Arabes
en: Arabde: Araberit: Arabo| nom | Arabes |
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| region1 | Monde arabe |
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| pop2 | 10 à 12 millions |
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| pop4 | 3,5 millions |
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| poptot | 206 millions (langue mère) |
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| reftot | Arabic Language, Encarta |
| origine | |
| langue | Arabe, méhri et variantes de l'arabe |
| religion | Islam, christianisme |
| groupe lié | Sémites |
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| note |
Étymologie :
L'origine du mot Arabe demeure obscure, malgré les nombreuses recherchesLes Arabes dans l'histoire, Bernard Lewis, page 15, édition Flammarion, ISBN 2080813625. Selon Toufik Fahd, le radical arab, en arabe, désigne le désert et c'est un mot Hébreux "arâbâh" Études d'histoire et de civilisation arabes. De Toufic Fahd. Éditions Isis, 1997. ISBN 9754281068 version en ligne.Le mot arabe peut dériver de la racine sémitique Abhar " se déplacer". L'étymologie arabe considère que le mot arabe dérive du verbe exprimerLes Arabes dans l'histoire, Bernard Lewis, page 15, édition Flammarion, ISBN 2080813625.
Le mot Aribi a été trouvé dans une inscription Assyrienne qui date de 853 avant J-C. Le roi Salmanzar III relate une rébellion du prince Gindibou l'AribiLes Arabes dans l'histoire,Bernard Lewis, page 16, édition Flammarion,ISBN 2080813625.
Vers 530 av. J.-C., le mot Arabaya est transcrit dans plusieurs documents persans. Le nom de lieu Arabia est transcrit en grec par Hérodote. Par la suite tous les écrivains grecs ou latins élargissent le sens en désignant l'endroit et les habitants par le mot ArabiqueLes Arabes dans l'histoire, Bernard Lewis, page 16, édition Flammarion, ISBN 2080813625.
Ou il désigne « lhomme du désert » ou encore « lhomme qui a traversé le désert » ; dans cette acception, il représenterait lidentité bédouine, au sens strict, cest-à-dire lensemble des tribus nomades vivant de pastoralisme en Arabie. Ce radical pourrait également désigner « le lieu où le soleil se couche » (cf. Érèbe, la ténèbre), cest-à-dire lOccident}}. Arabe et Europe pourraient provenir du sémitique ereb, qui signifie « coucher du soleil » (donc occident) ; cette hypothèse nest aujourdhui plus retenue.
Définitions du terme :
Lidentité arabe peut reposer sur un ou plusieurs critères.- Généalogie. Est arabe celui qui situe ses ancêtres dans lune des tribus dArabie. Cétait la définition utilisée à lépoque médiévale, par exemple par Ibn Khaldoun
- Nationalité. Est arabe un citoyen dun des 22 pays membres de la Ligue arabe. Cette définition recouvre environ 300 millions de personnes, mais exclut la diaspora. Elle englobe des minorités linguistiques (Kurdes, Coptes, Syriaques, Berbères) qui sont enseignées dans la langue officielle (arabe standard) de l'État.
- Langue. Est arabe une personne dont la langue maternelle est larabe. Les parlers locaux, appelés à tort arabe dialectal ne permettent pas de communications mutuelles entre ces différents dialectes. Cette définition réduit considérablement le nombre d'arabophones. Selon le linguiste Mohammed Benrabah, certaines personnes arabophones ne se reconnaissent pas dans ces définitions, notamment au Maroc et en Algérie, et se considèrent comme des Berbères arabisésMohamed Benrabah, Langue et pouvoir en Algérie. Histoire dun traumatisme linguistique, éd. Séguier, 1999, recension en ligne.
Selon Sati al Housri, un des pères du nationalisme arabe, « est Arabe celui qui parle arabe, qui se veut Arabe et qui se dit Arabe. »
Utilisations exonymiques du terme arabe :
Le nom est souvent employé pour se rapporter à toute personne originaire du Proche-Orient ou de lAfrique du Nord dont la langue maternelle est un parler local influencé par la langue arabe. De ce fait, ni les Turcs ni les Iraniens ne sont arabes, puisque les Turcs parlent le turc (langue altaïque comme le mongol) et les Iraniens parlent le persan (une langue indo-européenne).Par extension, le terme se rapporte à nimporte quelle personne originaire dune ethnie qui a adopté cette langue sémitique. De telles personnes peuvent navoir aucun autre lien avec lArabie, que de vivre dans un pays qui fut annexé pendant lexpansion arabe (Syrie, Liban) ou vivre dans un État membre de la Ligue arabe, laquelle comporte des États à majorité non arabe, comme la Mauritanie, ou non-arabophone comme la Somalie, les Comores et Djibouti, ou à majorité arabophone mais où il existe de fortes minorités non arabes comme le Soudan.
