Cuba
en: Cubade: Kubaes: Cubait: Cuba| nom_local1 | República de Cuba |
|---|---|
| langue1 | es |
| nom_français | République de Cuba |
| de | de%20 |
| image_drapeau | Flag of Cuba.svg |
| lien_drapeau | Drapeau de Cuba |
| image_blason | Coat of Arms of Cuba.svg| |
| lien_blason | Armoiries de Cuba |
| image_carte | LocationCuba.svg |
| devise | Patria o muerte, venceremos (en espagnol : La patrie ou la mort, nous vaincrons) |
| langues | Espagnol |
| capitale | La Havane |
| coordonnées_capitale | |
| lien_villes | Villes de Cuba |
| titre_plus_grande_ville | Plus grande ville |
| plus_grande_ville | La Havane |
| type_gouvernement | République |
| titres_dirigeants | Président |
| noms_dirigeants | Raúl Castro Ruz |
| superficie_rang | 103 |
| superficie_totale | |
| pourcentage_eau | Négligeable |
| population_rang | 66 |
| population_totale | |
| population_année | 2008 |
| densité | 110,9 |
| type_indépendance | Déclarée - Reconnue - Révolution cubaine |
| pays_indépendance | De l'Espagne |
| date_indépendance | 10 octobre 1868 10 décembre 1898 1er janvier 1959 |
| gentilé | Cubain, cubaine |
| pib | 32,13 milliards de $ |
| pib_rang | |
| pib_date | 2003 |
| pib_habitant | $ |
| IDH | 0,838 |
| IDH_année | 2005 |
| IDH_catégorie | élevé |
| IDH_rang | 51 |
| monnaie | Peso cubain |
| code_monnaie | CUP |
| fuseau_horaire | -5 |
| hymne_national | La Bayamesa |
| domaine_internet | .cu |
| indicatif_téléphonique | 53 |
| notes |
Origine du nom :
Le nom Cuba aurait été donné par Christophe Colomb en référence à une terre de l'Alentejo, la ville Vila de Cuba (située dans l'actuel district de Beja, au Portugal) où il vécut. Il l'aurait aussi appelé l'île Juana en l'honneur de la fille des rois catholiques d'Espagne. Selon une autre hypothèse, le nom viendrait du mot Taino cubanacán signifiant « place centrale ». Il pourrait avoir un rapport avec Cuba, une divinité romaine qui prenait soin des enfants au berceau.Histoire :
Avant l'arrivée des conquistadors, Cuba était peuplée d'Amérindiens : les Siboney et les Tainos. Les Siboney étaient des chasseurs et des pêcheurs qui ont laissé de belles peintures rupestres - plus de 200 dans les grottes de Punta del Este sur la Isla de la Juventud. Les Taino vivaient de la culture et de la chasse et possédaient une forme primitive d'organisation sociale. L'Espagne conquit l'île au cours du après la découverte de l'île par Christophe Colomb le 28 octobre 1492. La domination espagnole durera jusqu'à la signature du traité de Paris en 1898. Au cours de ces quatre siècles, de nouvelles villes verront le jour dont Santiago de Cuba (1514) et La Havane (1515). Malgré les efforts de Bartolomé de las Casas, la population indienne payera un lourd tribut : elle sera pratiquement décimée en quelques années. Déçus par la faible productivité des mines d'or, les conquistadors décident de faire de Cuba leur plaque tournante vers le continent et l'utilisent comme escale pour les navires chargés des richesses du Nouveau Monde à destination de l'Espagne. L'île se tourna donc vers de nouvelles activités : tabac (plus ou moins 300 millions de cigares par an ainsi qu'une bonne douzaine de milliards de cigarettes brunes ou blondes), café et canne à sucre (héritée de quatre siècles de colonisation espagnole et qui procure à Cuba le plus gros de ses ressources). Cette dernière activité nécessitant une main d'uvre importante, il sera fait appel aux esclaves africains.Même si, au siècle, la population avait augmenté avec l'arrivée des colons espagnols et des esclaves africains, Cuba était encore, au début du siècle, une petite colonie. Pendant l'été 1762, la capitale fut conquise par les Anglais conduits par Georges Pocock et lord Albemarle. Ils allaient régner sur l'île pendant neuf mois. Aussi brève fût-elle, l'occupation anglaise modifia l'organisation économique et sociale de Cuba. Les restrictions commerciales imposées par l'Espagne furent abolies, marquant le début des échanges avec les colonies anglaises d'Amérique du Nord. Le trafic des esclaves s'intensifia pour fournir la main d'uvre nécessaire dans les plantations. À l'issue du traité de Paris, signé en 1763, Cuba fut rendue à l'Espagne en échange de la Floride attribuée aux Britanniques.
Dans les régions plantées de palmiers royaux trop accidentées pour les machines modernes, des brigades de travailleurs de provinces et de villes différentes et de toutes professions viennent encore couper la canne à la machette. Volontaires, nourris 6 fois par jour, pouvant gagner 5 fois plus qu'un ouvrier ordinaire, ils ont droit à tous les égards. Juste retour des choses : au , le châtiment le plus redouté par l'esclave urbain était d'être vendu aux planteurs de l'intérieur ; prisonniers du domaine, les Noirs ne recevaient ni argent ni éducation.
