Irak
en: Iraqde: Irakes: Iraqit: IraqLIrak actuel couvre une grande partie de la Mésopotamie, l'un des berceaux de la civilisation. Cest également sur les berges du Tigre, passant par Bagdad, que lécriture est née, il y a ans. À lépoque Sassanide, le territoire de lIrak est intégré au Khvarvaran, la province occidentale de lEmpire perse.
Ce territoire fit longtemps partie de lEmpire ottoman. Il fut occupé par le Royaume-Uni après la Première Guerre mondiale. L'occupant britannique fit face en 1920 à une violente insurrection.
Depuis l'arrivée au pouvoir de Saddam Hussein en 1979, lIrak a connu trois guerres meurtrières, des répressions sanglantes dont celles des Kurdes et des chiites et plus de dix ans dembargo. Son régime laïque, fondé au début des années 1960 par le parti Baas, a été aboli par linvasion de la coalition menée par les États-Unis en 2003 . Ce régime, en dépit de son caractère dictatorial présent dans la très grande majorité des États du Moyen-Orient, semble avoir été très populaire chez la majorité des Sunnites, traditionnellement nationalistes mais minoritaires au sein de la population irakienne. Ces derniers n'ont guère politiquement souffert sous la dictature de Saddam Hussein, honni par la très grande majorité des Chiites qui reprochaient à ce régime son caractère "impie" et par les Kurdes .Les Kurdes, comme les Kurdes de Turquie, d'Iran et de Syrie, souhaitent aboutir à la création d'un État Kurde unifié , reconnu par la communauté internationale . Cette invasion a provoqué une insurrection et une guerre civile, qui combinent résistance à loccupant, lutte entre les partis sunnites baasites, partis sunnites salafistes et partis chiites de la population, et terrorisme, ainsi qu'un indépendance de facto du Kurdistan irakien .
Le gouvernement est actuellement dirigé par Nouri al-Maliki, à la tête d'une coalition chiite. Dans un effort de répartir les rôles entre les trois principales communautés, l'exécutif est partagé entre trois personnes : le président (largement honorifique, Kurde, favorable à la scission de l'Irak en trois entités distinctes), le Premier ministre (chiite) (dont la position vis à vis de la partition de l'Irak est beaucoup plus modérée que celle du Président ), et le président du parlement (sunnite, totalement opposé à toute idée d'éclatement de l'Irak ). Chacune de ces têtes est flanquée de deux adjoints, appartenant aux deux autres communautés. Cette répartition est parfois critiquée : si elle permet d'afficher une répartition du pouvoir, elle est au moins parfois accusée de confessionnaliser et d'inclure la question nationale Kurde à tous les niveaux du débat politique irakien .
Côté religieux, on note deux figures marquantes : le grand ayatollah Ali al-Sistani, et Moqtada al-Sadr, et la disparition de la laïcité au niveau de l'État .
LIrak détient les deuxièmes (ou troisièmes : de plus en plus souvent, l'Iran affirme avoir la seconde place) plus grandes réserves de pétrole, et il est membre de lOPEP.
Graphie :
En français deux graphies sont correctes pour ce pays :- Iraq, utilisé par lISO (sur la base de la graphie arabe), lONU, lOIT et lINSEE ; pour la France, Iraq est aussi « recommandé » par l'arrêté du 4 novembre 1993 relatif à la terminologie des noms d'États et de capitales ;
- Irak, utilisé par les ambassades d'Irak en France et dans les pays francophones, l'Académie française, lIGN, la diplomatie suisse.
Cependant, la Commission européenne tente d'harmoniser vers la graphie IraqOffice des publications Code de rédaction interinstitutionnel Annexe A5 Liste des États.
Histoire :
LIrak est le berceau de la civilisation sumérienne (III millénaire avant Jésus-Christ), chez laquelle on retrouve les prémices de lécriture et un haut degré daménagement hydraulique. Lhistoire de lIrak commence avec les cités-États de Mésopotamie, en particulier Suse et Babylone. La région est ensuite dominée par les Hittites, puis par les Assyriens, et par les Mèdes.En 586 avant l'ère commune, Nabuchodonosor II, souverain de Babylone, y déporte, après la prise de Jérusalem, Juifs qui forment le noyau de la plus vieille communauté juive de Diaspora.
