrate (PLD), qui a fourni lensemble des Premiers ministres au pays de 1955 à 1993 et de 1996 jusqu'à aujourd'hui. Celui-ci gouverne seul ou en coalition, actuellement avec le Kmeit, parti sous influence de la secte Ska Gakkai, dont les députés sont majoritairement issus.
 
Plusieurs centaines de milliers de Coréens ont le statut de résidents permanents au Japon depuis plusieurs générations et parmi eux, un grand nombre refusent de prendre la nationalité japonaise pour ne pas devoir renoncer à leur nationalité coréenne ; ils sont donc toujours considérés comme des étrangers sur le plan légal, même si nombre dentre eux utilisent couramment un nom japonais ou ne savent pas parler coréen. Ils bénéficient cependant du statut de « résidents permanents spéciaux » qui leur donne certains avantages par rapport aux autres résidents permanents.
 
Ils ne peuvent malgré tout pas voter aux élections japonaises et accéder à certains postes élevés de la fonction publique sans se faire naturaliser. Il y a cependant un débat sur la possibilité de donner le droit de vote aux élections locales aux résidents permanents, comme cest le cas depuis 2005 dans certaines régions de Corée du Sud.
 
Le Japon pratique la peine de mort. C'est un usage qui a tendance à croître ces dernières années (les exécutions ont doublé en un an et les condamnations ont été multipliées par 6 en quatre ans).

Préfectures :

Le Japon est subdivisé en quarante-sept préfectures (ou départements).
Préfectures
(01) Hokkaid () (territoire) (02) Aomori () (03) Iwate ()
(04) Miyagi () (05) Akita () (06) Yamagata ()
(07) Fukushima () (08) Ibaraki () (09) Tochigi ()
(10) Gunma () (11) Saitama () (12) Chiba ()
(13) Tky (, métropole) (14) Kanagawa () (15) Niigata ()
(16) Toyama () (17) Ishikawa () (18) Fukui ()
(19) Yamanashi () (20) Nagano () (21) Gifu ()
(22) Shizuoka () (23) Aichi () (24) Mie ()
(25) Shiga () (26) Kyto (, préfecture urbaine) (27) saka (, préfecture urbaine)
(28) Hygo () (29) Nara () (30) Wakayama ()
(31) Tottori () (32) Shimane () (33) Okayama ()
(34) Hiroshima () (35) Yamaguchi () (36) Tokushima ()
(37) Kagawa () (38) Ehime () (39) Kchi ()
(40) Fukuoka () (41) Saga () (42) Nagasaki ()
(43) Kumamoto () (44) ita () (45) Miyazaki ()
(46) Kagoshima () (47) Okinawa ()

Géographie :

Le Japon est un archipel de plus de trois mille kilomètres de long, sétalant de la Russie (îles Kouriles) au nord à Taïwan au sud, le long de la côte orientale de lAsie. Quatre îles principales composent le pays : du nord au sud, Hokkaid, historiquement peuplée par les Aïnous, Honsh la plus grande et la plus peuplée avec 105 millions dhabitants, Shikoku, lîle de la mer intérieure et Kysh, en face de la Corée du Sud.
 
En outre, larchipel comporte environ trois mille autres îles, plus petites (notamment dans la préfecture dOkinawa). Naha, sur lîle dOkinawa dans larchipel des Ryky (Ryky rett en japonais), est située à plus de six cents kilomètres au sud-ouest de Kysh. Au sud de Tky, larchipel des Nanp sétire sur plus de mille kilomètres jusquà Iwo Jima. Au nord, Sakhaline (Karafuto en japonais) et les îles Kouriles (Chishima rett, qui sétendent à plus de mille deux cents kilomètres au nord-est de Hokkaid), annexées par la Russie quelques jours après la défaite du Japon face aux États-Unis en , sont parfois considérées comme les points extrêmes de larchipel.
 
Le Japon est scindé, de façon géographique et non pas politique, en huit régions (voire neuf, selon quOkinawa est inclus ou non dans le Kysh) qui sont du Nord au Sud : Hokkaid, Thoku, Kant, Chbu, Kansai (couramment appelé Kinki), Chgoku, Shikoku, Kysh et Okinawa.