Rien ne doit se perdre. Une fois le précieux sirop extrait des cannes, les hommes jettent dans les chaudières les tiges pour fabriquer la vapeur qui fait tourner l'usine. Les résidus visqueux tombés au sol sont nettoyés au jet d'eau. Il semble que l'on ait cultivé dès 1523 la canne à Cuba où elle a trouvé les meilleures conditions de croissance : climat chaud, sols humides et, juste avant la coupe, une période sèche propice à la concentration du saccharose. En 1620, Cuba produisait 550 tonnes ; en 1987, plus de 7 millions. Les sacs de 50 kilos sont expédiés durant la guerre froide surtout vers les pays de l'Est mais également en Libye. Cuba est devenu le premier exportateur mondial de canne à sucre.
Alors que la traite était officiellement abolie, plus de esclaves furent débarqués entre 1820 et 1860 au port de La Havane, qui comptait au début du siècle Blancs et esclaves. C'est seulement en 1886 que fut supprimé l'esclavage, fondement de l'économie coloniale, source des richesses de toute l'aristocratie créole.
Les luttes pour l'indépendance remontent au milieu du avec la guerre des dix ans qui débuta en 1868 ; Les États-Unis intervinrent dans la guerre d'indépendance cubaine qui avaient fait morts depuis 1895 (soit 1/8 de la population) pour aider les indépendantistes et occupèrent l'île de 1898 à 1902, puis de 1905 à 1909. Les États-Unis poursuivirent une ingérence marquée jusqu'en 1934 (révocation de l'« amendement Platt » et Politique de bon voisinage).
Fidel Castro prit la tête d'une armée rebelle en 1956, renversant le dictateur Fulgencio Batista le 1959. Il dirige Cuba jusqu'au 31 juillet 2006 puis c'est son frère Raúl Castro Ruz qui, après avoir assuré l'intérim du pouvoir, est élu le 24 février 2008 président du Conseil d'État et du Conseil des ministres par l'Assemblée nationale.
Les États-Unis sont l'une des premières nations à reconnaître diplomatiquement ce nouveau gouvernement, mais les rapports entre les deux pays se gâtent dès le mois de mai lors de la confiscation des avoirs étrangers (dont ceux de United Fruit Co) à Cuba.
Par la suite, du 17 au eut lieu une tentative de débarquement à la Baie des Cochons de réfugiés, recrutés, payés et entraînés par la CIA américaine, qui se solda par un échec. Les États-Unis mirent en place un embargo économique en 1962, mais renoncèrent à toute invasion de Cuba aux termes d'un accord signé pour conclure l'affaire des missiles de Cuba. Le pays fut longtemps soutenu par l'URSS qui lui accordait une aide (4 à 6 milliards USD par an jusqu'en 1990) en échange de son alignement sur sa politique (envoi de forces cubaines dans plusieurs pays d'Afrique dont la République Démocratique du Congo dit ex-Zaïre, soutien aux mouvements révolutionnaires d'Amérique latine), mais fait face à une grave crise économique depuis la disparition du « grand frère soviétique ».
Un projet est en coursCuba to work around US embargo via undersea cable to Venezuela - Wikileaks pour lui permettre d'accéder à internet malgré cet embargo en passant par le Venezuela.
Figures connues :
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Géographie :
La République de Cuba est située entre la mer des Caraïbes et l'Atlantique Nord, au sud de la Floride et des Bahamas. C'est un archipel composé de l'île de Cuba, longue de km (qui fait d'elle la plus grande île des Antilles), de l'île des Pins (île de la Jeunesse) et d'environ 1600 îlots. Géographiquement, elle se trouve à proximité du tropique du Cancer, à 77 km d'Haïti à l'est ; à 140 km de la Jamaïque, au sud-est ; à 180 km des États-Unis, au Nord-Est ; et à 210 km du Mexique, à l'ouest. La République comprend l'île entière ainsi que la Isla de la Juventud (Île de la Jeunesse), mais l'entrée de la baie de Guantanamo est occupée depuis 1898 (officiellement loué depuis 1903) par les États-Unis qui y ont installé une importante base navale (que les États-Unis maintiennent malgré l'opposition du gouvernement cubain).Climat :
Cuba est régulièrement frappée par des cyclones pendant l'été et l'automne. Le 8 juillet 2005, l'ouragan Dennis a fait 16 morts selon les autorités et provoqué d'importants dégâts. Plus d'un million et demi de personnes furent obligées d'évacuer. Avec des vents de 300 km/h, il est passé à la catégorie 4 de l'échelle de Saffir-Simpson qui compte 5 catégories. La saison cyclonique 2008 a beaucoup pesé sur l'économie cubaine, surtout l'agriculture et l'élevage : les destructions causées par les cyclones sont évaluées par le dirigeant Raul Castro à 10 milliards de dollars (7,9 milliards d'euros)Paulo A. Paranagua, « La crise mondiale et trois cyclones ont aggravé la pénurie alimentaire à Cuba » dans Le Monde du 05-12-2008, , mis en ligne le 04-12-2008. foyers ont été affectés, de canne à sucre ont été détruits et ont été inondés.Face à des situations de crises régulières que causent les ouragans, le peuple cubain et l'État ont acquis une certaine expérience et mis en place une logistique permettant de protéger les maisons des vents sauvages et des tsunamis assez fréquents dans l'île.
