Guatemala

en: Guatemalade: Guatemalaes: Guatemalait: Guatemala
nom_local=República de Guatemala | languees
nom_françaisGuatemala
dedu
image_drapeauFlag of Guatemala.svg
lien_drapeauDrapeau du Guatemala
image_blasonCoat_of_arms_of_Guatemala.svg
lien_blasonArmoiries du Guatemala
image_carteLocationGuatemala.svg
deviseLibertad
languesEspagnol
capitaleGuatemala
coordonnées_capitale14° 37' N, 90° 31' O
lien_villesVilles du Guatemala
titre_plus_grande_villePlus grande ville
plus_grande_villeGuatemala
type_gouvernementRépublique
titres_dirigeantsPrésident
noms_dirigeantsÁlvaro Colom, centre-gauche
superficie_rang104
superficie_totale108 890
pourcentage_eau0,4%
population_rang62
population_totale14 075 112
population_année2008
densité119
type_indépendanceDate
pays_indépendanceDe l'Espagne
date_indépendance
pays frontaliers
gentiléGuatémaltèque
pib56,5 milliards de $
pib_rang
pib_date2002
pib_habitant4 100 $
IDH0,673
IDH_année2004
IDH_catégoriemoyen
IDH_rang117
monnaieQuetzal 1
code_monnaieGTQ
fuseau_horaire-6
hymne_nationalGuatemala Feliz
domaine_internet.gt
indicatif_téléphonique502
notes1 le dollar US a également valeur légale
Le Guatemala (ou Guatémala) est un pays d'Amérique centrale entouré par le Mexique, le Belize, la mer des Caraïbes, le Honduras, le Salvador et l'océan Pacifique. Il fait partie de l'Amérique latine (la langue officielle est l'espagnol). Son nom viendrait du mot nahuatl Coactlmoctl-lan, qui signifie « le pays de loiseau qui mange des serpents » ou même du mot Quauhtlemallan, aussi du nahuatl, qui signifie « endroit avec beaucoup d'arbres » Etimología de GUATEMALA. Sa monnaie nationale est le quetzal, faisant référence à loiseau sacré dont les Mayas utilisaient les longues plumes de la queue comme objets de luxe.

Histoire :

La civilisation maya est apparue environ 1 000 ans avant l'ère chrétienne. Elle s'est développée dans presque tout le Guatemala actuel. Pedro de Alvarado, un conquistador espagnol, détruisit et soumit brutalement les peuples mayas d'Amérique centrale entre 1523 et 1527.
 
Le Guatemala s'émancipa de l'autorité espagnole en 1821, faisant alors partie du Mexique. Très vite, il se sépara du Mexique pour former avec d'autres régions les provinces unies d'Amérique centrale. Une guerre éclata en 1838 et s'acheva en 1840, à travers laquelle le Guatemala acquit son territoire actuel.
 
Durant près d'un siècle, nombre de dictateurs se succèderent et favorisèrent les immigrants européens et les intérêts nord-américains. Les Indiens se virent spoliés de leurs exploitations et durent se réfugier vers les terres arides du nord.
 
Le Guatemala était le premier producteur de bananes et de fruits tropicaux des Caraïbes, son unique ressource, mais toutes ses terres, toute son économie, furent aux mains de la United Fruit Company qui s'intalla en 1901 dans le pays.
 
En 1945, Juan José Arévalo, le président nouvellement élu, instaure une nouvelle ère d'investissements sociaux, ainsi qu'un code du travail et le droit de grève. En juin 1954, son successeur Jacobo Arbenz Guzmán, instaure une taxe sur les exportations et décide une réforme agraire (le Décret 900) qui oblige entre autres la United Fruit Company à céder une partie importante de ses terres en friche (donc inutilisées).
 
En réponse, un véritable coup d'État est alors mis sur pied lors dune réunion entre le Président Eisenhower et les frères Dulles, qui occupent au gouvernement américain les deux postes les plus importants : Allen Dulles est le numéro un de la CIA et siège au conseil d'administration de United Fruit, son frère John Foster Dulles dirige le Département d'Etat. Par ailleurs, les frères Dulles possèdent le plus important cabinet juridique de Wall Street et ont pour client United Fruit. Ainsi, la CIA renverse Arbenz Guzman et installe à sa place une junte militaire dirigée par le Général Carlos Castillo Armas.
 