Les vallées du Tigre et de lEuphrate appartiennent ensuite à une succession d'empires : empires achéménide (qui apportent le zoroastrisme, religion encore présente dans certaines provinces), grecs (à travers les conquêtes dAlexandre le Grand), Sassanides, musulmans (Omeyyades, Abbassides). À lépoque pré-islamique, cette région porte le nom de Khvarvaran, qui est une des provinces de lempire Sassanide. Le nom Irak dérive du terme persan Erak, qui signifie "bas-Iran"Khvarvaran (Modern Iraq), An Iranian Province, Shapour Suren-Pahlav, Iranchamber.com (consulté le 28 septembre 2006) .
Avec l'invasion arabe, au , Bagdad devient la capitale du califat islamique et une des plus grandes villes du monde, au grand rayonnement intellectuel.
La Mésopotamie passe sous le contrôle mongole au .
À partir du , l'empire ottoman contrôle le territoire.
Au cours de la Première Guerre mondiale, lIrak est conquis par les Britanniques et est déclaré indépendant de lempire ottoman le 1919.
Le :', la Société des Nations (ancêtre de lONU) confie un mandat au Royaume-Uni pour administrer la Mésopotamie.
Lindépendance :
LIrak devient un royaume indépendant le , même si les Britanniques y conservent des bases militaires. Le coup dÉtat républicain de 1941 soutenu activement par le Troisième Reich suscite lintervention des Britanniques qui rétablissent la monarchie. On compte plus d'un millier de morts dans les combats. Un pogrom frappe les Juifs en faisant près de 180 morts.Après la proclamation de l'état d'Israël, la communauté juive irakienne d'environ personnes se réfugie massivement en Israël, suite au climat d'insécurité qu'elle subit alors en Irak.
Dans le contexte de la guerre froide, lIrak entre dans le pacte de Bagdad en 1955 et se lie aux États-Unis.
Le , la monarchie hachémite est renversée et le général Kassem prend le pouvoir par un coup dÉtat. Le Comité des officiers libres proclament la République lors du premier coup dÉtat du parti Baas, parti de la Renaissance arabe et socialiste, allié avec un groupe dofficiers nationalistes.
11 septembre 1961 : Nouvelle révolte kurde en Irak. L'insurrection s'amplifie au fil des années. Le régime militaire d'Aref, issu du coup d'État de 1963, ne parvient pas à l'écraser militairement. En 1964, un cessez-le-feu est signé ; il est refusé par une partie du mouvement kurde. La révolte reprend en 1965.
Le : les militants du Baas renversent le gouvernement du général Abdel Karim Kassem . Saddam Hussein, qui poursuivait des études de droit au Caire, revient en Irak et devient, à 26 ans, secrétaire général du parti.
Le : de la même année, la révolution du Baas est renversée par Abdula salam Arif, qui s'installe au pouvoir et fait arrêter et éliminer plusieurs têtes dirigeantes du parti Baas soupçonnées de comploter contre lui. Saddam Hussein est arrêté et emprisonné. Pendant ces années de détention, il sera torturé et interrogé par la police du régime en place.
En 1965, Saddam Hussein, toujours en prison, est élu membre du commandement panarabe du parti Baas. Lentement, il accroît son influence et dirige des coups d'éclat tels que l'évasion de plusieurs membres du parti Baas, après avoir gagné la sympathie des geôliers.
Le : après la mort accidentelle ou criminelle du Colonel Abdula salam Aref, son frère, le Maréchal Abd al-Rahman Aref en tant que Président de la République d'Irak.
Hussein au pouvoir :
Le : second coup dÉtat baassiste . Saddam Hussein rejoint à Bagdad son cousin le général al-Bakr, chef du Baas et nouveau président de la RépubliqueLe : Accord kurdo-irakien sur l'autonomie du Kurdistan. Il prévoit une participation des Kurdes aux instances suprêmes de l'État et un recensement destiné à délimiter la région autonome. Des institutions autonomes sont censées être mises en place dans un délai de quatre ans. Pendant cette période de "ni guerre, ni paix", l'URSS commence à soutenir l'Irak, tandis que l'Iran conseillé par Washington, apporte son aide aux Kurdes.