Par exemple, les Berbères dAfrique du Nord sont souvent appelés « Arabes » par méconnaissance en Occident, alors quils ne sont reliés avec lArabie en tant que telle que par le fait quils parlent souvent la langue arabe en plus du berbère, leur langue maternelle, larabe étant une des langues officielles du pays dans lequel ils vivent et, surtout, la langue liturgique.
Arabes non arabophones :
Les Arabes dAsie centrale et les Arabes dIndonésie constituent des groupes ethniques distincts, recensés comme tels, mais les recensements ont montré que la majorité des personnes se déclarant « arabes » dans ces pays ne parlent pour la majorité dentre elles pas cette langue, ou ne la connaissent que comme langue liturgique, non comme langue usuelle, quelle soit intra-familiale ou non.Arabophones non arabes :
Les Maltais parlent le maltais, une langue qui au départ est un dialecte arabe proche des dialectes tunisiens, mais ils ne se considèrent pas comme arabes. En effet, le mouvement nationaliste maltais, au , a construit une origine mythique phénicienne à la langue et à la nation maltaises pour contrer les partisans de lannexion de Malte à lItalie en processus dunification, ces derniers utilisant notamment pour argument que larabe était la « langue des musulmans ».Il existe également des Juifs arabophones pour lesquels lappellation « Arabes juifs » nest pas utilisée, sauf parfois pour désigner des tribus arabes de confession juive à lépoque antéislamique ou au début de lère islamique (Hégire), ou dans un sens idéologique, pour désigner par exemple des Juifs non sionistes se considérant comme Judéo-arabes, par exemple Abraham Serfaty au Maroc ou Ilan Halévi, membre de lOrganisation de Libération de la Palestine.
Nombre de Somaliens et de Djiboutiens ont pour seconde langue larabe qui est langue officielle dans leur pays.
Parmi les populations berbères des pays dont larabe est la langue officielle, il existe des mouvements identitaires berbéristes (Parti démocrate amazigh au Maroc, Mouvement pour lautonomie de la Kabylie et Mouvement citoyen des Aarchs en Kabylie, Algérie) qui militent pour la reconnaissance de lidentité berbère. Les populations berbères dAfrique du Nord, de cultures distinctes et de langues propres (tamazight, chleuh,) ne sont pas considérées comme arabes. La langue arabe est dailleurs fortement rejetée par une partie des populations berbérophones qui la considèrent comme une langue doppression politique et culturelleMohamed Benrabah, op. cit. .
Peuplement arabe :
Le peuplement originel de la péninsule arabique et du désert sétendant de la Mésopotamie jusquen Syrie est de souche sémite, mais son origine ethnique même est sujette à de nombreux débats. De fait, la présence de ces populations bédouines est très ancienne, puisquon retrouve mention de leurs existences dans des textes assyriens et babyloniens datant du mais aussi dans la Bible. Selon la Bible, ils seraient issus dune scission des fils d'Abraham, leur ancêtre mythique étant Ismaël, frère dIsaac ancêtre mythique des Hébreux.Lhistorien Marc Bergé écrivit : Les Arabes font leur première apparition dans lhistoire en 854 avant Jésus-Christ : larabe Gindibu soutint Bin Idri de Damas (le Ben Hadad II de la Bible) en lui amenant mille chameliers du pays dAribi à loccasion de la bataille de Qarqar Peut-être le camp de Gindibu était-il situé au sud-est de Damas. Il est certain que les éléments bédouins de la péninsule arabique - quon appelait probablement indifféremment Aram, Eber ou Haribu - devaient être installés à lorigine, dans la région qui sétend entre la Syrie et la Mésopotamie et qui fut, avec la Syrie le berceau le plus ancien des Sémites"Marc Bergé, Les Arabes, 20.
Présents dans la péninsule arabique et le désert arabo-syrien jusquau , ils ont alors connu une expansion vers le reste des Proche et Moyen Orients, vers lAfrique du Nord et la péninsule Ibérique portés par leur foi en lislam qui sest transmise jusquen Andalousie.