Durant les années suivantes, la résistance paysanne tentera tant bien que mal de s'organiser. Dans les années 1960, un mouvement de guérilla parviendra à s'organiser, regroupant idéologues de gauche, plusieurs officiers rebelles ainsi que de nombreux paysans.
 
En 1982, le coup d'État du général Efraín Ríos Montt annonce le moment le plus sombre de l'histoire guatémaltèque. Ce dernier met en place, peu de temps après son entrée au pouvoir, les Patrouilles d'autodéfense civiles (PAC), miliciens recrutés de force par l'armée et ayant comme objectif d'éradiquer la guérilla. Le général met en action sa politique de la "terre brûlée": ainsi, 440 villages seront complètement rasés, près de 200 000 mayas seront massacrés ou encore jetés par hélicoptère dans l'Océan Pacifique. 40 000 réfugiés fuient vers le Mexique. La guérilla réagit en fondant un mouvement armé, l'URNG (Union révolutionnaire nationale guatémaltèque). Le conflit prend alors des allures de guerre civile. Il est renversé par un autre militaire, Óscar Humberto Mejía Victores en 1983.
 
En 1985, l'élection du président démocrate-chrétien inicio Cerezo Arévalo remet le pouvoir aux mains des citoyens. Son successeur, Jorge Serrano, fomente un nouveau coup d'État mais est finalement destitué peu de temps après et remplacé par Ramiro de León Carpio, qui à ce moment-là occupait le charge d'ombudsman et qui a été nommé par le Parlement pour compléter la période présidentielle de M. Serrano. Cette procédure n'était pas 100% constitutionnelle, mais le pays était tombé dans un vide juridique car la Constitution ne prévoyait pas la situation dans laquelle ni le président ni le vice-président (tous les deux se sont enfuis du pays après l'échec du coup en démissionnant de leur postes) n'était en mesure de prendre en charge la présidence.
 
Le , un accord historique est signé avec la guérilla et le conflit prend fin. Alvaro Arzu devient président en 1996. Des élections démocratiques sont organisées en 1999. Le mandat présidentiel d'Alfonso Antonio Portillo Cabreras débute le . Óscar Rafael Berger Perdomo accède au pouvoir dès 2004, à la tête d'un parti conservateur.
 
En 2008, Álvaro Colom prend la tête de l'État.

Politique :

Le Guatemala est une République présidentielle multipartite. Les élections législatives et présidentielle ont lieu tous les 4 ans en même temps. Le président est à la fois le chef de l'État et le chef du gouvernement. Le président et les ministres qu'il nomme sont à la tête du pouvoir exécutif. Le législatif n'est composé que d'une seule chambre comptant 113 députés.

Subdivisions :

Le Guatemala est divisé en 22 départements :
  1. Alta Verapaz
  2. Baja Verapaz
  3. Chimaltenango
  4. Chiquimula
  5. El Petén
  6. El Progreso
  7. Quiché
  8. Escuintla
  9. Guatemala
  10. Huehuetenango
  11. Izabal
  12. Jalapa
  13. Jutiapa
  14. Quetzaltenango
  15. Retalhuleu
  16. Sacatepéquez
  17. San Marcos
  18. Santa Rosa
  19. Sololá
  20. Suchitepéquez
  21. Totonicapán
  22. Zacapa

Géographie :

Le Guatemala est un pays montagneux, sauf le long de côtes où l'on trouve des plaines. Le climat est tropical, quoique plus tempéré en altitude. La plupart des grandes villes sont situées dans le sud du pays. Parmi les grandes villes, citons les villes de Guatemala, Antigua, Quetzaltenango et Escuintla. Le grand lac Izabal est situé près de la côte donnant sur la mer des Caraïbes.
  • Données géographiques :
  • *Superficie : 108 890 km²
  • *Densité : 119 hab./km²
  • *Littoral : 400 km
  • *Altitude minimale : 0 m (océans Atlantique et Pacifique)
  • *Altitude maximale : 4 211 m (volcan Tajumulco)

Frontières terrestres :

Le Guatemala possède 1 687 km de frontières (classé 95), dont :

Villes principales :

  • Ciudad de Guatemala
  • Quetzaltenango
  • Antigua

Démographie :

  • Population : 14,655,189 habitants (en 2005)
  • *0-14 ans : 42,4%
  • *15-64 ans : 54,2%
  • *65 ans et + : 3,3%
  • Espérance de vie :
  • *Hommes : 67,37 ans (en 2005)
  • *Femmes : 70,84 ans (en 2005)
  • Taux de croissance : 2,6% (en 2001)
  • Taux de natalité : 34,61 (en 2001)
  • Taux de mortalité : 6,79 (en 2001)
  • Taux de mortalité infantile : 45,79 (en 2001)
  • Taux de fécondité : 4,53 enfants/femme (en 2005)
  • Taux de migration : - 1,63 (en 2005)

 
Près de la moitié (de 40% à 55%) des habitants sont d'ascendance maya. On appelle en espagnol ladinos les autochtones et les métis (de sang européen et autochtone) occidentalisés. La majorité des Guatémaltèques vit dans des zones rurales, même si l'urbanisation s'intensifie depuis plusieurs années. Les Garifunas représentent 2% de la population. La principale religion est le catholicisme (les catholiques représentent entre 50 et 60 % de la population), mais de nombreux éléments des traditions locales y ont été introduits pour former ce que l'on appelle maintenant un syncrétisme maya. Environ 40% des Guatémaltèques sont protestants et près de 1% pratique toujours la religion ancestrale maya.

Langues :

Voir aussi Langues mayas
 
L'espagnol est la seule langue officielle ; cependant tous les Amérindiens ne la comprennent pas. Depuis les accords de paix de décembre 1996, la Constitution est disponible dans les quatre langues les plus parlées après l'espagnol, soit le quiché, le mam, le cakchiquel et le kekchi. De plus, des documents officiels sont traduits dans certaines des 23 langues autochtones :
  • Achí - 85 552 locuteurs (1990 & 2000)
  • Aguacateco - 18 000 locuteurs (1998)
  • Cakchiquel - 452 900 locuteurs (1990, 1991, 1993, 1997, 1998 & 2000)
  • Chortí - 30 000 locuteurs (2000)
  • Chuj - 22 130 locuteurs (1991)
  • Itzá - 1 800 locuteurs (2001)
  • Ixil - 69 000 locuteurs (1986, 1991 & 1998)
  • Jacalteco - 88 700 locuteurs (1998)
  • Kanjobal - 77 700 locuteurs (1998)
  • Kekchi - 400 000 locuteurs (1998)
  • Mam - 360 279 locuteurs (1992, 1998 & 2000)
  • Nebajixil
  • Pokomam - 49 010 locuteurs (1990)
  • Poqomchi' - 50 000 locuteurs (1998)
  • Quiché - 2 083 026 locuteurs (1991, 1994 & 2000)
  • Sacapulteco - 36 823 locuteurs (1991)
  • Sipacapense - 8 000 locuteurs (2000)
  • Tacaneco - 20 000 locuteurs (1991)
  • Tectiteco - 1 265 locuteurs (2000)
  • Tzutujil - 83 800 locuteurs (1998)
  • Uspanteko - 3 000 locuteurs (1998)
  • Yucatec - 2 600 locuteurs (1990)

 
Langues disparues
  • Chicomuceltec - 100 locuteurs (1982)
  • Xinca

 
Les garifuna, qui descendent d'esclaves importés d'Afrique noir au moment de la colonisation sont présent le long de la côte pacifique depuis le sud de la Péninsule du Yucatan au Méxique jusqu'au Honduras, en passant le Guatemala.
  • Garifuna - 16 700 locuteurs

Économie :

L'agriculture représente un quart du PIB, deux tiers des exportations. Ce secteur occupe aussi la moitié de la population active. Le café, le sucre et les bananes sont les principales exportations du pays. Les biens manufacturés et la construction représentent 20% du PIB. La fin de la guerre civile fit disparaitre le plus grand obstacle aux investissements étrangers. Le président Alvaro Arzu mena une politique de modernisation de l'économie et de libéralisation.
 