Le : Traité d'amitié et de coopération entre l'URSS et l'Irak
Le : Saddam Hussein nationalise le pétrole irakien
En mars 1974 : Bagdad promulgue unilatéralement une "Loi sur l'autonomie du Kurdistan" ; très en retrait sur les accords de 1970, elle est rejetée par les Kurdes. La révolte reprend et revêt la forme d'une guerre généralisée.
Le : Accord d'Alger entre le Chah et Saddam Hussein. L'Iran obtient gain de cause sur les différends frontaliers qui l'opposent à l'Irak et retire son appui aux Kurdes. La révolte s'effondre pour reprendre sous la forme de guérilla en 1976.
Le : Jacques Chirac, alors Premier Ministre, fait visiter Cadarache à Sadam Hussein alors vice-Président Irakien
le : sabotage du double cur d'Osirak dans le hangar n° 3 des Constructions navales et industrielles de la Méditerranée, à Seyne-sur-Mer
Le : Saddam Hussein met Hassan al-Bakr à la retraite. Le 16 juillet, jour anniversaire de la révolution de 1968, 1979 Saddam Hussein accède a la présidence a l'âge de 42 ans rompant avec le Parti communiste, il procède à des purges massives au sein du Parti Baas - un parti nationaliste arabe, laïc et socialiste, dont tous les dirigeants sont originaires de la ville de Tikrit - et renoue avec les monarchies du Golfe ainsi quavec les pays occidentaux. Le pouvoir de Saddam Hussein s'est donc constitué au départ autour de l'idéologie baasiste, relativement laïque et républicaine.Par ailleurs, il considère l'Islam comme une composante essentielle de la culture arabe.
le : le gouvernement irakien demande une révision des traités signés en 1975, ce que refuse le gouvernement iranien . En 1980, Bagdad prend linitiative militaire: il veut récupérer le Chatt al-Arab et le Khouzistan iranien. De plus, il veut mettre un point final à la révolution islamique, quil juge prête à tomber. Saddam Hussein voyant que larmée Iranienne est affaiblie par la révolution islamique, en profite pour déclencher la guerre,
La guerre Iran-Irak :
le : Contrairement à ce que pense Saddam Hussein, lIran offre une résistance surprenante, et une guerre de tranchée de huit ans sengage. L'irak utilise pendant cette guerre des armes chimiques, mais aussi des armes plus conventionnelles. Le conflit change certaines alliances établies depuis très longtemps au Proche-Orient.le : Vers 17 heures 30, l'aviation israélienne avec 14 chasseurs bombardiers F-16 Falcon détruit le réacteur nucléaire irakien Osirak en cours de construction avec l'aide de la France, les laboratoires et le réacteur nucléaire iraquiens situés à Al Tuwaïtha, à une vingtaine de kilomètres de Bagdad. Il s'agissait d'un réacteur expérimental acheté en France par l'Irak, et géré grâce à la collaboration ouverte de la France et de l'Italie, et aussi grâce à la non-hostilité des USA. À l'époque, le 17/18 mars 1988 : . En mars, Saddam Hussein ordonne à larmée dutiliser larme chimique contre la ville kurde de Halabja.
le : Téhéran accepte la résolution de lONU sur le cessez-le-feu et le retour aux frontières.
le : annonce officielle de la fin de la guerre. Le conflit a fait un million de morts et des centaines de milliers de blessés.
1990-1991 : la Guerre du Golfe :
Au cours de lété 1990, Les finances de l'État au bord de la banqueroute, lIrak envahit le Koweït. Commence alors la deuxième guerre du Golfe menée sous l'égide de l'ONU. Des insurrections éclatent dans plusieurs régions chiites étalées dans le temps. LONU vote un embargo qui dura douze ans, aux conséquences catastrophiques : 1,5 million d'enfants morts de malnutrition et atteints de malformations dues à lutilisation darmes à luranium appauvri.Le , lIrak occupe le Koweït : Premières sanctions de lONU. Embargo. Coalition de plus de trente pays contre Bagdad.
Le , « Tempête du désert » : la coalition internationale, à la demande de l'ONU, intervient militairement en Irak et au Koweït. Objectif : la destruction du potentiel militaire et de l'infrastructure économique de l'Irak, ainsi que l'évacuation du Koweït. En 6 semaines, le territoire irakien reçoit autant de bombes que l'Allemagne pendant toute la seconde guerre mondiale. À la suite de ces bombardements, des milliers de familles sont forcées de fuir le pays. Plus de soldats irakiens ont été tués et victimes civiles ont péri sous les bombardements.
