Italie
en: Italyde: Italienes: Italiait: Italia| nom_local1 | Repubblica italiana (Italia) |
|---|---|
| langue1 | it |
| nom_français | République italienne (Italie) |
| image_drapeau | Flag of Italy.svg |
| lien_drapeau | Drapeau de l'Italie |
| image_blason | Italy-Emblem.svg |
| lien_blason | Armoiries de l'Italie |
| image_carte | EU location ITA.png |
| devise | |
| langues | Italien1 |
| capitale | Rome |
| coordonnées_capitale | |
| lien_villes | Liste des villes italiennes de plus de 25 000 habitants |
| titre_plus_grande_ville | Plus grande ville |
| plus_grande_ville | Rome |
| type_gouvernement | République |
| titres_dirigeants | Président de la République - Président du Conseil |
| noms_dirigeants | Giorgio Napolitano Silvio Berlusconi |
| superficie_rang | 69 |
| superficie_totale | |
| pourcentage_eau | |
| population_rang | 23 |
| population_totale | |
| population_année | 2008 |
| densité | 196 |
| type_indépendance | Unification italienne |
| pays_indépendance | |
| date_indépendance | |
| pays frontaliers | |
| gentilé | Italien, Italienne |
| IDH_année | 2006 |
| IDH | 0,941 |
| IDH_catégorie | élevé |
| IDH_rang | 17 |
| monnaie | Euro2 |
| code_monnaie | EUR |
| fuseau_horaire | +1: (CET); |
| hymne_national | Fratelli dItalia |
| domaine_internet | .it |
| indicatif_téléphonique | 39 |
| notes | 1 Selon les dispositions de larticle 6 de la Constitution italienne, confirmées par une loi du , la langue et la culture des populations albanaises, catalanes, allemandes, grecques, slovènes et croates ainsi que celles parlant le français, l'arpitan, le frioulan, le ladin, loccitan et le sarde sont protégées. Le français est aussi langue officielle en Val dAoste, lallemand et le ladin sont officiels dans le Trentin-Haut-Adige. Le sarde et le piémontais ont un statut protégé respectivement en Sardaigne et au Piémont. |
Lapport de lItalie à la civilisation occidentale est immense : elle est notamment le berceau de lEmpire romain et de la Renaissance italienne. Existant en tant quÉtat depuis son unification (1861), elle est aujourdhui une démocratie parlementaire solide, membre fondateur de lUnion européenne. LItalie reste un acteur majeur de la scène internationale, forte de ses soixante millions dhabitants, de la force de son économie (elle est la septième puissance économique mondiale) et de son rôle au sein de nombreuses organisations internationales (OTAN, UE, G8, OCDE).
Histoire :
Étymologie :
Le mot « Italie » sous la forme ITALIA apparaît pour la première fois sur une monnaie datant du , retrouvée à Corfinio dans les Abruzzes, l'ancienne Corfinium, capitale de la Confédération italique. Elle avait été frappée par la confédération des peuples italiques en guerre contre Rome.Le terme même dItalia évolue pendant l'antiquité. Pour les Grecs, il s'agissait seulement du royaume voisin d'Italos. Une origine populaire rapproche l'étymologie à un épisode de la mythologie grecque des travaux d'Héraclès. En effet, après avoir volé les 115 bufs de Géryon, le héros mena le troupeau le long des côtes italiennes, lorsqu'un taureau s'échappa jusqu'en Sicile. Héraclès l'y retrouva et appela le pays Italia (de italos qui en dialecte grec local signifiait « taureau »). Une autre version grecque emploie les termes Ouitalia et Ouitalios, en les rapprochant du grec étalon (anciennement Wetalon) signifiant : « veau ».
Une autre étymologie est proposée, sur le rapprochement de it- et de aithô, en grec : ce verbe signifie « brûler », et on le retrouverait dans le radical du nom du volcan Etna. Sa présence serait justifiée du fait que, « Italie » étant un nom donné par les Grecs, venant de l'est, ils voient le soleil couchant rougeoyer et brûler l'horizon à l'endroit de la péninsule. On trouve le terme aithalia également utilisé à l'époque antique pour les îles de Lemnos (sans doute du fait de son activité métallurgique) et d'Elbe, pour la même raison qu'« Italie ». Son usage pour l'Etna ou Aithna est transparent. Le nom daithalia aurait été donné en premier lieu aux côtes sud de la Botte, là où les Grecs ont accosté en premier, sur le continent.