L'île située au sud du tropique du cancer jouit essentiellement d'un climat subtropical modéré. La moyenne de température s'élève à 25,5 °C ou 78 °F. L'air ambiant est très humide.Géographie et Climat de Cuba
Provinces et villes :
Le pays est divisé en 14 provinces : Holguín, Santiago de Cuba, Villa Clara, Granma, Camagüey, Pilar del Rio, La Habana, Matanzas, Guantanamo, Las Tunas, Sancti Spiritus, Ciego de Avilla, Cienfuegos et la Ciudad de La Habana, plus la municipalité spéciale Isla de la Juventud ou Isla de Pinos.Les principales villes du pays sont :
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Politique :
Cuba se présente comme un pays socialiste, et se veut être une république unitaire des ouvriers et paysans Constitution de la République de Cuba une république parlementaire - où le Parti communiste est le seul parti politique reconnu par la Constitution. Fidel Castro est premier ministre de 1959 à 1976, puis, à l'abolition de cette charge, président du conseil d'État de 1976 à 2008. Il est depuis 1965 premier secrétaire du Parti Communiste Cubain et depuis 1976 représentant à l'Assemblée nationale de la municipalité de Santiago de Cuba et commandant en chef des forces armées.Le parlement cubain est l'Assemblée nationale (Asamblea Nacional del Poder Popular). Ses 614 membres sont élus pour 5 ans au scrutin uninominal majoritaire à deux tours. L'Assemblée nationale élit en son sein le Conseil d'État et son président par un vote à bulletin secret.
L'embargo des États-Unis contre Cuba (décrit à Cuba par le terme espagnol el bloqueo qui signifie « le blocus ») est un embargo économique, commercial et financier à l'égard de Cuba par les États-Unis mis en place le 7 février 1962 à la suite de nationalisations expropriant des compagnies américaines. En 2008, l'embargo est toujours en place, faisant de cet embargo le plus long embargo commercial de l'histoire moderne.
L'embargo ne porte toutefois plus sur les médicaments, les matériels de télécommunications et les produits agro-alimentairesJames McKinley, « Ces Américains qui commercent avec Cuba », dans International Herald Tribune, cité dans Courrier International du 14-11-2007, , faisant des États-Unis le premier exportateur pour l'économie cubaine, particulièrement dans le secteur alimentaire : le montant des exportations américaines vers l'île s'élève aujourd'hui à 500 millions de dollars par an. En 2008, entre 35 à 45 % des importations alimentaires à Cuba viennent des États-Unis, qui sont devenus les premiers fournisseurs de nourriture de l'îlePaulo A. Paranagua, « La crise mondiale et trois cyclones ont aggravé la pénurie alimentaire à Cuba » dans Le Monde du 05-12-2008, , mis en ligne le 04-12-2008.
Raul Castro a succédé en 2008 à son frère Fidel Castro. Cuba est également connu pour sa médecine et son éducation gratuites. C'est pourquoi de nombreux Américains déçus par leur système de santé viennent se faire soigner à Cuba Sicko, Michael Moore, 2007. Le peuple cubain jouit également d'une absence quasi-totale de chômage : tout cubain peut ainsi accéder à un foyer et une quantité de nourriture suffisante, bien que la population soit encore fort pénalisée dans le domaine des autres produits que ceux de première nécessité.
Cependant, les libertés fondamentales d'expression, d'association et de circulation sont extrêmement réduites, ce qui a provoqué l'exode de centaines de milliers de Cubains, réfugiés notamment en Floride. 1,7 million de Cubains soit 15 % de la population totalePaulo A. Paranagua, Cuba après Castro, « l'armée en position d'arbitre », dans Le Monde du 2 novembre 2006, vivent en exil. En 2007, le pays est classé 165 sur 169 par reporters sans frontières pour le peu de liberté qu'il y est laissé à la presse . La liberté d'expression est limitée, l'internet est censuré et les opposants au régime sont jetés en prison : actuellement 62 personnes sont incarcérées pour des raisons politiques . Capter les chaînes étrangères de télévision reste interdit par le gouvernementSara Roumette, « Pas forcément l'idée que l'on en a », dans Géo, n°339, mai 2007, p.97. La vente des ordinateurs est soumise à autorisation, les cybercafés affichent des tarifs prohibitifs. Cuba détient le taux d'accès à internet le plus bas d'Amérique latine (17 internautes pour mille habitants contre 630 aux Etats-Unis et 430 en France). Le seul parti politique autorisé est le parti communiste cubain mais qui ne peut pas se présenter lors des élections. Cuba n'a pas officiellement aboli la peine de mort : la dernière exécution remonte à 2003. 40 prisonniers attendent toujours leur exécution dans le couloir de la mort.