Le 26 février 1991, Saddam Hussein annonce son retrait du Koweït. Les combats cessent le 28 février.
Après-guerre :
Le : la résolution 687 du Conseil de sécurité de l'ONU fixe un cessez-le-feu définitif et impose à l'Irak, notamment, l'élimination de toutes ses armes de destruction massive. Création de la Commission spéciale des Nations unies chargée du désarmement, l'Unscom.Le : Après l'insurrection kurde dans le Nord irakien et chiite dans le Sud, le Conseil de sécurité adopte la résolution 688 qui condamne la répression des populations civiles irakiennes et appelle à une aide humanitaire.
: L'ONU décide de maintenir l'embargo total contre l'Irak.
avril 1995 : la résolution 986, dite « pétrole contre nourriture », autorise Bagdad pour des raisons humanitaires à procéder à des ventes limitées de pétrole.
En octobre 1998 : Bagdad décide de rompre totalement la coopération avec l'Unscom, affirmant qu'il n'a plus aucun espoir de voir l'ONU recommander une levée des sanctions. Bill Clinton lance en décembre, et sans mandat de l'ONU, l'opération "Renard du désert" pour obliger Bagdad à coopérer. Dans les années suivantes, les États-Unis et la Grande-Bretagne lancent des opérations quotidiennes dans les zones d'exclusion aérienne.
Guerre d'Irak :
Le : lIrak est attaqué par une coalition alliée des États-Unis et du Royaume-Uni, sans mandat de l'ONU et soutenue par plusieurs dizaines de pays dont le Japon, la Corée du Sud, la Pologne, lEspagne et lItalie. Le régime de Saddam Hussein est renversé 3 semaines après lentrée des troupes de la coalition dans le pays. Cette troisième guerre du Golfe sachève officiellement le 2003. Le pays est ensuite occupé par la coalition.Le : le pouvoir a été remis entre les mains dun gouvernement intérimaire, au pouvoir inexistant, dirigé par Iyad Allaoui. Ce transfert concerne aussi bien l'autorité civile que militaire . Les troupes de la coalition doivent "demander" l'autorisation du gouvernement irakien avant toute opération militaire offensiveParis-Match, 8-15 novembre 2006 ; toutefois, seule l'armée américaine et, jusqu'en 2007, les troupes britanniques, participent à de telles opérations . (Tous les contingents étrangers en Irak, à l'exception de celui des États-Unis et, à une certaine époque, du contingent britannique, ne peuvent se servir de leurs armes qu'en état de "légitime défense" .
Le ont eu lieu les premières élections réellement démocratiques de l'histoire du pays, dans un climat de terreur. Les chiites et kurdes dIrak se sont malgré tout massivement rendus aux urnes, malgré des menaces terroristes. Le , lIrak s'est choisi pour la première fois de son histoire un président kurde, Jalal Talabani.
Le , Saddam Hussein est exécuté à Bagdad, le jour de l'Aïd el-Kebir par pendaison pour crimes contre l'humanité, suite à une procédure judiciaire, « supervisée » ou « dirigée » par les autorités américaines (le procès se déroula sans avocat pour l'accusé, les trois avocats devant assurer sa défense ayant tour à tour été assassinés dans les premiers jours du procès, et Saddam Hussein ayant refusé les avocats commis d'office qui lui avaient alors été proposés en remplacement par le Tribunal spécial irakien ). Ces deux « incidents », s'ajoutant à celui de la diffusion des photographies de Saddam Husein que les Américains avaient prises lors de sa « capture » et qui avaient été très « diversement perçues » en Irak, ont beaucoup contribué à déterminer l'attitude finale des sunnites vis-à-vis de l'occupant et du nouveau régime).
