Gerald Ford

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nomGerald Ford
imageImage:Gerald Ford.jpg
titre38 président des États-Unis d'Amérique
électionaprès la démission de Nixon
début mandat1
fin mandat1
naissance
lieu naissance Omaha, Nebraska
décès
lieu décès Rancho Mirage, Californie
professionAvocat
parti politiqueParti républicain
viceprésidentNelson A. Rockefeller
prédécesseurRichard Nixon
successeurJames E. Carter
nationalitéAméricaine
conjointElisabeth Bloomer Ford
religionAnglicanisme
universitéUniversité du Michigan
Université Yale (droit)
signature
fonction140 vice-président des États-Unis
début fonction1
fin fonction1
prédécesseur 1Spiro Agnew
successeur 1Nelson A. Rockefeller
président1Richard Nixon
listePrésidents des États-Unis d'Amérique
Vice-présidents des États-Unis d'Amérique
emblême
Gerald Rudolph Ford, Jr., ( - ), né Leslie Lynch King, Jr. fut le quarantième vice-président des États-Unis d'Amérique à la suite de la démission de Spiro Agnew, en décembre 1973 et le trente-huitième président des États-Unis d'Amérique après la démission de Richard Nixon en août 1974. Investi pour l'élection présidentielle de 1976, il est battu par Jimmy Carter.

Vie personnelle :

Sa jeunesse :

Gerald R. Ford naît le à Omaha (Nebraska). Ses parents, Leslie Lynch King et Dorothy Ayer Gardner le nomment Leslie Lynch King, Jr.
 
Ses parents se séparent 16 jours après sa naissance puis divorcent en décembre 1913. Dorothy Gardner obtient la garde de son enfant (Leslie Lynch King était manifestement violent et battait son épouse Article du New York Times du 27 décembre 2006 intitulé "Nebraska - Born, Ford Left State As Infant"). Dorothy Ayer Gardner s'installe alors avec son fils à Grand Rapids (Michigan), où vivent ses parents.
 
Le 1 février 1916, elle se remarie avec Gerald Rudolph Ford et fait alors appeler son fils Leslie par le nom de Gerald Rudolph Ford, Jr. (Leslie Lynch King Jr. est demeuré le nom officiel de l'enfant, Gerald Rudolph Ford n'ayant jamais adopté officiellement le fils de Dorothy Gardner). Ce n'est qu'à lâge de 17 ans qu'il apprend les circonstances de sa naissance et qu'il rencontre son père biologique pour la première fois. Il change légalement de nom en décembre 1935.
 
Gerald Ford grandit à Grand Rapids avec ses trois demi-frères Thomas Gardner (1918-1995), Richard Addison (né en 1924), James Francis (1927-2001). Il fait partie de l'équipe de football américain de l'université du Michigan où il se distingue ce qui lui vaut des propositions de contrat dans des équipes professionnelles. Il préfère s'inscrire à l'université de Yale en 1941 pour faire ses études de droit qu'il finance en devenant entraîneur des équipes de football et de boxe. Ford est aussi amateur de scoutisme et, même après être devenu président, il mentionne avec fierté avoir atteint le « grade » le plus élevé dans cette organisation. Le 30 septembre 1949, il est aussi initié à la franc-maçonnerie http://www.mn-masons.org/Page1015.aspx, où il deviendra très actif.

Seconde Guerre mondiale :

Le , il rejoint la marine américaine. Il sert comme instructeur aéronaval sur la base de Chapel Hill en Caroline du Nord.
 
Du à la fin de l'année 1944, il est assistant navigateur et officier responsable de batterie antiaérienne sur le porte-avions USS Monterey. Il participe alors à de nombreuses opérations dans le Pacifique-sud avec la 3 et la 4 flotte, notamment lors de l'opération de sécurisation des îles Gilberts et durant les opérations de la bataille de la mer des Philippines. Si le porte-avions sur lequel il sert n'est pas endommagé par les opérations militaires, il est victime d'un typhon en décembre 1944 qui cause la perte de trois destroyers et tue plus de 800 hommes d'équipage. Ford manque de peu d'être lui-même emporté.
 
Le Monterey est finalement déclaré hors service et Ford est envoyé au département athlétique de l'école aéronavale de Sainte Marie en Californie.
 
Le , il est promu lieutenant-commandant. Le , il est placé hors du service actif avec les honneurs et le , est rendu à la vie civile.
 
Pour ses services rendus, Gerald Ford est décoré de plusieurs décorations militaires Histoire de Ford à la Navy.

Sa famille :

Le , à l'église épiscopale de Grace à Grand Rapids, Gerald Ford épouse Elizabeth Bloomer Warren, ancien mannequin et ancienne danseuse, divorcée en premières noces de William G. Warren. Le couple a quatre enfants : Michael Gerald Ford (né en 1950), John Gardner Ford (né en 1952), Steven Meigs Ford (né en 1956) et Susan Elizabeth Ford (née en 1957).