L'Italie avant et pendant Rome :
Avant le développement de Rome, l'Italie était composée de plusieurs cultures et civilisations, pour la plupart indo-européennes (Italiotes ou italiques), sur un substrat ligure du Néolithique. Sur ces cultures qualifiées d'autochtones, empiétaient :- au sud, les florissantes colonies grecques de la Grande-Grèce, à partir du ;
- au centre, des peuples italiques, venus d'Europe centrale à l'âge du bronze, proches des Celtes : Osques, Sabins, Samnites, etc. ;
- la civilisation étrusque, non-indo-européenne, venue peut-être d'Asie Mineure ;
- au nord, des Celtes, arrivés plus tardivement de Bohême, occupent la plaine du Pô, appelée Gaule cisalpine.
Sous la République romaine, la limite nord de l'Italie s'arrête à la Gaule cisalpine, au niveau des fleuves Aesis - puis en -59 le Rubicon - et Macra. En -42, la Cisalpine est réunie à l'Italie qui s'arrête désormais aux Alpes. Cette dernière limite est fixée au trophée des Alpes mais est ensuite déplacée. Rome attribue ensuite la citoyenneté romaine à l'ensemble des Italiens, puis l'étend à tout l'Empire (édit de Caracalla, 211-212)
Rome et son empire :
À l'origine la louve était représentée seule, c'est seulement lors de la renaissance que les jumeaux Rémus et Romulus ont été ajoutésLa fondation de Rome est due, selon la légende, à Romulus et Rémus au milieu du . La civilisation de Rome connut une première phase d'expansion sous le gouvernement des rois de Rome, qui sont également les fondateurs symboliques de nombreuses institutions romaines. L'unification de la péninsule est conduite à l'époque de la République. Après la victoire de Rome contre Carthage lors de la première Guerre punique, les principales îles de la Méditerranée occidentale passèrent également sous le contrôle de Rome. Les deuxième et troisième guerres puniques lui assurèrent le contrôle de tout le pourtour du bassin occidental de la Méditerranée.
Au , Rome dominait tout le bassin méditerranéen, mais après la mort de Jules César, le 15 mars 44, la république sombra dans la guerre civile. Son successeur Octave (futur empereur Auguste) après avoir vaincu Marc-Antoine et la reine Cléopâtre en Égypte changera la République de Rome en Empire et mettra fin ainsi à de longues années d'instabilités politiques. Le gouvernement des territoires contrôlés par Rome se caractérisa par le respect des cultures locales et par le développement économique, favorisé par la réalisation de grandes infrastructures.
Au , lempire fut confronté au début d'une longue série d'invasions barbares : les Wisigoths, les Huns et les Ostrogoths. Sous le coup de ces invasions, l'empire se divisa en Empire romain d'Occident, qui s'effondra rapidement, et en Empire romain dOrient (ou Empire byzantin), qui résistera encore un millénaire.
Vers l'unification :
Du au , c'est la Renaissance en Italie avec des artistes tels que Michel-Ange ou Raphaël, et des scientifiques comme Galilée qui font littéralement « renaître » l'art et la science, d'abord dans la péninsule puis dans l'Europe toute entière. À l'époque de Léonard de Vinci, l'Italie reste très morcelée sur le plan politique. Elle est constituée d'une mosaïque de principautés (duchés, cités-États, ). Les princes italiens organisent chacun leur propre cour et se livrent souvent à des guerres sanglantes avec de multiples interventions extérieures, notamment de la France et de l'Espagne (guerres d'Italie). Les guerres incessantes du dues aux ingérences des grands états européens ainsi que la montée en puissance de l'Autriche et des principautés allemandes expliquent en partie le déclin des principautés italiennes du au .Les campagnes napoléoniennes ont pour conséquence de bouleverser l'ordre établi. Le souhait d'unifier la péninsule s'appuie alors sur le risorgimento, aboutissant à la proclamation du royaume d'Italie, à partir du royaume de Sardaigne, sous l'impulsion du roi Victor-Emmanuel II de Savoie, complétée en 1870 par l'annexion de Rome qui devient la capitale du royaume unifié.