L'armée cubaine, appelée Forces Armées Révolutionnaires, est forte de hommesJanette Habel, « Les défis posés à Raul », dans Géo, n°339, mai 2007, p.98.
Élections :
Des élections municipales se sont tenues le 21 et 28 octobre 2007, ayant désigné pas moins de délégués dans les 169 assemblées municipales.Ces élections rentraient dans le cadre d'un processus électoral d'importance. Ainsi, selon la Constitution cubaine, c'est le seul scrutin permettant aux électeurs cubains de choisir directement leurs représentants.
Associés aux délégués des 14 assemblées provinciales qui ont été également renouvelés, les délégués municipaux ont désignés à leurs tour les candidats à l'Assemblée nationale du pouvoir populaire qui compte 614 députés.
Celle-ci a élu en mars 2008 les 31 membres du Conseil d'État qui, selon la constitution cubaine, ont investi le , Raúl Castro, président de la république de Cuba.
Économie :
Au lendemain de la prise de pouvoir, le régime castriste nationalise 90% du secteur industriel et 70% des terres agricolesEncarta 2003. Le gouvernement cubain met en place une économie planifiée. La plupart des moyens de production sont contrôlés par l'État et la plupart de la main-d'uvre est employé dans le secteur public. Ces dernières années le secteur privé s'est développé. En 2000, le secteur public représentait 77,5% des emplois et le secteur privé 22,5% alors qu'en 1981 le rapport était de 91,8% et 8,2%http://www.oxfamamerica.org/newsandpublications/publications/research_reports/art3670.html/pdfs/social_policy.pdf . L'investissement est réglementé et la plupart des prix sont fixés par les autorités publiques.La chute de l'Union soviétique et du COMECON qui priva l'île de ses principaux partenaires commerciaux et l'embargo des États-Unis eurent de lourdes conséquences sur l'économie cubaine. L'économie cubaine dépendait de l'aide et des débouchés du COMECON. L'Union soviétique achetait le sucre cubain à un prix supérieur au prix du marché et fournissait du pétrole à bas prix. En 1992, le niveau des échanges avec les pays de l'ex-COMECON représentait moins de 7% du niveau de 1989. Dans le même temps, le PNB cubain chuta de plus de 35%, les revenus par habitant de 39%. Sans pétrole et par manque de matériel, l'agriculture cubaine fut décimée ; les coupures de courant étaient fréquentes, la faim et la sous-alimentation étaient répandues.
Face à cette crise économique, Cuba libéralisa un peu son économie. Le développement d'entreprises privées de commerce et de manufactures fut permis, ainsi que la légalisation du dollar américain dans les magasins pour un temps (non permis depuis 2004). Le tourisme fut aussi encouragé. En 1996, l'activité touristique représentait plus que la culture de la canne à sucre en termes de devises. 1,9 million de touristes ont visité l'île en 2003, pour l'essentiel des touristes venant du Canada ou de l'Union européenne, générant 2,1 milliards de dollars de revenusCuba (novembre 2007). La productivité cubaine demeure insuffisante et les performances de l'économie entravées par le manque de moyens de transport.
Relations économiques avec les États-Unis :
Les États-Unis sont le troisième fournisseur de Cuba avec 11% des importations en 2006 Pascal Boniface L'année stratégique 2007 : Analyse des enjeux internationaux, Dalloz-Sirey, Paris, 7 septembre 2006, 611 pages, . En 1998, le président américain Bill Clinton déclara que Cuba n'était plus une menace pour les États-Unis et assouplit l'embargoJanette Habel, Yves Bongarçon, « Les trois âges du castrisme », dans Géo, n°339, mai 2007, p.101-102. Depuis 2001, suite à l'allègement de l'embargo, les sociétés américaines peuvent vendre certains produits agroalimentaires et des médicaments à Cuba. La plupart des importations agroalimentaires à Cuba viennent des États-Unis. Le gouvernement américain a autorisé la mise en vente aux États-Unis de deux vaccins élaborés à Cuba, devenu un grand exportateur de médicaments génériquesSara Roumette, « Pas forcément l'idée que l'on en a », dans Géo, n°339, mai 2007, p.92. Washington possède une Section d'intérêts des États-Unis à La HavaneSara Roumette, « Pas forcément l'idée que l'on en a », dans Géo, n°339, mai 2007, p.90. Enfin, les Cubains exilés en Floride envoient sur l'île des Remesas, c'est-à-dire de l'argent sous forme de mandats. Après avoir été légalisé comme les autres monnaies étrangères en août 1993, le dollar américain a été interdit de nouveau en 2004.Lors de sa visite à Cuba, le pape Jean-Paul II avait bien fait comprendre qu'il était contre cet embargo. Fidel Castro de George Galloway. Le président élu Barack Obama s'est en effet déclaré favorable à un allègement de l'embargo imposé à Cuba, mais cette mesure est soumise à l'autorisation du congrès. Il a également promis de revoir les restrictions aux visites sur l'île d'Américains d'origine cubaine et aux envois de fonds. http://www.rtbf.be/info/50-ans-de-tensions-entre-les-etats-unis-et-cuba-depuis-la-revolution-67311