Trois ans après la fin officielle de la guerre, le gouvernement de lIrak est très fragile. Les violences sont quotidiennes, résultant des attaques de soldats et de convois de l'armée américaine par des insurgés, de la guerre civile entre les chiites, sunnites baassistes et les sunnites salafistes, et entre le pouvoir en place et des groupuscules islamistes qui opéreraient actuellement en Irak, tels qu'Ansar el sunna, ou Al qaida. morts depuis mars 2003}}
Politique :
Jusqu'en 2003, l'Irak était officiellement une république depuis le début des années 1960, gouvernée par Saddam Hussein depuis le 16 juillet 1979.L'attaque menée par les États-Unis et le Royaume-Uni soutenue par plusieurs dizaines de pays a entraîné le renversement du gouvernement de Saddam Hussein et la présence des armées essentiellement américaine, polonaise et britannique.
- Gouvernement provisoire
- Les élections générales du 30 janvier 2005.
La journée du vote fut marquée par des attentats ayant tué 36 personnes dont 30 civils. Mais ces violences n'ont pas empêché les irakiens de se rendre aux urnes : le taux de participation s'établit à 58 % ( votants). L'Alliance irakienne unifiée, liste chiite soutenue par le grand ayatollah Ali al-Sistani remporte de voix (48,1 %), l'Alliance kurde (25,7 %), la liste du premier ministre sortant Iyad Allaoui (13,8 %) et la liste du président sortant Ghazi al-Yaouar, un sunnite, arrive en quatrième position avec votes, soit 1,7 % des suffrages expriméshttp://fr.news.yahoo.com/050213/202/49soq.html. Dans les régions sunnites, l'abstention est toutefois supérieure à 80 %, voire 90 % .
La Commission de rédaction de la Constitution, qui a écrit la loi fondamentale de l'Irak avant le 15 août 2005, réunit 55 membres dont 25 sunnites. Elle est proposée à l'approbation du peuple le 15 octobre 2005 : 61 % des citoyens ont participé à cette consultation démocratique, malgré les tentatives d'intimidation qui ont fait quatre morts dans tout le pays. Les résultats sont connus le 24 octobre 2005 : la Constitution est acceptée par 78 % des Irakiens, mais les deux provinces sunnites les plus peuplées (Salah ad-Din et Al-Anbâr) l'ont largement rejetée . La Commission électorale "indépendante" située à Bagdad affirme que les règles internationales de la démocratie ont été respectées.
- Les élections du 15 décembre 2005.
Le Parlement a approuvé le 8 juin 2006 la nomination des ministres de la Défense, de l'Intérieur et de la sécurité nationale, fonctions qui avaient été supprimées depuis 2003 (ces fonctions étaient directement assurées par les forces d'occupation, qui assuraient le commandement direct des unités de l'armée et de la police irakiennes ayant été reconstituées), en suspens depuis lentrée en fonction le 20 avril 2006 du gouvernement du premier ministre Nouri al-Maliki. Le général Abdul-Qadre Mohammed Jassim, un sunnite, prend la tête du ministère de la Défense. Les chiites Jawad al-Bulani et Chirwan al-Waili prennent respectivement le portefeuille du ministère de l'Intérieur et de la Sécurité nationale.
Provinces :
Géographie :
- Superficie : 437 072 km² (dont 4 910 km² d'eau)
- Frontières : 3 650 km
- * Iran (1 458 km)
- * Jordanie (181 km)
- * Koweït (240 km)
- * Arabie saoudite (814 km)
- * Syrie (605 km)
- * Turquie (352 km)
Principales villes :
Économie :
Taux d'alphabétisation des adultes (% 2000-2004) :- Total : 39
- Hommes : 55
- Femmes : 23
Son économie a rapidement surmonté les conséquences immédiates de linvasion et connaît, après l'effondrement total de celle-ci en 1991, davantage aggravé par l'embargo , une croissance "prometteuse", malgré les innombrables difficultés actuelles avec 17 % de croissance en 2005 et une estimation de 13 % de croissance en 2006 Iraq Economy is Booming, MSNBC, 01/01/2007 :
- 18,4 milliards de $ de produit intérieur brut et un revenu par habitant de 780 $ en 2002
- 25,7 milliards de $ de PIB en 2004, 949 $ par habitant
- 29,3 milliards de $ de PIB en 2005
- ~ 47 milliards en 2006 de PIB, 1635 $ par hab.
- Une projection de 71 milliards $ de PIB en 2008 avec un revenu de 2319 $ par hab.
Le nombre d'entreprises privées en Irak est passé de en 2003 à en 2006, bien que le taux de chômage n'ait pas sensiblement varié (plus de la moitié des Irakiens sont soit au chômage, soit en sous-emploi ). Une moyenne de 60 sociétés est créée chaque semaineIraq on the right path, Dr. Sami Alrabaa, Kuweit times.