Après les campagnes napoléoniennes, des poussées nationalistes appuyées par les Savoie, qui voient là une occasion d'agrandir le Royaume de Sardaigne, conduisent à une série de guerres dindépendance contre l'Empire Austro-Hongrois, deux d'entre elles avec l'appui extérieur de la France. Les grands protagonistes du Risorgimento sont Victor-Emmanuel II de Savoie, Giuseppe Garibaldi, Giuseppe Mazzini et Camillo Benso, comte de Cavour .
Suite à la seconde guerre d'indépendance, qui, avec l'expédition des Mille au sud et la descente subséquente des Piémontais du nord, réussit à unifier, sous la bannière des Savoie, une grande partie de la péninsule (à l'exclusion de Rome et de Venise) et à provoquer la proclamation du royaume d'Italie en 1861, ayant comme capitale Turin, puis Florence à partir de 1865.
En 1866, Venise est annexée au royaume d'Italie, suivie par Rome, en 1870. Ceci provoque le début d'une fracture entre l'État italien et l'Église qui durera jusqu'aux Accords du Latran, en 1929. La forme de gouvernement proclamée est celle d'une monarchie constitutionnelle, avec un parlement élu au suffrage restreint. Rome devient officiellement capitale de l'Italie en 1870.
En même temps, dans le Nord de la péninsule, se développe une puissante industrialisation liée aux capitaux d'une agriculture modernisée dans la plaine du Pô, les ressources hydroélectriques des Alpes et la délocalisations des industries du sud notamment textile vers le nord sit sur l'histoire de l'Italie. Cette industrialisation se concentre essentiellement sur le « Triangle d'Or », Turin, Milan et Gênes. Le Sud reste dominé par la production agricole mais aussi par des structures agraires quasi féodales : c'est le système des latifundia, grandes exploitations aux propriétaires absentéistes et routiniers, aux ouvriers agricoles sous-payés et des microfundia, minuscules propriétés destinées principalement à l'auto-consommation. Cette situation économique conduit au développement du {{Lien
|fr = Brigantaggio, mouvement insurrectionnel politique et social de l'Italie méridionale, violemment réprimé et donnera naissance au début de l'immigration méridionale.lang it trad Brigantaggio texte brigantaggio
De la Première à la Seconde Guerre mondiale :
- Première Guerre mondiale, 1914-1918 : bien que faisant théoriquement partie de la triple Alliance, l'Italie reste neutre au début de la guerre, et finit même par s'allier à la Triple-Entente en 1915. En 1918, les frontières italiennes furent rectifiées en sa faveur. Toutefois l'Italie n'obtint pas tous les territoires qu'elle revendiquait (irrédentisme), et le thème de la « victoire mutilée » favorisa l'agitation nationaliste et l'ascension de Mussolini.
- Benito Mussolini : De 1919 à 1922, l'Italie est secouée par une grave crise sociale, économique et politique. Mussolini l'exploite en brisant les grèves et les syndicats par la violence : il se fait ainsi connaître et bien voir par les milieux d'affaires et le patronat (Confindustria et Confagricoltura). Il utilise pour cela des squadre (escouades), sortes de milices, issues en grande partie des rangs des arditi (venant des troupes d'élite démobilisées en 1918) nationalistes, dont l'uniforme est la chemise noire qui deviendra un des symboles du fascisme. Après la marche sur Rome en octobre 1922, le roi d'Italie, Victor-Emmanuel III, lui confie le gouvernement. Jouant habilement de mansuétude et de menaces, Mussolini installe progressivement l'appareil fasciste sur le pays. Son alliance militaire avec l'Allemagne nazie provoquera l'entrée de l'Italie dans la guerre aux côtés des forces de l'Axe.