Carrière politique :

Chambre des représentants : chef des républicains à la chambre :

Le , Ford est élu à la Chambre des représentants. Il y reste pendant 24 ans (1949-1973) et devient en 1965, au lendemain de la défaite du conservateur Barry Goldwater lors de lélection présidentielle de 1964, le chef de la minorité républicaine à la chambre des représentants. Il attaque alors frontalement la politique du président Lyndon Johnson, notamment sa gestion de la guerre du Vietnam et son programme de « grande société ». Cependant, il soutient les lois sur les droits civiques.
 
Pendant cette période, il est choisi pour participer à la commission Warren (commission sur l'assassinat de John F. Kennedy), et en a toujours défendu les conclusions. Il est surtout un homme de compromis et se fait beaucoup d'amis dans les deux camps.

Vice-président :

Après le renvoi du vice-président (Spiro Agnew) le , le président Richard Nixon le nomme vice-président. Le Sénat des États-Unis confirme Ford dans ses nouvelles fonctions avec 92 voix pour et 3 contre le . Le 6 décembre, la Chambre des représentants fait de même avec 387 voix pour et 35 contre. Ford est un ardent soutien du président Nixon et il prononce de nombreux discours pour défendre sa politique en considérant que l'affaire du Watergate n'est qu'un épisode malencontreux. Un auteur de bon mot dit même que Ford « non seulement admire Nixon, mais en plus est son ami ! »

Présidence :

Lorsque Richard Nixon démissionne à la suite du scandale du Watergate, Gerald Ford prend la présidence, le , en proclamant « Notre long cauchemar national est fini ». Il prête officiellement serment le devant le président de la Cour suprême.
 
Ayant accédé à la vice-présidence par nomination du président Richard Nixon ( pour remplacer le vice-président démissionnaire Spiro Agnew), Gerald Ford est le seul président des États-Unis à avoir occupé la Maison-Blanche sans y avoir été élu, ne serait-ce que comme vice-président.

Le pardon à Nixon :

Un mois après, Ford accorde à Nixon un pardon global pour tous les crimes qu'il aurait pu commettre pendant sa présidence ou tout ce qu'il aurait pu faire. Cette décision de pardon est, pour beaucoup d'historiens, une des raisons de sa défaite à lélection présidentielle de 1976.

Économie :

L'économie est une des grandes préoccupations de l'administration de Ford. En réponse à l'inflation galopante, Ford se présente devant le peuple américain (à la télévision) en octobre 1974 et lui demande de « Whip Inflation Now », en français : « donner un coup de torchon (ou essuyer) le plus vite possible sur l'inflation » ; les initiales de l'expression américaine donnant le mot « WIN » qui signifie « gagner » en anglais. Il recommande même, dans une partie de son programme, de porter des boutons « WIN ». Quoi qu'il en soit, la majorité voit ceci comme une astuce qui n'offre pas de solutions réelles pour résoudre le problème. À l'époque, l'inflation est aux alentours de 7 % et c'est suffisant pour décourager les investissements aux États-Unis et pour freiner les investissements directs à l'étranger.
 
La focalisation sur l'économie évolue quand le pays entre dans une récession modeste. Et en mars 1975, Ford et le Congrès signent des dégrèvements d'impôts afin de relancer l'économie.

L'après Watergate :

À la suite du scandale du Watergate, le Parti démocrate amplifie sa majorité à la Chambre des représentants et au Sénat aux élections de mi-mandat de 1974. Le législatif est un terrain de luttes entre le président et le Congrès, Ford opposant son veto aux propositions démocrates.

Politique étrangère :

Ford doit également affronter une crise internationale avec l'incident du Mayagüez. En mai 1975, un peu après la prise du pouvoir par les Khmers rouges au Cambodge, les Cambodgiens s'emparent d'un navire marchand américain, le Mayagüez, dans les eaux internationales. Ford envoie des Marines pour sauver l'équipage que l'on croit retenu sur l'île de Koh Tang mais les soldats rencontrent une résistance inattendue ; pendant l'opération, les marins du Mayagüez qui avaient été relâchés, sont récupérés par les forces américaines. Pendant les combats de Koh Tang, 38 Américains furent tués et 41 blessés, les pertes khmères étant estimées à une soixantaine sur seulement 300 combattants.

Tentatives d'assassinat :

Alors qu'il est en déplacement à Sacramento, Californie le , un membre de la secte de Charles Manson pointe son arme sur Ford mais un agent du United States Secret Service (protection du président américain) fait obstacle à l'attentat. Soixante-dix jours plus tard, Sara Jane Moore tente également de tuer Ford à San Francisco mais sa tentative est déjouée par un spectateur (Oliver Sipple).

Élection présidentielle de 1976 :

Selon l'avis des spécialistes, c'est le pardon accordé à Nixon et la persistance des problèmes économiques qui ont empêché son élection en 1976.
 
Sa campagne a aussi été handicapée par les dissensions au sein de son propre parti où certains soutiennent la candidature de Ronald Reagan, par une campagne agressive du candidat démocrate, Jimmy Carter et par des déclarations malencontreuses telle que celle où il affirme que l'Europe de lEst n'était pas occupée par l'Union soviétique.
 