Le pétrole est la principale ressource de ce pays ,avec une production en novembre 2006 de 2,05 millions de barils par jour, malgré l'insécurité. Ce pays devient le sixième plus gros producteur au sein de l'OPEP; en 2008 et la production a retrouvé son niveau du temps de l'embargo, avec 2,4 millions de barils/jour en mars 2008, et 2,9 millions espéré à la fin de cette année Irak : cinq ans après, largent du pétrole coule à flot, 19 mars 2008 . Ses réserves étaient estimées en 2004 à 115 milliards de barils, chiffres suspects selon quelques spécialistes (voir Pic pétrolier). Il se place ainsi en 3 position après l'Arabie saoudite et l'Iran en termes de réserves.
Le revenu des exportations de pétrole et les concessions étrangères ont rapporté 41 milliards de dollars en 2006.
Sa population adopte rapidement et avec enthousiasme les technologies de communication modernes, également utilisées par les insurgés et les terroristes (4,5 millions dabonnés au téléphone fixe et mobile en août 2005 contre avant linvasion ; 147 000 abonnés à Internet en mars 2005 contre en 2002; 7,1 millions de téléphone portable fin 2006).
Il y a toujours un énorme fossé entre la demande et la production d'électricité ( Megawats produits pour demandés en 2006) avec l'immense augmentation de cette dernière depuis 2003, date à laquelle cette production était pratiquement tombée à zéro par suite des bombardements.
Le chômage touche en 2006 "officiellement" de 13,4 à 18% de la population, et le sous-emploi en touche 30 autres % ; cela pousserait un nombre non négligeable d'Irakiens à "travailler" plus ou moins régulièrement pour différents groupes armés, indépendamment de leurs propres convictions politiques (les membres permanents de ces groupes armés ne réaliseraient pratiquement pas d'actions à caractère militaire ou terroriste par eux-mêmes, étant avant tout des "financiers", la location des armes et la vente des munitions se faisant pas d'autres réseaux, moins "nobles", susceptibles d'alimenter dans certains cas des factions rivales, ce qui rendrait la détection et le démantèlement de ces réseaux extrêmement difficiles ; l'importance exacte de cette "économie souterraine" n'est pas connue ).
L'inflation devrait reculer selon les économistes américains, elle est passée de 32% en 2006 à 17% en 2007 et 10% en 2008Chiffres de la banque mondiale et Baker de novembre 2006 contre 120 % en 2001L'année stratégique 2002, IRIS, p. 379.
Les lois sociales du régime de Saddam Hussein n'ont pas été modifiées, à l'exception de celles qui touchent à la laïcité. La Confédération générale des syndicats, syndicat unique dans le (petit) secteur privé, a été interdite et a été remplacée dans ce rôle par la Fédération irakienne des syndicats, seule reconnue par l'État. Cette fédération est également présente dans le secteur public, bien que les syndicats y soient toujours légalement interdits. Le principal syndicat libre, interdit, est la Fédération des conseils ouvriers et syndicats en Irak. Il existe également des syndicats de branches autonomes, également interdits, notamment chez les enseignants et dans le secteur pétrolier.
Démographie :
Population : 28 221 181 habitants (juillet 2008)http://www.cia.gov/cia/publications/factbook/geos/iz.html- Arabes (75~80 %) (sunnites : 18 %, chiites : 50~55 %, minorité chrétienne)
- Kurdes (22~25 %, sunnites en majorité, minorité yézidie)
- Turcomans (2~3 %) (sunnites en majorité)
Le nombre d'Irakiens ayant quitté leur pays suite à la guerre d'Irak (depuis 2003) est estimé à deux millions début 2007HumanRights, même chiffre pour lambassade de France au Danemark http://www.ambafrance-dk.org/Lundi-22-janvier-2007.html (1,8 million fin 2006Amnesty international), avec une tendance à laccélération ces derniers mois, avec l'exode massif des chrétiens .