Villes du Japon :

Les principales villes (agglomérations) du Japon classées en ordre décroissant dhabitants sont (chiffres de 2005) , Statistical Handbook of Japan :
 
L'agglomération de Tky, englobant entre autres Yokohama, Kawasaki et Saitama est, avec plus de 33 millions dhabitantsTokyo, « la ville dense » par la Chambre de commerce et d'industrie de Paris, la plus peuplée du monde.

Relief :

Environ du pays est constitué de montagnes, les Alpes japonaises, qui sétirent du Nord au Sud sur plus de mille huit cents kilomètres, le long des quatre îles principales. Le point culminant du Japon est le célèbre mont FujiLappellation Fujiyama est erronée, car le nom japonais est Fujisan. Lerreur provient du fait que yama et san sont deux lectures du même kanji, , signifiant montagne. atteignant daltitude. Il sagit dun relief volcanique, toujours actif, mais peu menaçant.
 
La rareté des plaines (excepté près des littoraux), très peuplées (plus de huit cents habitants par kilomètre carré sur la côte est de Honsh), oblige lexploitation des collines et des montagnes avec le système des cultures en plateaux (les versants sont recouverts de bassins successifs de taille décroissante avec la hauteur, permettant la culture du riz, du soja, etc.).
 
Le Japon exprime avant tout par sa géographie le contraste le plus remarquable qui soit au monde entre un milieu éminemment ingrat qui noffre à ses habitants quune superficie cultivable inférieure à soixante-dix-huit mille kilomètres carrés (moins de de la superficie totale) et la présence de cent vingt-sept millions dhabitants (chiffre de 2007).

Volcanisme et séismes :

Comme le Japon est situé dans une zone de subduction de 4 plaques tectoniques(Pacifique, Atlantique, des Philippines et Eurasiatique), de nombreux volcans, comme le mont Unzen, sur lîle de Kysh, sont actifs.
 
Des milliers de secousses telluriques dintensité variable (de 4 à 7,3 sur léchelle de Richter) sont ressenties dans le Japon tout entier chaque année. Par ailleurs, les puissants et ravageurs tremblements du plancher sous-marin génèrent des raz-de-marée appelés tsunamis.
 
Le séisme de Kbe en 1995 fit morts et blessés. Celui du Kant en 1923 fit lui plus de cent mille morts, occasionnant la destruction par incendie de la plupart des maisons en bois. Le Japon enregistre chaque année environ des séismes les plus violents dans le monde.
 
Les sources naturelles deau chaude (appelées onsen) sont nombreuses et très populaires. Elles ont souvent été aménagées en bains publics, hôtels ou stations thermales pour les séjours de villégiature et retraites de santé. On peut par exemple sy baigner dans des « baignoires » naturelles de à .

Climat :

Larchipel étant très étiré sur laxe Nord-Sud, le Japon possède un climat assez varié. À Sapporo, sur lîle du Nord (Hokkaid), lété est doux et lhiver long et froid avec de fortes chutes de neige. Tky, Nagoya, Kyto, saka et Kbe, au centre et à louest de la plus grande île (Honsh), ont un climat de type subtropical humide caractérisé par des hivers relativement doux, avec peu ou pas de neige, et des étés chauds et humides, avec une saison des pluies (tsuyu) de début juin à mi-juillet.
 
Le climat de Fukuoka (Hakata), sur lîle de Kysh, est relativement tempéré avec des hivers doux et un été court, alors que celui dOkinawa est quasi-tropical.
 
Larchipel japonais est touché par les tempêtes tropicales et les cyclones (appelés typhons), surtout entre juin et octobre. En 2004, dix cyclones se sont abattus sur le Japon, parmi lesquels Meari qui a fait vingt-deux morts et six disparus. Le bilan matériel de la saison 2004 est catastrophique : au moins 155 milliards de yens (1,4 milliard de dollars américains ou 1 milliard deuros) de dégâts. Les typhons les plus violents du au Japon ont dévasté Muroto en 1934 (trois mille morts) et la baie dIse en 1959 (cinq mille morts).

Économie :

Le Japon est la deuxième puissance économique mondiale avec 8,05 % du PIB mondial (4 376 milliards de dollars), selon les chiffres de la Banque mondiale en 2007. Elle se situe derrière les Etats-Unis mais devant l'Allemagne et la Chine.
 