- Le 10 juillet 1943, les Alliés débarquent en Sicile puis pénètrent dans le sud de l'Italie; Mussolini est renversé puis emprisonné, sur ordre du roi. Le dictateur est délivré par un commando allemand (12 septembre). Alors que l'Allemagne envahit la péninsule, il installe alors sous l'ordre d'Hitler une République sociale italienne (appelée aussi République de Salò). Le maréchal Pietro Badoglio signe la capitulation (8 septembre 1943) et l'Italie poursuit la guerre du côté des Alliés. Tentant de fuir vers la Suisse, Mussolini est exécuté (puis pendu) par des partisans communistes le 28 avril 1945.
- En juin 1946, un référendum serré mettant fin à la royauté, la République italienne est proclamée et la famille royale est exilée.
Époque contemporaine :
L'Italie s'installe alors dans un régime démocratique, dominé par la démocratie chrétienne et des partis laïques antifascistes, qui favorise, malgré de fréquentes crises ministérielles, à la fois la reconnaissance internationale, l'intégration européenne et un développement économique sans précédents (le miracle économique). Un parti communiste italien de plus en plus fort, et relativement modéré, empêche toute alternance électorale jusqu'en 1976, moment du compromis historique mais aussi des années de plomb, marquées par le terrorisme d'extrême droite et d'extrême gauche. Peu à peu, la démocratie chrétienne, tout en restant incontournable, laisse une partie du pouvoir à des partis moins importants comme le parti républicain italien ou le parti socialiste italien. Des réformes sociales majeures sont adoptées après référendum (le divorce, l'avortement) ou après le vote de lois (Psichiatria democratica). Un climat affairiste, de plus en plus corrompu, s'installe, ce qui provoque l'opération judiciaire dite Mani pulite (Mains propres). Il s'en suit une réorganisation politique massive qui voit l'explosion des 2 grandes forces politiques (la démocratie chrétienne et le parti communiste) en une myriade de partis, changement accentué le référendum de 1993 et l'adoption en 1994 de la loi électorale dite Mattarellum, posant les bases d'un système électoral mixte. Ces changements provoquent la descente politique de Silvio Berlusconi dont les affaires avaient bénéficié du gouvernement de Bettino Craxi. S'il est rapidement lâché par ses turbulents alliés (comme la xénophobe Ligue du Nord), il n'en revient pas moins au pouvoir en 2001 avec une victoire électorale écrasante, après un intermède, dominé par le centre-gauche, incapable de faire aboutir une réforme constitutionnelle majeure. Ce gouvernement Silvio Berlusconi II est jusqu'à présent le plus long de toute l'histoire républicaine.Du 6 au se déroule à Florence, le 1 Forum social européen, à la suite des violents affrontements du G8 à Gênes.
En 2006, la gauche, menée par Romano Prodi, revient au pouvoir suite à une courte victoire aux élections législatives. En août 2006, Ehud Olmert demande à Romano Prodi que l'Italie prenne la direction de la Finul renforcée après le conflit israélo-libanais, ce qui fut le cas en février 2007.
Politique :
La constitution italienne date de 1947 et a établi la Première République, « fondée sur le travail » (art. 1). Elle consacre le principe de la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciare (respectivement confiés au Gouvernement, au Parlement et à la Justice) et fonde un régime parlementaire bicaméral :- une Chambre des députés (Camera dei Deputati) de 630 députés ;
- un Sénat (Senato della Repubblica) de 315 sénateurs (ainsi que d'anciens présidents de la République et de 5 sénateurs à vie, au plus, nommés par le chef de l'État).
L'exécutif est constitué d'un gouvernement, présidé par un président du Conseil, primus inter pares. Le chef de l'État est un président de la République aux pouvoirs relativement limités, élu pour sept ans par les chambres réunies (auxquels s'ajoutent des délégués représentant les régions) et qui est le garant de la moralité et de l'intégrité de l'Italie. Il est très respecté par la classe politique et la population et son action, bien que non exécutive, a une valeur de jurisprudence.