Population :
Démographie :
Principaux indicateurs démographiques(2004) Population et sociétés, Bulletin annuel d'information de l'INED, n°414, juillet-août 2005, :- Taux de natalité :11 pour mille habitants
- Taux de mortalité : 7 pour mille habitants
- Taux de mortalité infantile : 6 pour mille
- Espérance de vie des hommes : 75 ans
- Espérance de vie des femmes : 79 ans
- Taux d'alphabétisme des femmes : 97,2% La Havane revendique 99,7% L'état du monde 2007
- Taux d'alphabétisme des hommes : 96,9 % La Havane revendique 99,7%
- Indicateur de Développement Humain (2007) : 0,838 (51 place mondiale
Émigration :
En 1980, plus de Cubains partent vers la Floride ; parmi eux, de nombreux prisonniers de droit commun sont expulsés par le régimeJanette Habel, Yves Bongarçon, « Les trois âges du castrisme », dans Géo, n°339, mai 2007, p.101-102.Aujourd'hui, deux millions de Cubains, soit 11 % de la population du pays, vivent en exil, à l'extérieur de l'îleCollectif, Charles Ronsac (dir.), Le livre noir du communisme, Robert Laffont, 2000, ISBN 2221088611, p.777. Selon Salim Lamrani, le nombre de Cubains ayant quitté l'île, non pas depuis 1959 mais depuis le début de l'histoire de l'émigration cubaine vers les Etats-unis, dépasse depuis 2004 le million de personnesSalim Lamrani, Fidel Castro, Cuba et les Etats-Unis, p.43. De plus, sont classés comme Cubains, les personnes nées à Cuba mais aussi les descendants de ces personnes même nés aux Etats-Unis. Cuba est au dixième rang d'émigrant vers les Etats-Unis, derrière le CanadaSalim Lamrani, Fidel Castro, Cuba et les Etats-Unis, p.49.
La communauté cubaine de l'agglomération de Miami compte environ personnes en 2006Eric Glover, « La dissidence donne de la voix », dans Courrier international .
Société cubaine :
Daprès le recensement de 2002, 65 % des Cubains sont blancs, 10 % sont noirs et 25 % métisMauricio Vicent, « CUBA La révolution n'a pas eu raison du racisme », dans El Pais, cité dans Courrier International du 19-11-2008, . Selon un chercheur au Centre d'études des États-Unis (Esteban Morales), la discrimination des Noirs sest accentuée à Cuba à partir des années 1990. Il y a 19 % des parlementaires qui sont noirs et 5 membres du Bureau politique sur 24Paulo A. Paranagua, « L'élection de M. Obama ravive le débat racial à La Havane », dans Le Monde du 03-01-2009, , mis en ligne le 02-01-2009.La crise que connaît Cuba depuis les années 1990 a entraîné une augmentation des inégalités sociales. Le salaire moyen mensuel d'un Cubain est actuellement de 15 dollarsSara Roumette, « Pas forcément l'idée que l'on en a », dans Géo, n°339, mai 2007, p.95. La population la plus pauvre a recourt au recyclage et au système D car le salaire ne suffit plus. Le marché noir, lié au rationnement de la nourriture, la prostitution et la criminalité sont des phénomènes qui se développent dans l'îleSara Roumette, « Pas forcément l'idée que l'on en a », dans Géo, n°339, mai 2007, p.95. Le système repose en outre sur une corruption généraliséeLeonardo Padura, « La théorie du septième kilomètre », dans Géo, n°339, mai 2007, p.83.
Éducation :
Fidel Castro a dès 1961, nationalisé les universités, et autres écoles, et les a rendu gratuites. Il n'y a pas de frais pour les étudiants. Cependant avec les difficultés de 1990, l'éducation de qualité s'est montré dur a appliquer.Avant la révolution cubaine, le taux d'alphabétisation à Cuba, était déjà de 78 %, alors que la moyenne mondiale était de 44 % Alain Abellard, « La naissance d'un mythe », dans Le Monde du 31-12-2008, mis en ligne le 30-12-2008, C. Ronsac (dir.), Le livre noir du communisme, 2000, p.759. Selon le PNUD, Cuba se situe au troisième rang mondial avec un taux d'alphabétisation de 99,8 % aujourd'huiRapport 2006 sur le développement humain : http://hdr.undp.org/hdr2006/statistics/countries/country_fact_sheets/cty_fs_CUB.html), à égalité avec l'Estonie et devant les États-Unis (93,3 %).
Pendant les années 1960-1980, les étudiants sont contraints de participer aux travaux agricoles (récolte de la canne à sucre), d'assister aux réunions syndicales, de partir en mission en AfriqueLeonardo Padura, « La théorie du septième kilomètre », dans Géo, n°339, mai 2007, p.84. Une partie de la matière grise formée dans les universités cubaines émigre pour échapper aux conditions de vie. La moitié des médecins cubains sont en mission à l'étrangerSara Roumette, « Pas forcément l'idée que l'on en a », dans Géo, n°339, mai 2007, p.92.