Les immenses groupes (Toyota, Nissan, Honda, Mitsubishi, Canon, Panasonic, Sony, Akai, Sharp, Nintendo, etc.) édifiés sur cette modeste surface placent le Japon parmi les grandes nations industrielles : première place mondiale pour lautomobile, lélectronique, deuxième place pour la construction navale (cargos, porte-conteneurs, pétroliers). C'est aussi une économie de services très diversifiée et compétitive, particulièrement performante dans les secteurs de pointe.
 
Après la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle le pays a subi de lourdes pertes humaines et matérielles, le Japon a progressé à un rythme extraordinaire jusquà conquérir ce rang de deuxième économie mondiale. Cest ce quon a appelé le miracle japonais (années 1950-1960). Les jeux Olympiques de Tky en 1964 ont joué un rôle daccélérateur à cette forte croissance. Ces progrès sont principalement attribués à la présence initiale dun capital humain important, à la coopération entre lÉtat (MITI puis METI) et les entreprises, à une production tournée vers les marchés extérieurs (importantes exportations vers lAsie et lAmérique), à une forte éthique du travail, à la maîtrise des technologies de pointe grâce à la recherche, à la faiblesse relative des dépenses militaires (1 % du produit intérieur brut).
 
Lorganisation économique du Japon a quelques traits propres :
  • les liens étroits entre industriels, sous-traitants et distributeurs dans des groupes appelés keiretsu ;
  • de puissants syndicats dentreprise, avec peu de conflits et une culture du dialogue, un mouvement de revendications salariales annuel (shunt) au printemps ;
  • de forts investissements dans la recherche et le développement.

 
Jusquà récemment, une part importante des employés de lindustrie disposait dune garantie demploi à vie, mais depuis léclatement de la bulle spéculative japonaise, les licenciements et surtout la fermeture de très nombreux sous-traitants ont écorché ce mythe. La crise a provoqué une croissance du chômage (plus de au début des années 2000, mais redescendu sous les en 2008) et de la pauvreté, avec la multiplication des sans domicile fixe et des travailleurs précaires.
 
Lindustrie, secteur prépondérant de léconomie (avec du produit intérieur brut, contre aux États-Unis, et de la population active, contre en France), est très dépendante des importations de matières premières et dénergie. En effet, le territoire japonais ne pourvoit quà 3 ou des ressources naturelles dont a besoin le pays. Le secteur agricole, bien moindre, est fortement subventionné, pour des raisons politiques et sociales. Les rendements sont parmi les plus hauts du monde. Le plus souvent autosuffisant en riz, le Japon importe la moitié de sa consommation des autres céréales. Toutefois lautosuffisance alimentaire plafonne à . La flotte de pêche japonaise est une des plus importantes au monde et réalise presque des prises totales.
 
Pendant trois décennies, la croissance a été spectaculaire : en moyenne et hors inflation par an dans les années 1960, dans les années 1970 et dans les années 1980. Au cours des années 1970-1980, le capitalisme japonais a délocalisé sa production de type fordiste dans le reste de lAsie orientale, en Asie du Sud-Est et en Amérique du Nord. Le but est triple : contourner les quotas de plus en plus nombreux imposés par les différents barrières protectionnistes américaines ou européennes ; diminuer les coûts de production grâce à une main-duvre meilleur marché et faiblement qualifiée ; conquérir, aussi, les marchés locaux et nationaux grâce à une installation sur place. Cest ainsi que le Japon sest petit à petit ouvert vers le sud-ouest et louestdaprès Philippe Pelletier, Japon, Crise dune autre modernité, éditions Belin, La Documentation française, 2004.
 
Dans les années 1990, la croissance a été nettement plus faible, essentiellement à cause de surinvestissements à la fin des années 1980, des accords du Plaza de 1985, et dune politique économique daustérité destinée à purger les excès antérieurs des marchés boursiers et immobiliers. Les efforts du gouvernement pour relancer la croissance auront peu de succès, le pays s'enfonçant dans un long cycle de déflation aux conséquences dévastatrices pour les entreprises les moins compétitives et pour les ménages les plus fragiles.
 