Une réforme avortée de la Constitution, adoptée par le Parlement fin 2005, aurait dû aboutir à la création d'une « II République » dans laquelle l'organisation territoriale aurait été de type fédéral et où le Premier ministre (nouveau nom donné au chef du Gouvernement) aurait eu des pouvoirs très étendus tandis que la Chambre des députés n'aurait plus compté que 530 députés (-100)) et le Sénat de la République 265 sénateurs (-50). Les sénateurs auraient été par ailleurs élus au suffrage indirect. Cette réforme a été massivement rejetée par le peuple italien lors d'un référendum en mai 2006.
Le gouvernement actuel de « centre-droit » est une alliance composite appelée Peuple de la liberté (Popolo della Libertà) et incluant notamment Forza Italia, le parti créé par Silvio Berlusconi et Alliance Nationale, le parti de Gianfranco Fini. Le , l'Union des démocrates chrétiens et du centre (UDC) (et le Nouveau Parti socialiste italien quittent le gouvernement de Silvio Berlusconi, en remettant la démission de leurs ministres, ce qui entraîne une crise gouvernementale rapide. Berlusconi démissionne le et est chargé (dès le 22) de former un nouveau gouvernement qui prête serment le 23 avril. Les modifications sont peu nombreuses et les deux partis démissionnaires reviennent au gouvernement. Un seul ministère est créé, sans portefeuille, qui doit se consacrer au développement du Mezzogiorno, le sud de l'Italie. Romano Prodi, vainqueur de justesse des élections législatives des 9 et 10 avril 2006 à la tête d'une coalition électorale de centre-gauche intitulée l'Union sera nommé président du Conseil des Ministres par Giorgio Napolitano, le nouveau Président de la République élu le 10 mai 2006, mais démissionnera après 20 mois de service suite a la perte d'un vote de confiance (161 voix contre 156 en sa faveur).
Aujourd'hui le paysage politique a beaucoup changé : le centre-gauche a convergé en un seul parti, le Parti démocrate (Partito Democratico), et le centre-droit tend à faire de même, avec la création du parti nommé Peuple de la liberté. Cela a pour conséquence d'enrayer l'instabilité chronique de la vie politique italienne. L'actuel gouvernement, dirigé par Silvio Berlusconi, qui entame son quatrième mandat, a été nommé le 8 mai 2008 par le Président de la République Giorgio Napolitano. Les démocrates-chrétiens de droite, réunis dans l'UDC, ne font plus partie du gouvernement.
Géographie :
L'Italie est une péninsule située au nord-ouest du bassin méditerranéen. D'une superficie de , elle est longue de du nord au sud. Ouverte sur la mer Adriatique à l'est, la mer Tyrrhénienne à l'ouest, la mer Ionnienne au Sud et la mer Ligure au nord-ouest, elle englobe de nombreuses îles dont les principales sont la Sicile et la Sardaigne. Au sud de l'Italie, on trouve les derniers volcans en activité d'Europe (si on exclut l'Islande), le Vésuve près de Naples, l'Etna en Sicile et le Stromboli dans les îles Éoliennes. Le centre de la péninsule et le nord du pays sont occupées par des chaînes de montagnes, les Apennins, et la face interne de l'arc alpin et aussi la chaîne de montagne Chiquatré. Ces régions sont impropres à des activités économiques importantes, mis à part les sports d'hiver; toutefois ces zones sont un réservoir d'eau très important et donc un grand fournisseur d'hydroélectricité. Pour faciliter les liaisons nationales et internationales, les autorités ont fait de gros efforts d'aménagement. dautoroute ont été construits. L'équipement des cols et le percement de grands tunnel comme celui du Mont-Blanc ou du Fréjus relient l'Italie au reste de l'Europe.Au nord de l'Italie la plaine du Pô est une riche zone agricole. Le méthane présent dans son sous-sol est la seule source d'énergie fossile présente en Italie. Les autres plaines sont situées sur le littoral. Longtemps marécageuses, elles ont été drainées et amendées pour permettre le développement de l'agriculture et du tourisme.
La quasi-totalité de l'Italie connait un climat méditerranéen, avec des nuances. Plus on va vers le sud, plus les étés sont longs et secs. Dans le sud des Pouilles et de la Calabre la sécheresse estivale est supérieure à 5 mois. Dans les Apennins, les hivers sont plus froids. Le nord de l'Italie connait un climat à nuance continentale avec des hivers plutôt froids mais des étés très chauds et des précipitations plus abondantes que dans la péninsule.