La plus ancienne université du pays est celle de La Havane fondée en 1728. Parmi les autres établissements d'enseignement supérieur on peut citer l'université de Camagüey, l'université de Ciego de Ávila, l'université de Cienfuegos, l'université de Granma, l'université de Holguín, l'université de Matanzas, l'université de Pinar del Río, l'université de Santiago de Cuba et l'université catholique de Santo Tomás de Villanueva.
Mais le nombre d'université a considérablement augmenté depuis 1959 Fidel Castro George Galloway.
L'homosexualité à Cuba :
À Cuba, l'homosexualité fut déclarée illégale dans les années 1960 et qualifiée de « manifestation de la décadence capitaliste ». Des centaines d'homosexuels hommes et femmes, et de travestis furent internés dans des camps de concentration (des UMAP : Unité Militaire d'Aide à la Production) entre 1965 et 1967C. Ronsac (dir.), Le livre noir du communisme, Robert Laffont, 2000, ISBN 2221088611, p.768 où ils devaient être « rééduquésC. Ronsac (dir.), Le livre noir du communisme, Robert Laffont, 2000, ISBN 2221088611, p.769 ». Les prisonniers vivaient des conditions très difficiles, ils étaient astreints au travail forcé, étaient mal nourris et subissaient des mauvais traitements. Les homosexuels ont été ensuite interdits dans l'éducation et dans la représentation artistique de Cuba à l'étranger. Des purges homophobes ont été organisées, notamment à l'université de La Havane. Mariela Castro donne une toute autre version de cette époque : « Ce nétait pas des camps, cétaient des unités militaires dappui à la production qui sétaient créés, comme une sorte de service militaire pour faciliter lobtention dune qualification aux fils douvriers et de paysans qui à la sortie leur permettrait laccès à un travail mieux rémunéré. Cela était lidée qui avait été proposée au nouveau Ministère des Forces Armées Révolutionnaires. Cétait une période avec beaucoup de confusions, une nation révolutionnaire était en train de se créer en même temps que des attaques de terrorisme dÉtat dont le peuple cubain était lobjet : cétait très difficile. Ce fut une des initiatives et dans certaines de ces unités se trouvaient des gens qui humiliaient les homosexuels, qui considéraient quil fallait les faire travailler pour quils deviennent des « hommes ». Il fallait les « transformer », ça cétait lidée de lépoque, et elle était ancrée dans le monde entier. Même les psychiatres pratiquaient des thérapies pour les faire devenir hétérosexuels. »Interview de Mariela Castro par le journal Clarín (Argentine)En 1980, le gouvernement a expulsé de nombreux homosexuels lors de l'exode de Mariel. L'homosexualité a été officiellement dépénalisée en 1997 « Cuba, les gays en liberté surveillée », article de Clément AVISTAN et David FERRÉ, paru dans Têtu n°113 de juillet-août 2006, pages 147-153..
En 1992, Vilma Espin, femme de Raul Castro, dénonce publiquement la répression et les discriminations qui ont longtemps visé les homosexuels. Ce combat a été repris par sa fille Mariela Castro, un des ses quatre enfants, actuellement présidente du Centre national cubain d'éducation sexuelle.
La médecine cubaine :
Beaucoup d'étrangers viennent se faire soigner à Cuba. Tous les hôpitaux ainsi que les traitements sont gratuits. Les Cubains sont aussi très avancés dans le domaine de la biotechnologie. 35 pays du Tiers-monde ont bénéficié de l'aide médicale (ainsi qu'éducative) de Cuba en 1979. Cuba offrit aux enfants victimes de la catastrophe de Tchernobyl des soins gratuits, dès 1990. Au total, 20000 Ukrainiens ont été traités. Fidel castro de George GallowayCuba est un des six pays au monde produisant une protéine; l'interferon (INF). Il produit aussi le facteur de croissance épidermique, utilisé dans des crèmes très efficace contre les brûlures; le vaccin contre l'hépatite B; le vaccin antiméningocique tape B et l'estreptoquinasa recombinante, une médecine d'action contre la crise cardiaque du myocarde. Aussi les médicaments sont élaborés contre le tromboembolismos, les chutes dans le système immunologique, l'hypertension, le cholestérol et quelques formes de cancer. http://medecinecubaine.blogspot.com/2006/08/mdecine-cuba.html
CUBA a réussi à former plus de 78 000 médecins et à aider une centaine de pays. Cette coopération concerne actuellement 78 nations. http://www.granma.cu/frances/2008/diciembre/vier12/medecins.html Les Nations unies ont salué la contribution de Cuba dans le domaine de la santé.http://www.granma.cu/frances/2008/diciembre/juev11/50reconocimientoF.html
Cependant, le journal britannique The Economist note en décembre 2008 que le pays est « encore une fois au bord de la faillite » et que, en particulier, le secteur médical est entré dans un déclin prononcé"Time for a (long overdue) change", The Economist, 3 janvier 2009, p.8.
La mortalité :
La mortalité a fortement diminué entre 1950 et 2005 (- 3,9 points), mais il a légèrement augmenté entre 1990 et 2005.Le taux de mortalité infantile est passé de 80,6 pour mille naissances vivantes en 1950-1955 à 7,3 en 2000-2005D'après les données du Statistical Yearbook for Latin America and the Caribbean, Economic Commission for Latin America and the Caribbean, United Nations, 2005, .
L'espérance de vie s'est améliorée entre 1950 et 2005. Aujourd'hui, elle est de 78 ans à la naissance. Cuba est néanmoins dépassée en Amérique par les Antilles françaises, les Îles Vierges américaines, le Costa Rica, le Chili et le Canada dont l'espérance de vie dépasse 78 ansVoir le tableau comparatif de l'INED, .
| Années | NatalitéPour mille habitants | MortalitéPour mille habitants | Espérance de vie moyenneà la naissance en années |
|---|---|---|---|
| 1950-1955 | | | |
| 1960-1965 | | | |
| 1970-1975 | | | |
| 1980-1985 | | | |
| 1990-1995 | | | |
| 2000-2005 | | | |
Culture :
Avant la Révolution cubaine, la capitale possédait 135 salles de cinéma dont la plupart ont été fermées : il nen reste plus quune vingtaine dans cette ville de 2,2 millions dhabitantsGuillaume Carpentier, Les ruines de la révolution, dans Le Monde du 31-12-2008, mis en ligne le 30-12-2008, .L'île de Cuba est réputée notamment pour :
- les cigares, notamment les Habanos et les Cohiba, cigares cubains de renommée mondiale.
- le rhum, surtout le Havana Club (dont le añejo, i.e. vieilli de 7 ans). Le rhum est une eau-de-vie brûlante obtenue par fermentation et distillation du jus de canne.
- la musique cubaine a produit un grand nombre de genres musicaux dont le mambo et le cha-cha-cha, le son dont Buena Vista Social Club a permis la redécouverte, le boléro. Aujourd'hui elle s'exprime avant tout par la timba (proche de la salsa) et le reggaeton. Elle s'inspire aussi de la rumba congolaise, pour cause, la forte communauté originaire d'Afrique centrale (ex-Zaïre) depuis l'esclavage.
Genres par ordre chronologique : Conga | Punto guajiro | Guaracha | Tumba francesa | Contradanza | Rumba | Habanera | Trova | Changui | Danzón | Boléro | Son | Guajira | Mambo | Jazz afro-cubain | Filin | Cha-cha-cha | Pachanga | Nueva Trova | Songo | Timba
- les vieilles voitures américaines (classées dans le patrimoine cubain, c.-à-d. qu'on ne peut les acheter et les faire sortir de l'île)
- le révolutionnaire argentin Ernesto Guevara dit le « Che », aux côtés duquel Fidel Castro mena la révolution cubaine.
- la santeria, religion syncrétique d'origine africaine, très présente dans la société cubaine. Selon l'historienne et anthropologue María I. Faguaga, la majorité de la population tient compte des prophéties publiées chaque année dans la Lettre de l'année publiée par les babalaos, les prêtres de la santeríaRaquel Sierra, « Préparez-vous aux colères du ciel ! » dans Courrier international du 29 janvier 2008, .
- les Cubains sont peu équipés en matériel informatique (3,3 ordinateurs pour 100 habitants, c'est-à-dire l'un des taux les plus faibles du monde)Sylvie Kauffmann, Martine Jacot, Brice Pedroletti, « La censure sur Internet : États contre cyberdissidents », dans Le Monde du 29 août 2007,
| Date | Nom français | Nom local | Remarques |
|---|---|---|---|
| Jour de la Libération | Día de la Liberación | ||
| 26 juillet | 26 juillet 1953, attaque de la Moncada | Día de la Revolución | |
| 25 décembre | Jour de Noël | Jusqu'en 1998, le régime castriste avait supprimé le jour de Noël« Les Rois mages malvenus à Cuba », dans Libération du 09 janvier 2007, |
Religion :
La religion à Cuba reflète la diversité culturelle de l'île. D'après certains chercheurs, 85 % des Cubains croient en quelque chose, alors qu'ils ne sont que 15 % à pratiquer régulièrement une religionMauricio Vicent, « Les églises sortent de l'ombre », dans Géo, n°339, mai 2007, p.74.Après la révolution de 1959, Cuba est devenu un état officiellement athée et a limité la pratique religieuse. Le régime expulsa ou incarcéra plusieurs centaines d'ecclésiastiques. Le nouveau gouvernement castriste persécuta les pratiquants de la Santeria et les tint à l'écart du Parti communistePaulo A. Paranagua, « L'élection de M. Obama ravive le débat racial à La Havane », dans Le Monde du 03-01-2009, , mis en ligne le 02-01-2009. Depuis les années 1990, les religions connaissent un regain de vitalité dans l'île. La crise provoquée par l'effondrement du bloc soviétique poussa de nombreux pauvres à se tourner vers la charité des églises. En 1992, Fidel Castro renonça officiellement à l'athéisme d'ÉtatMauricio Vicent, « Les églises sortent de l'ombre », dans Géo, n°339, mai 2007, p.76. Jusqu'en 1998, le régime castriste avait supprimé le jour de Noël« Les Rois mages malvenus à Cuba », dans Libération du 9 janvier 2007, . En janvier 1998, le pape Jean-Paul II a effectué une visite historique sur l'île, invité par le gouvernement cubain et l'Église catholique. Cependant, un Bureau des Affaires Religieuses, qui dépend du PCC, surveille les activités des églises qui doivent obtenir la reconnaissance des autorités.