La signature daccords avec lOrganisation mondiale du commerce força le Japon à réduire ses subventions aux agriculteurs, ouvrant la voie aux riz américains ou vietnamien, sujet sensible dans un pays où le riz constitue la base alimentaire quotidienne. La crise économique asiatique de 1997 a eu pour effet daccentuer cette situation économique tendue.
 
Depuis fin 2002, un mouvement de reprise sest amorcé, tiré par le rapide développement du voisin chinois, et, plus récemment, par la demande intérieure (consommation des ménages, chômage en baisse) et lassainissement du secteur bancaire. Ceci sest confirmé début 2006, quand le Japon a pu officiellement annoncer avoir vaincu la déflation persistante depuis le début des années 2000. Aujourdhui, malgré un endettement public record (environ à du produit intérieur brutLannée Stratégique 2008, Analyse des enjeux internationaux, page 485), le Japon a réussi à sortir de la crise immobilière. Le ralentissement économique mondial en 2008 apporte cependant à cette économie fortement exportatrice un défi difficile à relever.
 
À long terme, la surpopulation des zones habitables et le vieillissement de la population sont deux problèmes majeurs. La robotique est une des grandes forces de léconomie japonaise à long terme, à tel point qu'elle est considérée comme le laboratoire de la société post-industrielle. des robots industriels du monde se trouvent au Japon, soit . L'emploi au Japon reste un sujet de préoccupation de premier plan.

Démographie :

La société japonaise est linguistiquement très uniforme avec de la population ayant le japonais pour langue maternelle. Les restant étant constitués principalement de populations dimmigrants venus de Corée (sept cent mille personnes) et de Chine (trois cent cinquante mille personnes), ainsi que de Vietnamiens, de Brésiliens, dAméricains (quatre-vingt mille personnes), dEuropéens (quarante-cinq mille personnes) et de la petite minorité indigène des Aïnous dHokkaid (trente mille habitants). En 2005, il y avait moins de deux millions détrangers sur un total de 127,7 millions dhabitants. Mais les Japonais sont en fait issus de vagues dimmigration successives venues de Chine, de Corée, du continent et des îles du Pacifique.
 
Ce faible taux dimmigrants associé au très bas taux de natalité fait que le Japon est actuellement en grave crise démographique : le recul de lâge de la retraite est à lordre du jour, et certaines personnes âgées commencent même à être réembauchées pour combler le manque de plus en plus apparent de main-duvre jeune. Entre 1980 et 2005, la part des plus de soixante-cinq ans dans la population japonaise a doublé, pour dépasser les en 2006, chiffre qui serait porté à en 2050.
 
Pour la première fois en 2005 la population a reculé perdant environ trente mille habitants, cela avec un taux de fécondité de 1,25 enfant par femme (Tky est même passé sous la barre de 1 enfant par femme avec un taux de 0,98) dans un pays où les structures destinées à accueillir les enfants en bas âge sont inexistantes ou presque.
 
Si aucune modification démographique nintervient dans les années à venir (et les prospectives des spécialistes nindiquent pas quun changement significatif est à venir), le Japon ne comptera plus que quatre-vingt-dix millions dhabitants en 2050 et moins de soixante millions dhabitants en 2100.
 
Quatre-vingts pour cent des Japonais se disent extrêmement préoccupés par cette question qui aura de graves conséquences sur le niveau de leurs retraites, mais aussi les dépenses de santé et la fiscalité.

Répartition de la population sur le territoire japonais :

La population japonaise a une répartition hétérogène sur le territoire, la grande majorité habitant sur la bande littorale sud du pays alors que lintérieur du pays et lîle de Hokkaid sont très peu peuplés. Aujourdhui, les zones urbaines représentent de la population. La mégalopole japonaise qui sétire sur mille deux cents kilomètres de Tky au nord de Fukuoka concentre plus de cent millions dhabitants.