Les fleuves et rivières les plus importants sont : le Pô, l'Adige, l'Arno, le Tibre. Les lacs les plus importants sont : le lac Majeur, le lac de Côme, le lac de Garde et le lac d'Orta.
Subdivisions :
L'administration territoriale de l'Italie se compose de :- 20 régions (regioni) : 15 de statut normal et 5 régions autonomes) ;
- 109 : provinces (provincia) ;
- 8101 : communes (comune).
Démographie :
| Region | Chef-lieu |
|---|---|
| * | Aoste |
| Turin | |
| Genova | |
| Milan | |
| * | Trento |
| Venise | |
| * | Trieste |
| Bologne | |
| Florence | |
| Perugia | |
| Ancona | |
| Roma | |
| L'Aquila | |
| Campobasso | |
| Naples | |
| Bari | |
| Potenza | |
| Catanzaro | |
| * | Palerme |
| * | Cagliari |
| # | Ville | Région | Population ville/agglomération |
|---|---|---|---|
| 1 | Rome | Latium | / |
| 2 | Milan | Lombardie | / |
| 3 | Naples | Campanie | / |
| 4 | Turin | Piémont | / |
| 5 | Palerme | Sicile | / |
| 6 | Gênes | Ligurie | / |
| 7 | Bologne | Émilie-Romagne | / |
| 8 | Florence | Toscane | / |
| 9 | Bari | Pouilles | / |
| 10 | Catane | Sicile | / |
| 11 | Venise | Vénétie | / |
| 12 | Verone | Vénétie | / |
| 13 | Messine | Sicile | / |
| 14 | Trieste | Frioul-Vénétie julienne | / |
| 15 | Padoue | Vénétie | / |
Transports :
LItalie est située au Centre du bassin méditerranéen. Sa position géographique centrale a permis à ses cités de jouer un rôle majeur dans le commerce entre lOrient et lOccident au Moyen Age. Aujourdhui la Méditerranée est traversée par des routes maritimes mondiales via le Canal de Suez. Le port de Gioia Tauro est devenu le premier port de conteneurs de la Méditerranée bien que mal déservi et ne disposant pas de plateforme logistique adéquate; il reste donc un port de transbordement. LItalie cherche à renforcer ses liaisons avec lUE: laéroport international de Milan Malpensa achevé en 2001 permet de relier plus facilement le cur économique de lItalie au reste du monde, intention relayée par les projets ferroviaires Berlin-Palerme et Lyon Turin Budapest qui accentueront le rôle central de lItalie du Nord. On note aussi un réseau de ports très efficaces, aussi bien dans le trafic de marchandises que das le trafic de passagers/touristes. Malgré un arc alpin très marquant, les flux économique entre le nord de lEurope et lItalie ne sont pas limités grâce aux bonnes relation entretenues avec ses voisins et les nombreuses coopérations.Le pays compte en tout 29 aéroports internationaux, les plus grands étant Leonardo da Vinci (Fiumicino) à Rome (35 millions de passagers) et Malpensa à Milan (23 millions de passagers). Milan possède 3 aéroports (Malpensa, Linate et Orio Al Serio), ce qui en fait la première plaque tournante du trafic avec 38 millions de passagers.
Il y a 7000 km d'autoroute parcourant le pays du nord au sud (y compris la Sicile et la Sardaigne). La plupart des ces autoroutes sont payantes, sauf, par exemple, l'autoroute A3 reliant Naples à Reggio Di Calabria. La première autoroute mise en service au monde fût celle reliant Milan à Varese et ne comptait qu'une seule voie dans chaque sens. Inaugurée en 1927 par Mussolini, elle est toujours en fonction en 2008 et élargie à 3 voies. À cela s'ajoute un réseau de superstrada, route nationale (SS : Strade Statale) à 4 voies, qui connecte les régions périphériques aux grands axes. Le réseau est toutefois surchargé et de nombreux projets de réhabilitations des plus anciennes autoroutes sont stoppés faute de budget.
Le TAV (Treno Alta Velocità), équivalent du TGV, est composé de deux axes principaux : l'axe Turin-Milan-Verone-Venise et l'axe Milan-Florence-Rome-Naples. À cela s'ajoutera l'axe Milan-Gênes et Naples-Bari. Actuellement le réseau de TAV compte 1243 km de ligne. L'ensemble du réseau ferroviaire est de 18'376 km.
Culture :
Langues :
Lunité nationale italienne a été tardive et sest opérée sur fond dune réelle diversité culturelle et linguistique, qui est encore très sensible aujourdhui. Litalien doit composer avec les langues et dialectes locaux : en 2002, si seulement de la population, tous contextes confondus, utilise exclusivement le dialecte, le taux des dialectophones monte à si on englobe ceux qui lutilisent en alternative avec litalien.Fêtes :
| Date | Remarques | ||
|---|---|---|---|
| Jour de l'an | Capodanno | ||
| 6 janvier | Épiphanie | Epifania (pop. Befana) | |
| Mobile | Pâques | Pasqua | |
| Mobile | Lundi de Pâques | Lunedì dell'Angelo (pop. Pasquetta) | |
| 25 avril | Anniversaire de la Libération | Anniversario della Liberazione | 1945 |
| Fête du Travail | Festa dei lavoratori | ||
| 2 juin | Fête de la République | Festa della Repubblica | 1946 |
| 15 août | Assomption | Assunzione (pop. Ferragosto) | |
| Toussaint | Tutti i Santi ou Ognissanti | ||
| 8 décembre | Immaculée Conception | Immacolata Concezione | |
| 25 décembre | Noël | Natale | |
| 26 décembre | Saint-Stéphane | Santo Stefano |
- tous les dimanches ;
- le , Maria Santissima Madre di Dio (Marie très sainte, mère de Dieu) ;
- le 6 janvier, Epifania del Signore (Épiphanie du Seigneur);
- le 15 août, Assunzione della Beata Vergine Maria (Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie) ;
- le , tutti i Santi (Toussaint) ;
- le 8 décembre, Immacolata Concezione della Beata Vergine Maria (Immaculée Conception) ;
- le 25 décembre, Natale del Signore (Noël du Seigneur) ;
- le 29 juin, SS. Pietro e Paolo (Saints Pierre et Paul), pour la commune de Rome.
- La plus grande association du culte en Italie est l'Église catholique, suivie de très loin par les Assemblee di Dio, qui sont des communautés pentecostales, et les témoins de Jéhovah. Mais les deux autres religions institutionnelles sont les juifs et les Valdesi (Vaudois réfugiés en Italie des régions arpitanes).
Médias :
- Liste des quotidiens italiens
- Rai Radiotelevisione Italiana (=> voir Rai (télévision)), le groupe de medias audiovisuels comprend Rai Uno, Rai Due, Rai Tre et Rai Sat, mais également des radios : Radio Uno, Radio Due, Radio Treradio.rai.it.
Codes :
L'Italie a pour codes :- I, selon la liste des codes internationaux des plaques minéralogiques ;
- IT, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-2 ;
- IT, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-2 ;
- .it, selon la liste des Internet TLD (Top level domain) ;
- ITA, selon la norme ISO 3166-1 alpha-3 (liste des codes pays) ;
- ITA, selon la liste des codes pays du CIO ;
- ITA, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-3.
Voir aussi :
Références :
Articles connexes :
- Chronologie de Rome
- Constitution italienne
- AMGOT
- Liste des présidents de l'Italie
- Listes des monarques italiens
- Liste du patrimoine mondial en Europe
- Universités italiennes
- Gentilés d'Italie
- Plaque d'immatriculation italienne
- Régions d'Italie
- Population des provinces italiennes
- Cuisine italienne
- Vins italiens
- Liste de fromages italiens
- :it:|Wikipedia en italien
Liens externes :
- Site officiel du gouvernement italien
- Portail de l'administration italienne
- Faits et chiffres sur l'Italie
- Cartes d'Italie
- Italia.it - Site officiel sur le tourisme en Italie
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