Religions :
La population est à 97 % musulmane, dont 55 % de rite chiite, 42% de rite sunnite. Ils coexistent avec 3 % de chrétiens, majoritairement orthodoxes vivent dans le pays, essentiellement à Bagdad et dans quelques villes du nord du pays. Il demeure aussi quelques minorités de mandéens.Les conséquences des deux guerres du Golfe ont été profondes et durables. L'absence de statistiques propres à un pays en guerre ne doit cependant pas conduire à censurer cette évolution.
C'est le cas, en particulier, des chrétiens irakiens. Au nombre de 500000 avant l'invasion américaine (Communautés de Bagdad, Bassora), ils ne seraient plus que 300000 dans tout l'Irak, dont 80000 dans le Kurdistan irakien, contre moins de 30000 avant guerre. 200000 chrétiens auraient été contraints d'émigrer, ou seraient sur le point de le faire, par suite des persécutions religieuses dont ils seraient victimes .
Culture :
| Date | Remarques | ||
|---|---|---|---|
L'Irak fut au cours de son histoire un carrefour exceptionnel où se créèrent et se rencontrèrent de nombreuses civilisations. Cela apporta de nombreuses superpositions de couches culturelles à cet État.
Sa culture est donc imprégnée fortement de cette mosaïque culturelle. Nabuchodonosor apporta une certaine forme de monothéisme. On trouve toujours en Irak des zoroastriens, traces de la lointaine présence perse. Les Arabes apportèrent la religion musulmane, etc.
La société irakienne possède différents niveaux de clivages culturels, politiques, religieux et claniques d'une très grande complexité, qu'il est au minimum indispensable de connaître pour pouvoir un peu comprendre l'évolution de la situation dans ce pays .
Actualité :
- Mission de l'ONU en Irak
- Guerre en Irak
Codes :
L'Irak a pour codes :- IQ, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-2,
- IRQ, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-3,
- IRQ, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-3,
- IRQ, selon la liste des codes internationaux des plaques minéralogiques,
- IRQ, la liste des codes pays du CIO,
- IZ, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-2,
- OR, selon la liste des préfixes des codes OACI des aéroports,
- YI, selon la liste des préfixes OACI d'immatriculation des aéronefs,
Voir aussi :
- Guerre Iran-Irak (1980-1988)
- Guerre du Golfe (1990-1991)
- * Opération Tempête du désert (Operation Desert Storm)
- Guerre en Irak (2003)
- * Opération libération de l'Irak (Operation Iraqi Freedom)
- Élection de l'Assemblée nationale d'Irak (2005)
- Kurdistan Irakien
Liens externes :
- Site du gouvernement irakien
- Fiche détaillée sur l'Irak, Encyclopédie Encarta
- Iraq map collection
- un petit site encyclopédique et touristique a propos de l'Irak
- Iraq Index : Compilations par l'institut Brookings de statistiques économiques, sécuritaires, de sondages d'opinion
- Bureau chargé du programme Irak Pétrole contre nourriture
- Rapport du CICR sur les victimes civiles de la violence (avril 2007)
- Image de l'Irak culturel qui inclut des images satellites
- Guide d'Irak sur web par Fanny Lafourcade un guide des ressources sur l'Irak disponibles sur le Net
Bibliographie :
- Charles Saint-Prot. Histoire de l'Irak. Paris : Ellipse, 1999.
- Pierre-Jean Luizard, La question irakienne, Fayard, 2002, Paris.
- Bernard Vernier, L'Irak D'Aujourd'hui, Paris, Librairie Armand Colin, 1963, 494 pp.
- Revue Géostratégiques, Irak (numéro spécial), N°7, février 2005, 240 p, Paris.
- Chris Kutschera (sous la direction de), Bernard Kouchner (Préface), Le Livre noir de Saddam Hussein, Oh! éditions, 2005, Paris, .
- Revue Maghreb-Machrek, N°190, texte de la constitution irakienne traduit de l'arabe par J.-P. Milelli, Éditions Choiseul, 2007, Paris.
- Alexandra de Hoop Scheffer, Hamlet en Irak, CNRS Éditions, 2007, Paris.
- "L'Irak: violence et incertitudes", Critique internationale n°34, janvier-mars 2007.
- Fanny Lafourcade. Le chaos irakien. La Découverte: Paris, 2007, 123 p.
- Témoignage de Mgr Rabban, évêque chaldéen d'Erbil, in Le Figaro, 22 mars 2008.
Références :
be-x-old:zh-classical: