Estrie
L'Estrie, ou les Cantons de l'Est, est une région administrative du QuébecLe numéro de la région administrative Estrie est le 05. flanquée contre la frontière américaine, à l'est de la Montérégie et au sud de Centre-du-Québec. Ses villes principales sont Sherbrooke, Magog, Coaticook et Windsor. Elle est composée de six municipalités régionales de comté (MRC) et de 88 :Catégorie:Municipalité du Québec|municipalités.
On distingue l'Estrie, région administrative, de la région touristique qui porte le nom de "Cantons-de-l'Est" : elles n'ont pas exactement les mêmes frontières, les MRC de La Haute-Yamaska et de Brome-Missisquoi étant exclues de la première.Les MRC de La Haute-Yamaska et de Brome-Missisquoi font en effet partie de la région administrative de la Montérégie.Beaucoup de sources, probablement parce que celles-ci sont généralement à saveur plus touristique qu'administrative, semblent avoir tendance à inclure La Haute-Yamaska et Brome-Missisquoi dans les Cantons-de-l'Est. C'est notamment le cas, entre autres, des panneaux bleus posés par le Ministère des Transports le long des routes et souhaitant aux visiteurs la bienvenue dans les "Cantons-de-l'Est" à l'entrée de La Haute-Yamaska par le nord ou l'ouest et Brome-Missisquoi par l'ouest ou le sud. Un voyageur se fiant à ceux-ci pour déterminer dans quelle région il se trouve en conclura donc que les Cantons-de-l'Est comptent huit MRC et non six. D'où l'importance de faire la distinction de nos jours entre les Cantons-de-l'Est (une région touristique) et l'Estrie (une région administrative).
Son nom vient de la création du système de tenure britannique, le canton, en 1791, permettant la concession de terres aux colons loyalistes venus s'établir dans cette région après l'indépendance des États-Unis d'Amérique. À l'époque, le Québec rural francophone utilisait la tenure française, le système des seigneuries. Comme la plupart des loyalistes s'était établi dans la partie de la colonie qui forme aujourd'hui une partie de l'Ontario (et par conséquent à l'ouest des francophones), la dénomination « Eastern Township » permettait de distinguer cet établissement.
En 1946, Monseigneur Maurice O'Bready proposera de changer cette désignation officieuse par le terme Estrie, plus facile à intégrer à la langue française par l'adjectif estrien.
Située à 1h45 minutes au sud-est de Montréal et à quelques heures seulement de Québec, les Cantons-de-l'Est sont à la frontière nord de trois états des États-Unis : le Maine, le New Hampshire et le Vermont. Ses régions touristiques voisines sont la Montérégie à l'ouest, le Centre-du-Québec au nord et Chaudière-Appalaches à l'est.
Certains villages estriens (comme Beebe Plain, près de Rock Island, et Stanstead) sont carrément divisés en deux par la frontière américano-canadienne.
La richesse de leur sol et de leur sous-sol, la splendeur de leurs collines et de leurs montagnes, la beauté sauvage de plusieurs centaines de lacs en font l'une des plus magnifiques régions du Québec. Cette région, fortement appréciée de nos jours par les villégiateurs et les touristes, était, sous le régime français (1534-1760), un immense territoire réservé aux Abénakis de la grande famille Algonquine qui ont été refoulés des États de la Nouvelle Angleterre, à la fin du 17e siècle.
En 1792, le gouvernement impérial fait tailler en 93 cantons le territoire dénommé Comté de Buckinghamshire et désigne chacune de ces sections d'un nom emprunté à la carte d'Angleterre.
Il semble que l'on a pris au hasard et sans beaucoup d'efforts d'imagination, des vocables d'endroits affectionnés dans la Grande-Bretagne et rien dans cette nomenclature ne rappelle un fait glorieux ni même une particularité géographique.
Désigné sous le nom de Haut Saint-François, ce paradis de chasse et de pêche fut longtemps parcouru seulement par les Amérindiens et des trafiquants de fourrures. À cette époque, aucune colonisation n'avait été faite, on retrouvait seulement un poste de traite situé aux Grandes-Fourches, première appellation de la ville de Sherbrooke.
Sous le régime Anglais, à partir de 1860, cette situation s'est maintenue jusqu'à la déclaration de l'Indépendance Américaine. À cette date, les habitants de la Nouvelle Angleterre, demeurés fidèles à la Couronne Britannique, durent s'exiler. Une bonne partie de ces gens que l'on nommait "Loyalistes" immigrèrent au Canada; les autorités décidèrent alors de leur concéder des terres situées dans cet immense territoire encore inhabité.
La concession de ces terrains s'effectua sous forme de canton (township) d'une superficie de 100 milles carrés (10 milles x 10 milles).
C'est à ce moment qu'apparaît la désignation de "Eastern-Townships" par opposition à "Western Townships" du Haut-Canada (province de l'Ontario).
La colonisation loyaliste est lente à s'affirmer; le gouvernement du Bas-Canada (province de Québec) méfiant à l'endroit des colons, les laisse se débattre dans leur solitude et leur misère et ne leur ouvre qu'en 1811, le chemin de Craig, reliant Québec à Richmond, en passant par les Cantons de Leeds, Halifax, Chester, Tingwick et Shipton.
Vers 1840, avec l'arrivée massive d'immigrants Irlandais importés par la compagnie des terres "The British American Land Co." les Cantons de l'Est sont occupés en majorité par des colons Anglophones.
Les Canadiens-Français viennent s'y établir en nombre appréciable à compter des années 1850-1860.
Aujourd'hui, la population des Cantons compris dans le territoire de l'Estrie est majoritairement francophone (plus de 95%).
On voit alors des milliers de familles canadiennes-françaises pénétrer dans les derniers cantons encore vierges que l'on appelle, à cette époque, "Terrains des Prêtres"; non pas parce que ces cantons, Ham, Wotton, Weedon, Garthby, Stratford et Winslow et autres appartiennent au clergé, mais plutôt parce que celui-ci en prêche intensément l'occupation par les canadiens français.
La région contient trois parcs nationaux offrant de nombreuses activités de plein-air:
Le parc national de la Yamaska se retrouve dans la région touristique des Cantons de l'Est, mais dans sa partie qui fait partie de la Montérégie.
Le relief varié, l'architecture typiquement loyaliste de certains villages (quelques uns font partie de l'Association des plus beaux villages du Québec) et la présence de plusieurs lacs font partie des attraits touristiques de la région.
Source: Institut de la statistique du Québec
On distingue l'Estrie, région administrative, de la région touristique qui porte le nom de "Cantons-de-l'Est" : elles n'ont pas exactement les mêmes frontières, les MRC de La Haute-Yamaska et de Brome-Missisquoi étant exclues de la première.Les MRC de La Haute-Yamaska et de Brome-Missisquoi font en effet partie de la région administrative de la Montérégie.Beaucoup de sources, probablement parce que celles-ci sont généralement à saveur plus touristique qu'administrative, semblent avoir tendance à inclure La Haute-Yamaska et Brome-Missisquoi dans les Cantons-de-l'Est. C'est notamment le cas, entre autres, des panneaux bleus posés par le Ministère des Transports le long des routes et souhaitant aux visiteurs la bienvenue dans les "Cantons-de-l'Est" à l'entrée de La Haute-Yamaska par le nord ou l'ouest et Brome-Missisquoi par l'ouest ou le sud. Un voyageur se fiant à ceux-ci pour déterminer dans quelle région il se trouve en conclura donc que les Cantons-de-l'Est comptent huit MRC et non six. D'où l'importance de faire la distinction de nos jours entre les Cantons-de-l'Est (une région touristique) et l'Estrie (une région administrative).