Religion :

La plupart des Japonais ne croient pas en une religion particulière et unique bien quun certain nombre dentre eux se soient convertis au christianisme suite à larrivée de saint François Xavier en 1549. Les Japonais sont profondément animistes, de nombreuses amulettes, utilisées tant à la maison quen voyage, en attestent. Leur pratique est chamanique au travers du shintoïsme, les autres religions nétant quune appropriation animiste des dieux dautres lieux dans leur panthéon personnel ou collectif. Cependant, nombreux sont les Japonais, particulièrement au sein de la jeune génération, qui sont opposés aux religions pour des raisons historiques et en raison du développement de la science. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut exigé du peuple japonais de participer aux cérémonies shintoïstes et les activités des autres religions furent limitées. Ce shintoïsme dÉtat fut indissociable du nationalisme nippon qui prônait une élimination pure et simple des apports, pourtant anciens, du bouddhisme et enfin du christianisme apporté par les missionnaires portugais (dont faisait partie le père jésuite François Xavier). Beaucoup dautres ont su garder une vision plus apaisée de la religion et en « utilisent » plusieurs dans leur vie. Ainsi, une même personne peut aller invoquer les dieux au sanctuaire shintoïste à loccasion du Nouvel An et tenter dattirer leur attention avant les examens dentrée à lécole ou à luniversité. Raisonnant de manière confucianiste, elle souhaitera parfois un mariage à loccidentale dans une église chrétienne après une cérémonie plus traditionnelle et aura des funérailles dans un temple bouddhiste. Au début du et après une période de relative tolérance, le christianisme fut interdit puis pourchassé jusquà une quasi-clandestinité des chrétiens du pays, mis à part sur lîle de Kysh, notamment à Nagasaki, ainsi que dans la moitié sud du Japon, où les chrétiens sont plus nombreux.
 
Aujourdhui, la situation sest inversée et un certain nombre de nouvelles religions ou sectes, dont la Ska Gakkai et ses six millions de membres, qui se sont établies juste avant ou à la suite de la Seconde Guerre mondiale occupent une place importante au Japon.

Transport :

Le pays possède l'un des réseaux de transport les plus performants au monde, la quasi-totalité de son territoire étant accessible en transports en commun. Cette facilité à se déplacer a contribué au développement économique et démographique du pays.
 
Au Japon, la voie ferrée est le principal moyen de transport des passagers : le réseau de trains, métros et trains à grande vitesse (Shinkansen) est dense et très efficace. Il est complété par des réseaux de bus locaux, en zone urbaine comme en zone rurale.
 
Linfrastructure routière nipponne est bien entretenue et couvre efficacement tout le territoire, jusqu'aux zones montagneuses les plus reculées.
 
Le Japon possède par ailleurs lune des principales flottes maritimes mondiales.
 
Le Japon possède également un réseau de transport aériens très moderne, avec deux compagnies aériennes : Japan Airlines et All Nippon Airways.

Tourisme :

Culture :

La culture japonaise est influencée par celle de la Chine et celle de la Corée (bien que ceci ne soit pas toujours complètement admis). Mais elle en est aussi distincte. Les influences culturelles étrangères se sont historiquement effectuées via la Corée du fait de leur proximité géographique. Larrivée des Portugais et plus tard des Américains a quelque peu modifié ce système.
Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local En japonais Remarques
Jour de lAn Ganjitsu
2 lundi de janvier Jour de laccession à la majorité Seijin no Hi déplaçable depuis 2000,
15 janvier auparavant
11 février Anniversaire de la fondation de lÉtat Kenkoku Kinen no Hi
20 ou 21 mars Équinoxe de printemps Shunbun no Hi déplaçable selon lObservatoire
29 avril Fête de Shwa Shwa no Hi lanniversaire de lempereur Shwa (Hirohito)
3 mai Commémoration de la constitution Kenp Kinenbi
4 mai Fête de la nature Midori no Hi
5 mai Fête des enfants Kodomo no Hi
3 lundi de juillet Fête de la mer Umi no Hi déplaçable depuis 2003,
20 juillet auparavant,
3 lundi de septembre Fête des personnes âgées Keir no Hi déplaçable depuis 2003,
15 septembre auparavant
22 ou 23 septembre Équinoxe dautomne Shbun no Hi déplaçable selon lObservatoire
2 lundi doctobre Fête des sports Taiiku no Hi déplaçable depuis 2000,
10 octobre auparavant
3 novembre Fête de la culture Bunka no Hi
23 novembre Fête du travail Kinr Kansha no Hi
23 décembre Anniversaire de lempereur Tenn Tanjbi
Note : lorsque la date dun jour férié tombe un dimanche, cest le lendemain qui est férié. Exemple : le 11 février 2007 était un dimanche, le 12 février 2007 a donc été férié.