Il obtient ainsi 48% des suffrages contre un peu plus de 50% à Jimmy Carter et 240 grands électeurs contre 297 au candidat démocrate. Si Ford remporte tous les États de l'ouest (dont la Californie) et la majorité de ceux du Mid-Ouest et de la région des grands lacs, Jimmy Carter doit son élection à l'ancien sud confédéré, à l'État de New York et aux États de la ceinture industrielle du nord-est (Ohio, Pennsylvanie).

La fin de sa vie politique :

À la convention du Parti républicain, Ford faillit être nommé comme vice-président par Ronald Reagan, mais le candidat Reagan préféra finalement prendre George H. W. Bush.
 
Sa santé décline au début des années 2000. Ainsi, lors de la convention républicaine de 2000, il est victime de deux accidents vasculaires cérébraux.
 
L'ancien président américain a été hospitalisé le en Californie pour traiter une pneumonie. Il a été admis au Eisenhower Medical Center, près de son domicile de Rancho Mirage, dans le sud de la Californie, il en est sorti le 25 janvier. En août, il avait reçu un stimulateur cardiaque, puis subi une angioplastie, une intervention chirurgicale destinée à élargir des artères. Il avait également été hospitalisé pendant une semaine à la mi-octobre.
 
En novembre 2006, il était devenu le doyen des présidents des États-Unis, dépassant Ronald Reagan, décédé en juin 2004.
 
Il mourut chez lui le à 18 h 45 heure du Pacifique (le 27 décembre, 2 h 45 UTC), entouré de son épouse et de ses trois fils.

Funérailles :

Les funérailles nationales sont organisées le 30 décembre à Washington et le service religieux a lieu le à la Cathédrale nationale de la capitale. Sa dépouille est ensuite transportée par du Boeing 747 VC-25A présidentiel jusquà Grand Rapids (Michigan) pour y être inhumée sur le terrain du Musée Gerald Ford.
 
Furent notamment présents à ses funérailles :

Personnalité :

Malgré son passé athlétique, Ford a la réputation d'être maladroit. Les bêtisiers le montrent souvent trébucher dans les escaliers, sa tête frappant la porte d'Air Force One (avion présidentiel). Ce mythe fut repris par des émissions de télévision qui le caricaturent comme une personne incapable de marcher sans casser quelque chose en tombant. La plus célèbre de ces saillies est de Lyndon Johnson dans les années 1960 qui ne l'aimait pas et qui le décrivait comme incapable de faire deux choses en même temps comme marcher et mâcher un chewing-gum Biographie de Ford du Guardian mentionnant cette saillie . Certaines sources évoquent une version plus triviale, Johnson ayant en fait déclaré, selon ces sources, que Ford était incapable de "penser et de pisser" ou de "penser et de péter" en même temps. Beaucoup de partisans de Ford dénoncent cette image, disant qu'il n'était pas plus maladroit que quiconque. Quelques lapsus célèbres restent à sa charge (il félicita ainsi le "peuple israélien", en voulant parler du peuple égyptien, lors d'une visite officielle en Egypte)

Distinctions honorifiques :

Ford s'est vu remettre la médaille présidentielle de la liberté, équivalence de la Légion d'honneur française) par le président Bill Clinton en 1999 pour ses efforts après le scandale du Watergate pour guérir le pays. De plus, un aéroport porte son nom depuis 1999 (:en:Gerald R. Ford International Airport|Gerald R. Ford International Airport dans le Michigan).
 
Le futur porte-avions CVN-78 (mise en service projetée pour 2015), pourrait porter le nom de Gerald R. Ford si l'on suit l'amendement 4211 déposé par le président de la commission des forces armées du sénat américain.

L'administration de Gerald R. Ford :

  • Secrétaire d'État - Henry A. Kissinger
  • Secrétaire au Trésor - William E. Simon
  • Secrétaire à la Défense - James R. Schlesinger, puis Donald Rumsfeld (1975)
  • Attorney General - William B. Saxbe, puis Edward H. Levi (1975)
  • Secrétaires aux Affaires intérieures - Rogers C. B. Morton, puis Stanley K. Hathaway (1975), puis Thomas S. Kleppe (1975)
  • Secrétaire à l'Agriculture - Earl L. Butz, puis John A. Knebel (1976)
  • Secrétaire au Commerce - Frederick B. Dent, puis Rogers C. B. Morton (1975) puis Elliot L. Richardson (1975)
  • Secrétaire au Travail - Peter J. Brennan, puis John T. Dunlop (1975), puis W. J. Usery, Jr. (1976)
  • Secrétaire à la Santé, à l'Education et aux Affaires sociales - Caspar Weinberger, puis F. David Mathews (1975)
  • Secrétaire au Développement urbain - James T. Lynn, puis Carla A. Hills (1975)
  • Secrétaire aux Transports - Claude S. Brinegar, puis William T. Coleman, Jr. (1975)
  • Chef de cabinet à la Maison-Blanche - Donald Rumsfeld, puis Dick Cheney

Notes et références :

Voir aussi :

Liens externes :

Liens internes :

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