Cuba est traditionnellement un pays catholique. Parfois le catholicisme est très influencé par le syncrétisme. Une croyance syncrétique commune est la Santería, qui est originaire de Cuba. 60 % de la population a reçu le baptême mais seuls 1,5 % sont des catholiques pratiquants. L'Église catholique romaine est composée de la conférence des évêques catholiques cubains (COCC), menée par Jaime Lucas Ortega y Alamino, cardinal et archevêque de La Havane. Elle est formée de onze diocèses, 56 ordres de nonnes et 24 ordres de prêtres.
Selon une étude du Centre de Recherches Psychologiques et Sociologiques, Cuba compterait un demi million de protestants sur une population totale de 11,2 millions de personnes. On recenserait par ailleurs Témoins de Jéhovah, cinq synagogues pour environ 1500 Juifs. Plusieurs centaines de milliers de Cubains pratiquent des cultes afrocubains, qui connaissent un succès important. Parmi les rituels venus d'Afrique, la Santeria, est la plus répandue. Parmi les autres cultes africains pratiqués à Cuba figure le Palo Monte, pour lequel on utilise des herbes et autres éléments naturels à des fins magiques, ainsi que l'Abakua, qui est plus qu'une société secrète de secours mutuel réservée aux hommes.
Codes :
Cuba a pour codes :- C, selon la liste des codes internationaux des plaques minéralogiques,
- CU, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-2,
- CU, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-2,
- .cu, selon la liste des Internet TLD (Top level domain),
- CUB, selon la norme ISO 3166-1 alpha-3 (liste des codes pays),
- CUB, selon la liste des codes pays du CIO,
- CUB, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, alpha-3,
- CUT, selon la liste des préfixes OACI d'immatriculation des aéronefs,
- MU, selon la liste des préfixes des codes OACI des aéroports.
Notes et références :
La Révolution cubaine diversifie ses partenariats http://www.lalettrediplomatique.com/contribution.php?id=20&idrub=69Bibliographie :
- Fidel Castro Biographie à deux voix (2007) - De Ignacio Ramonet http://www.lesamisdecuba.com.
- Washington contre Cuba (2005), Salim Lamrani, Howard Zinn, Noam Chomsky, Éditions Le Temps des Cerises, ISBN 2-84109-587-6.
- Cuba face à l'empire (2006), Salim Lamrani, Éditions Timéli, ISBN 2-940342-15-6
- La Filière terroriste du FBI contre Cuba (2006), Jean-Guy Allard, Éditions Timéli, ISBN 2-940342-19-9.
- Cuba est une île (2004), Danielle Bleitrach, Viktor Dedaj avec la participation de Jacques-François Bonaldi, Le Temps des Cerises, ISBN 2-84109-499-8.
- Le Pas suspendu de la Révolution. Approche critique de la réalité cubaine (2001), ouvrage collectif coordonné par Yannick Bovy et Eric Toussaint, Éditions du Cerisier, Mons, Belgique. Préface de Manuel Vazquez Montalban. Photos de Yannick Bovy et Mathieu Sonck. www.zogma.org
- Cuba especial (2001) - Éditions Quinoa http://www.quinoa.be.
- Fidel Castro, Cuba et les États-Unis (2006), Conversations avec Ricardo Alarcon de Quesada, Salim Lamrani, Éditions Le Temps des Cerises, ISBN 2-84109-636-X.
- 1902-2002. Centenario de la República Cubana, William Navarrete et J. de Castro, Ed. Universal, Miami, 2002, 542 pages, ISBN 0-89729-979-5.
- La Lune et le caudillo, Jeannine Verdès-Leroux, Ed. Gallimard, Paris, 1989, ISBN 9782070780181.
- Cuba la faillite d'une utopie, Olivier Languepin, Ed. Gallimard, Folio, Paris, 2007, ISBN 207034598X.
- La Prostitution à Cuba, Sami Tchak, Ed. L'Harmattan, Paris, 1999, ISBN 2-7384-8185-X.
- Coucher de soleil sur La Havane - La Cuba de Castro 1959-2007, Pierre Rigoulot, Éditions Flammarion, Paris 2007, ISBN 978-2-0806-8407-3.
Voir aussi :
- Habanos (cigares cubains)
- Liste des journaux cubains
- Violence politique contre Cuba
- Viva Cuba Road Movie à Cuba
- Littérature cubaine
- Musique cubaine
- Christianisme à Cuba
- Démocratie populaire
- Partis communistes dans le monde
Liens externes :
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