Symboles nationaux :


 
Image:Flag_of_Japan.svg|Drapeau du Japon appelé Hinomaru (« disque solaire »). Le disque rouge central symbolise le soleil. Image:Naval_Ensign_of_Japan.svg|Drapeau de la marine militaire (en japonais Kyokujitsuki). Image:Japan_Air_Self-Defense_Force_roundel.svg|La cocarde japonaiseCocarde , Japon reprend le disque rouge du drapeau national. La bordure blanche améliore la visibilité. Image:Imperial_Seal_of_Japan.svg|Le sceau impérial du Japon, appelé au Japon « noble insigne du chrysanthème » (en japonais Kiku No Gomon). Image:Prunus_serrulata_2005_spring_007.jpg|Fleur de Prunus serrulata ou cerisier du Japon Image:Libellule-Remy_BPL.jpg|Libellule

Codes :

Le Japon a pour codes :
  • J, selon la liste des codes internationaux des plaques minéralogiques,
  • JA, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-2,
  • JP, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), le Japon a pour code alpha-2
  • JPN, dans la norme ISO 3166-1, code alpha-3 (liste des codes pays),
  • JPN, selon la liste des codes pays du CIO,
  • JPN, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-3,
  • RJ, selon la liste des préfixes des codes OACI des aéroports,

Annexes :

Bibliographie :

  • Préhistoire du Japon :
  • * Poussart, Annick, Japon. Préface de Francine Leliève et Hiroshi Nozaki. - Montréal : Pointe-à-Callière, musée darchéologie et dhistoire de Montréal, 2006, 128 pages
  • Histoire du Japon :
  • * Edwin O. Reischauer, Histoire du Japon et des Japonais - 1- Des origines à 1945, Seuil, 2 éd. rev. et corr (1 mai 1973), 251 pages
  • * Edwin O. Reischauer, Histoire du Japon et des Japonais - 2- De 1945 à nos jours, Seuil, 1997, 312 pages
  • * Jean-François Sabouret, Japon, peuple et civilisation, La Découverte, 2004, 232 pages
  • * Jean-François Sabouret (dirigé par), La dynamique du Japon, Saint-Simon, 2005, 432 pages
  • * Maison franco-japonaise de Tokyo, Dictionnaire historique du Japon, Maisonneuve & Larose, coll. « Monde Asiatique », 2002, 2993 pages
  • * Francine Hérail, Histoire du Japon - des origines à la fin de Meiji, Pof - Publications, coll. « Bibliothèque japonaise », 1996, 460 pages
  • * Hervé Bernard, Ambassadeur au Pays du Soleil Levant dans lAncien Empire du Japon en quadrichromie 266 pages inédites, auto-édition 2007, Biarritz
  • * Hervé Bernard, LIngénieur Général du Génie Maritime Louis, Émile Bertin - 1840/1924 - Créateur de la Marine Militaire du Japon à lÈre de Meiji Tenno, en quadrichromie 84 pages inédites, auto-édition 2007, Biarritz.
  • * Hervé Bernard, Lamiral Henri Rieunier ministre de la marine La vie extraordinaire dun grand marin (1833-1918 en quadrichromie 718 pages inédites, auto-édition 2007, Biarritz
  • * Jean-Marie Thiébaud, La Présence française au Japon du XVIe siècle à nos jours, Paris, L'Harmattan, collection "Recherches asiatiques", 2008. ISBN 978-2-296-05142-3
  • Récits de voyage :
  • * Jean-François Sabouret, Besoin de Japon, Seuil, 2004, 269 pages
  • * Nicolas Bouvier, Chronique japonaise, Payot, 1975
  • Sur lesthétique japonaise :
  • * Roland Barthes, LEmpire des signes, Le Seuil, coll. « Points Essais », 2005 (1 éd. 1970), 150 pages

Liens externes :

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;Autres liens
 
Tourisme
  • http: //www.jnto.go.jp/fra/ Office national du tourisme japonais

Ambassades du Japon :

Sites officiels :

Notes et références :

be-x-old:
 
zh-classical: