Djibouti

en: Djiboutide: Dschibuties: Yibutiit: Gibuti
nom_local1
nom_local2Gabuutih Ummuuno
nom_local3Jamhuuriyadda Jabuuti
langue1ar
langue2aa
langue3ar
nom_françaisRépublique de Djibouti
image_drapeauFlag of Djibouti.svg
lien_drapeauDrapeau de Djibouti
image_blasonCoat of arms of Djibouti.svg
lien_blasonArmoiries de Djibouti
image_carteLocationDjibouti.svg
deviseUnité, Égalité, Paix
languesarabe, français
capitaleDjibouti
coordonnées_capitale11°36 N 43°10 E
lien_villesVilles de Djibouti
titre_plus_grande_villePlus grande ville
plus_grande_villeDjibouti
type_gouvernementRépublique
titres_dirigeantsPrésident
noms_dirigeantsIsmail Omar Guelleh
superficie_rang145
superficie_totale23 000
pourcentage_eauNégligeable
population_rang161
population_totale506 221
population_année2008
densité21
type_indépendanceDate
pays_indépendancede la France
date_indépendance
pays frontaliers
gentiléDjiboutiens, Djiboutiennes
monnaieFranc djiboutien
code_monnaieDJF
fuseau_horaire+3
hymne_nationalParoles de Aden Elmi,
musique de Abdi Robleh
domaine_internet.dj
indicatif_téléphonique253
notes
Djibouti, également connu sous le nom de « Pays des Braves », est un pays d'Afrique de l'Est, situé au bord de la mer Rouge. Il est entouré par la Somalie, l'Éthiopie et l'Érythrée.
Djibouti désigne à la fois le pays et sa capitale.

Histoire :

La France établit un protectorat dans le golfe de Tadjourah à Obock gouverné par Léonce Lagarde. Le est signé à Paris un traité d'alliance et d'amitié avec les chefs afars, représentés par Dini Ahmed Abou Baker. Ce traité entérine également la vente du terrain d'Obock pour la somme de 10 000 thalers (55 000 francs-or), et réserve des droits à la France sur les côtes du Ghoubbet-el-Kharab. La colonie française de Djibouti est née.
 
Entre 1862 et 1977, Djibouti est une colonie française sous les noms successifs de Territoire d'Obock, Côte française des Somalis et enfin Territoire français des Afars et des Issas (voir articles détaillés).
 
En 1991, une guerre oppose le régime au pouvoir de Hassan Gouled Aptidon au Front pour la Restauration de l'Unité et de la Démocratie (FRUD), de Ahmed Dini, figure emblématique de l'opposition djiboutienne. Militairement, ce conflit ne dure pas longtemps. Dès 1994, un traité est signé entre une partie du FRUD et le gouvernement djiboutien. La partie la plus dure (appelé FRUD armé) entre dans le processus de pacification seulement en 2001. Non seulement, cette guerre freine le développement du pays, mais elle creuse davantage le fossé entre les Afars et les Somalis. Et si, économiquement, les plaies de la guerre paraissent cicatrisées, la construction d'une identité djiboutienne s'en est renforcée.

Politique :

Djibouti est une république depuis son indépendance acquise de la France en 1977, elle organise ses premières élections législatives et présidentielles en 1981.
 
Elle suit le principe de séparation des pouvoirs : législatif, exécutif et judiciaire.

Subdivisions :

Djibouti est subdivisé en six régions :
  • Djibouti (ville)
  • Ali Sabieh (région)
  • Arta (région)
  • Dikhil (région)
  • Obock (région)
  • Tadjourah (région)

Géographie :

  • Liste de villes de Djibouti

Climat :

Djibouti a un climat aride. Les précipitations sont rares et leur moyenne annuelle est de 147 mm. La température varie entre 24°C et 35°C en saison fraîche, et entre 39°C et 50°C en saison chaude.
 
Les saisons
 
-Saison fraîche:
 
Commence fin septembre et se termine fin avril. Elle est caractérisée par les vents venant de l'Est, les alizés.
 
-Saison chaude:
 
S'étend de juin à août, caractérisée par le Khamsin, vent chaud, sec et poussiéreux, venant de l'Ouest.
 
- Période de transition
 
Entre ces deux saisons.

Climat et eaux douces :

345 millions de m³/an est l'estimation des eaux "renouvelables (de surface et de ruissellement)" reçues, essentiellement en régime de crues, rapidement évaporées (dont à partir des lacs temporaires) ou absorbées par le sol, ou drainé vers la mer, via un système hydrographique divisé en deux bassin, l'un orienté vers la mer rouge ou le golfe d'Aden (45 %) et l'autre vers les plaines de l'ouest du pays (55 %). Ces eaux des surface sont faiblement exploitées par les communautés rurales (citernes, petits barrages sur les impluviums, mais devraient l'être plus dans le futur en raison de la régression et dégradation des eaux de nappes. Une Direction des Grands Travaux créée en 2007 au sein du Ministère chargé de l'Agriculture et des Ressources Hydrauliques doit y contribuer (son premier chantier a été celui de la restauration du barrage en terre de Kourtimaley en région d'Arta. Le second est le barrage de l'Oued Hamboukto qui doit en dériver les crues vers une dépression voisine. Un 3ème projet est une retenue de 10 000 m3 (sur le plateau de Digri, région d'Ali Sabieh)Article du journal La nation N° 148 du Jeudi 16 Octobre 2008.

Économie :

L'économie djiboutienne est très largement dépendante de son secteur tertiaire (82 % du PIB), l'État est le principal employeur dans le pays (est. 2000).
 
Le pays est pauvre en industrie (15 % du PIB) et surtout en agriculture (3 % seulement du PIB), ce qui contribue à un fort taux de chômage (70 % de la force de travail du pays). Djibouti s'approvisionne en biens auprès de ses voisins Éthiopiens, Somaliens et yéménites. Et, dans une moindre mesure, de la France. Le pays connaît cependant ces derniers temps un changement de conjoncture économique dû à des facteurs exogènes, dont la venue des soldats américains qui participent à la création d'emplois, mais également à l'arrivée de nouvelles banques.

Démographie :

La population djiboutienne compte environ 500 000 individus (selon le PNUD, les chiffres exacts étant indisponibles). Elle se répartit en plusieurs composantes humaines : les Afars les Somalis et les Arabes, de religion musulmane, qui sont traditionnellement rattachés au groupe anthropologique des Chamites. On les nomme « Chamites Orientaux » pour les distinguer de ces autres Chamites que sont les Égyptiens et les Berbères.
 
L'afar et le somali sont couramment parlés. Le français et l'arabe sont les deux langues officielles.

Santé :

Les régions reculées ont un faible accès au système de soins, et le pays doit faire face aux diverses maladies tropicales
  • paludisme (entre octobre et février dans les régions susceptibles de permettre la reproduction des moustiques : villes, Daï),
  • choléra (par période, notamment lors des grands pluies qui inondent certains quartiers de Djibouti ville comme Ambouli par exemple et permettent la prolifération de la maladie).
  • par rapport a de nombreux pays d'Afrique, Djibouti est en partie épargné aux cas de SIDA 2% de la population, en majorité des étrangers ;

 
Une réforme du secteur de santé a été entreprise, avec une loi cadre d'orientation de la politique de santé, et un cadre stratégique 2001-2011 ainsi quun Plan National de Développement Sanitaire 2002-2006.
 
Selon Abdallah Abdillahi Miguil, ministre de la santé, le Centre de formation du personnel de santé va être transformé en un Institut de formation des cadres de la santé (fin 2006 ?), et une faculté de médecine est prévue à Djibouti pour 2007.
 
Des projets concernent aussi des hôpitaux régionaux, un laboratoire de référence national, et un grand hôpital spécialisé dans la prise en charge de la Tuberculose.
 
Mi-2006, la Banque mondiale prolonge pour cinq ans, le financement du Projet de développement du secteur de santé (PDSS) et du projet de Lutte Intersectoriel contre le sida (PLSPT).
 
Une conférence régionale VIH/SIDA Vulnérabilité des populations en mobilité sest tenue à Djibouti, du 29 juin au . Une coopération sud-sud avec le Maroc est prévue permettant denvoyer des étudiants djiboutiens en faculté de médecine au Maroc.
 
Depuis son installation en 2002, l'armée américaine concède ses hopitaux militaires aux soins de personnalités djiboutiennes. On note aussi la présence de l'USAID depuis 2003.
 
L'année 2006 est marquée par un cas humain de grippe aviaire, annoncé le jeudi par Abdallah Abdillahi Miguil, ministre de la Santé, annonce faite suite à un prélèvement effectué le . Le Ministre ne précise ni le nom ni létat du malade, ni son origine ni le lieu dhospitalisation. Par ailleurs, selon la presse, trois poules domestiques sont affectées par le virus. Les tests de laboratoire sont effectués par le centre égyptien de collaboration de lOMS, le laboratoire de référence de NAMRU III au Caire.
 
Un autre fait marquant de Djibouti est la consommation excessive du khat, drogue douce venant tous les midis par voie aérienne des hauts plateaux éthiopiens. Les consommateurs, principalement les hommes, mâchent le khat jusqu'au soir, qui les met dans un état d'excitation temporaire avant de provoquer une lourde somnolence. Cette fureur locale qu'est le khat permet à l'état une rentrée d'argent à travers les impôts mais aussi une sortie de devises non négligeable.

Culture :

  • Musique de Djibouti
  • Littérature de Djibouti
Fêtes et jours fériés
Date Remarques
27 juin Fête nationale Commémoration du jour de l'Indépendance

Présence étrangère :

Outre la présence de nombreuses ambassades dans le pays, Djibouti accueille aussi des unités militaires françaises, allemandes et américaines, ainsi qu'une minorité de soldats japonais. Bien que le président soit « pro-Américain », leur présence dans le pays est controversée, du fait qu'on redoute des attentats terroristes sur le territoire. Les États-Unis d'Amérique n'ont qu'une présence militaire et diplomatique, et les familles des soldats restent en général aux États-Unis. Pour les Américains, Djibouti, pays en paix, se situe en " zone de combat ", au même titre que l'Irak ou l'Afghanistan.
 
La France possède d'importantes infrastructures militaires à Djibouti dont la Base aérienne 188 qui accueille les Mirage 2000C et 2000D de l'Escadron de Chasse 4/33 Vexin ainsi que le 5 Régiment inter-armes d'outre-mer (5 RIAOM), la 13 Demi-brigade de Légion étrangère, un détachement des commandos marine et anciennement le 10°BCS et de nombreux services communs. L'armée de terre compte à Djibouti le Centre d'entraînement au combat d'Arta Plage ainsi que le Centre d'aguerrissement et d'instruction au désert de Djibouti.
 
Le dispositif militaire français compte 2 900 soldats, 10 avions de combat Mirage 2000 et une dizaine d'hélicoptères La France renforce son aide militaire au gouvernement de Djibouti, Le Monde (AFP/AP), 14 juin 2008 . Paris a annoncé le renforcement du dispositif militaire à Djibouti en juin 2008, entre autres en envoyant des avions de patrouille maritime Atlantique-2 et des Mirages pour surveiller les frontières, ainsi qu'une force navale .
 
Dans le même temps, depuis des décennies, la France, continue a apporter une aide économique au pays, et a créé de nombreuses infrastructures, dont le lycée français Joseph Kessel dans le centre de Djibouti en 1991.
 
C'est en 2002 que les États-Unis parviennent à imposer une présence militaire à Djibouti, mettant la France devant le fait accompli. Le 11 décembre 2002, le secrétaire d'Etat à la défense Donald Rumsfeld annonce officiellement l'installation de neuf cents soldats des forces spéciales dans une ancienne base de la Légion étrangère, le camp Lemonier. Parallèlement, la radio Voice of America commence à émettre en arabe comme en anglais. La force militaire américaine compte aujourd'hui 1 800 soldats à Djibouti . Son objectif numéro 1 est de sécuriser le détroit de Bab-el-Mandeb avec l'armée française.

Divers :

Population : 638 000 habitants (en 1975). 0-25 ans : 42,58% ; 15-64 ans : 54,58% ; + 88 ans : 2,84%
Superficie : 23600 km²
Densité : 20 hab./km²
Frontières terrestres : 508 km (Éthiopie 337 km ; Érythrée 113 km ; Somalie 58 km)
Littoral : 314 km
Extrémités d'altitude : - 155 m> + 2 028 m
Espérance de vie des hommes : 49 ans (en 2001)
Espérance de vie des femmes : 53 ans (en 2001)
Taux de croissance de la population : 2,6% (en 2001)
Taux de natalité : 40,66 (en 2001)
Taux de mortalité : 14,66 (en 2001)
Taux de mortalité infantile : 101,51 (en 2001)
Taux de fécondité : 5,72 enfants/femme (en 2001)
Taux de migration : 0 (en 2001)
Indépendance : (ancienne colonie française)
Lignes de téléphone : 10 800 (en 2005)
Téléphones portables : 200 000 (en 2007);SMS (en 2007)
Postes de radio : 52 000 (en 1997)
Postes de télévision : 28 000 (en 1997)
Utilisateurs d'Internet : 11 000 (en 2006)
Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 1 (en 2000); ADSL (en 2006)
Routes : 3 065 km (dont 1 226 km goudronnés) (en 2000)
Voies ferrées : 100 km
Voies navigables : 0 km
Nombre d'aéroports : 13 (dont 3 avec des pistes goudronnées) (en 2007)

Codes :

Djibouti a pour codes :
  • DJ,jogriêgjvier^bta-2,
  • DJ, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-2,
  • DJI, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-3,
  • DJI, selon la liste des codes pays du CIO,
  • DJI, selon la liste des codes internationaux des plaques minéralogiques,
  • DJI, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-3,
  • HD, selon la liste des préfixes des codes OACI des aéroports,
  • J2, selon la liste des préfixes OACI d'immatriculation des aéronefs,

Références :

Voir aussi :

commonsCategory:Djibouti
nCatégorie:Djibouti

Liens internes :

  • Transports à Djibouti
  • 13 demi-brigade de Légion étrangère
  • Chrétiens de Djibouti

Liens externes :


 
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