Mais l'agriculture dans le pays est avant tout vivrière notamment chez les mayas. Dans les zones rurales moyennes, chaque famille souvent est contrainte d'envoyer un ou plusieurs de ses membres dans les fincas (grandes exploitation agricole comme la United Fruit Company) principalement situés sur les côtes où les terres sont plus fertiles afin de faire survivre la communauté. L'augmentation du prix du pétrole n'a fait qu'augmenter la crise économique que traverse la grande majorité de la population qui est à 60% amérindienne.
 
L'ouragan Mitch, qui frappa le pays en 1998, causa des dégâts, toutefois moins graves que dans les pays voisins.
 
Le Guatemala fait partie du marché commun d'Amérique centrale, qui a signé en 2004 un accord de libre-échange avec les États-Unis, principal fournisseur du pays, loin devant le Mexique et la Chine. Côté exportations, les premiers partenaires sont les États-Unis, le Salvador et le Honduras.

Culture :

La culture maya est toujours très présente au Guatemala, tout comme l'influence de la culture des colons espagnols. Ainsi, de nombreuses femmes portent toujours l'habit traditionnel, la corte la jupe traditionnelle, et le ouipil, la chemise. Plusieurs ruines mayas sont toujours visibles dans le pays à travers divers sites archéologiques, dont le temple du grand jaguar dans la célèbre cité de Tikal. L'architecture de nombreux bâtiments fut fortement influencée par les Espagnols, notamment dans les villes coloniales telles Antigua. La cuisine guatémaltèque, principalement à base de maïs, est très diversifiée, comprenant des mets tels les frijoles ou les tamales.
Fêtes et jours fériés
Date Nom Remarques
Nouvel An
Fête du travail
10 mai Fête des mères
17 juin Fête des pères
30 juin Jour de l'armée
15 août Jour de la Vierge de l'Assomption Seulement dans la capitale
15 septembre Jour de l'indépendance
20 octobre Jour de la révolution
Toussaint
7 décembre Quema del Diablo
24 décembre Nochebuena
25 décembre Noël
31 décembre Nochevieja

Statistiques :

  • Lignes de téléphone : 1 450 000 (en 2005)
  • Téléphones portables : 4 640 000 (en 2005)
  • Postes de radio : 1 835 000 (en 2003)
  • Postes de télévision : 2,3 millions (en 2003)
  • Utilisateurs d'Internet : 165 000 (en 2003)
  • Nombre de fournisseurs d'accès internet : 9 (en 2003)
  • Routes : 13 856 km (dont 4 370 km goudronnés) (en 1998)
  • Voies ferrées : 884 km
  • Voies navigables : 990 km
  • Nombre d'aéroports : 477 (dont 11 avec des pistes goudronnées) (en 2000)
  • Nombre d'homicides :
  • * sous la présidence d'Alfonso Portillo (2000-2004)Paulo A. Paranagua, « L'ONU s'implique dans la lutte contre l'insécurité au Guatemala », dans Le Monde du 24-01-2008 ;
  • * en 2004-2007, soit une dizaine par jour, essentiellement par arme à feu.

Codes :

Guatemala a pour codes :
  • GUA, selon la liste des codes pays du CIO,
  • GCA, selon la liste des codes internationaux des plaques minéralogiques,
  • GT, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-2,
  • GT, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-2,
  • GTM, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-3,
  • GTM, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-2,
  • MG, selon la liste des préfixes des codes OACI des aéroports,
  • TG, selon la liste des préfixes OACI d'immatriculation des aéronefs,
et aussi
  • LG, préfixe maintenant inusité, selon la liste des préfixes OACI d'immatriculation des aéronefs

Voir aussi :

Références :

Liens externes :


 
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