Présentation :
LEstrie était appelée initialement en anglais « Eastern Townships », nom que les premiers colons anglophones (fin ) utilisaient pour désigner la région, l'écrivain Antoine Gérin-Lajoie le traduira en français par Cantons-de-l'Est en 1858, une référence aux cantons suisses.Son nom vient de la création du système de tenure britannique, le canton, en 1791, permettant la concession de terres aux colons loyalistes venus s'établir dans cette région après l'indépendance des États-Unis d'Amérique. À l'époque, le Québec rural francophone utilisait la tenure française, le système des seigneuries. Comme la plupart des loyalistes s'était établi dans la partie de la colonie qui forme aujourd'hui une partie de l'Ontario (et par conséquent à l'ouest des francophones), la dénomination « Eastern Township » permettait de distinguer cet établissement.
En 1946, Monseigneur Maurice O'Bready proposera de changer cette désignation officieuse par le terme Estrie, plus facile à intégrer à la langue française par l'adjectif estrien.
Située à 1h45 minutes au sud-est de Montréal et à quelques heures seulement de Québec, les Cantons-de-l'Est sont à la frontière nord de trois états des États-Unis : le Maine, le New Hampshire et le Vermont. Ses régions touristiques voisines sont la Montérégie à l'ouest, le Centre-du-Québec au nord et Chaudière-Appalaches à l'est.
Certains villages estriens (comme Beebe Plain, près de Rock Island, et Stanstead) sont carrément divisés en deux par la frontière américano-canadienne.
Historique des Cantons de l'Est :
Les Cantons de l'Est forment un territoire d'une superficie d'environ quatre millions d'acres, s'étendant des seigneuries au sud du fleuve Saint-Laurent jusqu'aux frontières américaines et de la rivière Richelieu à la rivière Chaudière.La richesse de leur sol et de leur sous-sol, la splendeur de leurs collines et de leurs montagnes, la beauté sauvage de plusieurs centaines de lacs en font l'une des plus magnifiques régions du Québec. Cette région, fortement appréciée de nos jours par les villégiateurs et les touristes, était, sous le régime français (1534-1760), un immense territoire réservé aux Abénakis de la grande famille Algonquine qui ont été refoulés des États de la Nouvelle Angleterre, à la fin du 17e siècle.
En 1792, le gouvernement impérial fait tailler en 93 cantons le territoire dénommé Comté de Buckinghamshire et désigne chacune de ces sections d'un nom emprunté à la carte d'Angleterre.
Il semble que l'on a pris au hasard et sans beaucoup d'efforts d'imagination, des vocables d'endroits affectionnés dans la Grande-Bretagne et rien dans cette nomenclature ne rappelle un fait glorieux ni même une particularité géographique.
Désigné sous le nom de Haut Saint-François, ce paradis de chasse et de pêche fut longtemps parcouru seulement par les Amérindiens et des trafiquants de fourrures. À cette époque, aucune colonisation n'avait été faite, on retrouvait seulement un poste de traite situé aux Grandes-Fourches, première appellation de la ville de Sherbrooke.
Sous le régime Anglais, à partir de 1860, cette situation s'est maintenue jusqu'à la déclaration de l'Indépendance Américaine. À cette date, les habitants de la Nouvelle Angleterre, demeurés fidèles à la Couronne Britannique, durent s'exiler. Une bonne partie de ces gens que l'on nommait "Loyalistes" immigrèrent au Canada; les autorités décidèrent alors de leur concéder des terres situées dans cet immense territoire encore inhabité.
La concession de ces terrains s'effectua sous forme de canton (township) d'une superficie de 100 milles carrés (10 milles x 10 milles).
C'est à ce moment qu'apparaît la désignation de "Eastern-Townships" par opposition à "Western Townships" du Haut-Canada (province de l'Ontario).
La colonisation loyaliste est lente à s'affirmer; le gouvernement du Bas-Canada (province de Québec) méfiant à l'endroit des colons, les laisse se débattre dans leur solitude et leur misère et ne leur ouvre qu'en 1811, le chemin de Craig, reliant Québec à Richmond, en passant par les Cantons de Leeds, Halifax, Chester, Tingwick et Shipton.
Vers 1840, avec l'arrivée massive d'immigrants Irlandais importés par la compagnie des terres "The British American Land Co." les Cantons de l'Est sont occupés en majorité par des colons Anglophones.
Les Canadiens-Français viennent s'y établir en nombre appréciable à compter des années 1850-1860.
Aujourd'hui, la population des Cantons compris dans le territoire de l'Estrie est majoritairement francophone (plus de 95%).
Les chemins de pénétration :
En 1811, le chemin de Craig reliant Lévis à Shipton en passant dans le canton de Chester, ainsi que la Route du St-François et le chemin Sherbrooke-Stanstead, ouvrent les premières voies de pénétration. ()Les premiers arrivants francophones :
Le surpeuplement des seigneuries amène les habitants riverains du fleuve à rechercher de l'espace vital. On voit alors quelques hardis bûcherons s'enfoncer dans la forêt, se construire des cabanes et s'y installer à titre de "squatters". Vers 1850, le travail du clergé catholique en faveur de la colonisation contribue à arrêter l'émigration massive de notre jeunesse québécoise vers nos voisins américains.On voit alors des milliers de familles canadiennes-françaises pénétrer dans les derniers cantons encore vierges que l'on appelle, à cette époque, "Terrains des Prêtres"; non pas parce que ces cantons, Ham, Wotton, Weedon, Garthby, Stratford et Winslow et autres appartiennent au clergé, mais plutôt parce que celui-ci en prêche intensément l'occupation par les canadiens français.
Tourisme :
Aujourd'hui le nom Estrie est utilisé pour désigner la région administrative et Cantons de l'Est pour la région touristique. Situé au sud du fleuve Saint-Laurent, la région des Cantons-de-l'Est fait partie du Québec du Sud http://www.quebecdusud.ca, regroupement destiné à la promotion touristique des régions du sud du Québec sur les différents marchés internationaux.La région contient trois parcs nationaux offrant de nombreuses activités de plein-air:
- Le parc national du Mont-Mégantic,
- le parc national du Mont-Orford,
- une partie du parc national de Frontenac.
Le parc national de la Yamaska se retrouve dans la région touristique des Cantons de l'Est, mais dans sa partie qui fait partie de la Montérégie.
Le relief varié, l'architecture typiquement loyaliste de certains villages (quelques uns font partie de l'Association des plus beaux villages du Québec) et la présence de plusieurs lacs font partie des attraits touristiques de la région.
Démographie :
- Population: 300 917 (2005)
- Superficie: 10 195 km²
- Densité: 29,2 hab./km²
- Taux de natalité: 10,3 (2006)
- Taux de mortalité: 7,6 (2006)
Source: Institut de la statistique du Québec
Municipalités régionales de comté :
- Sherbrooke, qui correspond au territoire de la ville du même nom.
- Coaticook, dont le chef-lieu est la ville de Coaticook.
- Le Granit, dont le chef-lieu est la ville de Lac-Mégantic.
- Le Haut-Saint-François, dont le chef-lieu est la ville de Cookshire-Eaton.
- Les Sources, dont le chef-lieu est la ville d'Asbestos.
- Le Val-Saint-François, dont le chef-lieu est la ville de Richmond.
- Memphrémagog, dont le chef-lieu est la ville de Magog.
- Brome-Missisquoi, dont le chef-lieu est la ville de Cowansville.
- La Haute-Yamaska, dont le chef-lieu est la ville de Granby.
Notes :
Sources :
- Ham-Nord Portrait de famille 1864-1989, Bibliothèque Nationale du Québec 1988, Bibliothèque Nationale du Canada 1988.