Généalogie et origine :
Récits antique et du Moyen Âge :
Selon Ibn Khaldoun, les Arabes sont formés de quatre groupes distincts, les Ariba, les Mostaâriba, les Tabia lil âarab et les MostaâdjemIbn Khaldoun, Histoire des Berbères, traduction de William McGuckin de Slane, page 1, éd. Berti, Alger, 2003, p. 149 (ISBN 9961690277) . D'après luiLe traducteur du livre d' Ibn Khaldoun, nous réfère au livre de M.Caussin de Perceval : Essai sur l'histoire des Arabes pour comprendre Ibn Khaldoun , les généalogistes arabes séparent les tribus de leur nation en deux catégories. La première descendent de Qahtan et l'autre d'Ismaël fils d'Ibrahim pour les musulmans, etc., et Abraham pour les chrétiens et les Hébreux, etc.).. Khehlan et Himyer sont de la 1 catégorie. Moder et Rebia b Nizar appartiennent à la 2 catégorie.Selon Tabari, un historien musulman, Éve habitait à Djeddah et Adam demeurait seul à Serândib dans une montagne. Cette montagne a été identifiée par Ibn Battuta et maintenant le nom de pic d'AdamRevue scientifique. Publié par Germer Bailliére, 1884. Notes sur l'article : année 21:sem.1 (1884:janv.-juin). Le pic d'Adam à Ceylan. De M.E. Haeckel, page 243 , il fut envoyé la première fois dans l'Hindoustan. Adam et Éve sont passés par l'actuelle Arabie saoudite. Adam faisait son pèlerinage et il retournait à sa nouvelle demeure, qui est La Mecque actuelle Tabari, La chronique, Histoire des prophètes et des rois.V1.Édition Sindbad, ISBN2742733175,ch: De la création à David, page 83.
Adam est un mot arabe qui signifie homme d'après Louis Édouard Gauttier du Lys d'Arc Les mille et une nuits, contes arabes: contes arabes, publié par Louis Édouard Gauttier du Lys d'Arc. Traduit par Antoine Galland. Publié par Chez Galliot, 1822. Notes sur l'article: v.4 1822, page 19 Version du livre en ligne.
Tabari fait remonter Ismaël à Adam.
Les psaumes et préceptes d'Adam ont été écrits en arabe et ils sont conservés au Vatican. Une autre version est en syriaque. La Sainte Bible: texte de la vulgate, traduction française en regard avec commentaires ... : introduction générale. De l'Abbé Trochon, H -J Crelier, Charles Trochon. Collaborateur Antoine Bayle. Publié par Lethielleux, 1886. Notes sur l'article: v.1. Page 481. version du livre en ligne.
D'autres philosophes musulmans disent que la langue d'Adam était l'arabe, mais cela a été contesté par Ibn Jinni au X siècle La poésie arabe moderne entre l'Islam et l'Occident. De Slimane Zeghidour. Publié par KARTHALA Editions, 1982.ISBN 286537047X. Page 35 Version du livre en ligne .
La mère de Ismaël est Agar une égyptienne Histoire universelle de l'Église catholique. De René Francois Rohrbacher, Franz Hülskamp, Hermann Rump. Publié par Lardinois, 1842, page 210. Le père d'Ismaël avait ses parents en Égypte Tabari, La chronique, Histoire des prophètes et des rois.V1.Édition Sindbad,ISBN2742733175,ch: De la création à David, page 137. Le roi égyptien avait quatre cents femmes, dont Agar. Cette dernière était une jeune fille et occupait des responsabilités élevées à celui des autres fillesTabari. La chronique, Histoire des prophètes et des rois.V1.Édition Sindbad,ISBN2742733175,ch: De la création à David, page 139.
Aspect scientifique :
L' homo sapien immigre en Arabie vers 60000 avant J-C et devient sédentaire dans la région de l'Arabie heureuse Hommes voilés et femmes libres : les Touareg, par Marcel Baudin, Publié par L'Harmattan, ISBN 2296056881Version du livre enligne.C'est au Proche-Orient, dans les régions du croissant fertille que la période Néolithique apparait. L'homme devient sédentaire vers 12500 avant J-C. Les premiers villages au monde voient le jour en Arabie. L'homme développe l'agriculture et fabrique des instruments. Les premiers villages sont: Mallaha et MureybatL'Anthropologie Par ScienceDirect, Publié par Masson., 1974, Notes sur l'article: v.78 1974 version du livre en ligne .
Histoire :
Préhistoire :
Selon les textes biblique ou le coran, Ibrahim (selon les musulmans) et Abraham (selon les chrétiens, les hébreux, etc.) est l'ancêtre du peuple arabes, il a eu Ismaël comme fils qui est considéré comme étant le deuxième patriarche des Arabes. Ibrahim a pour aïeul Sem (Bible) fils de Noé (patriarche). Plusieurs tribus arabes se forment.Antiquité :
D'après Ctésias, au temps des Phéniciens, les Béroses étaient composés de Chaldéens et d'Arabes. Le roi arabe à cette époque était Ariée, il faisait la guerre contre Ninus,chef de Babylone et de NinivesL'Univers: histoire et description de tous les peuples, Ferd Hoefer. Publié par F. Didot frères, 1852.Notes sur l'article: ser.3 v.9. p107 version du livre . Selon Ferd Hoefer, une dynastie arabe avait occupé Babylone en 1400 avant J-C. Cusan - Risataim , un madainite (tribu qui appartient aux ismaélites) était le roi de la Mésopotamie. Plusieurs peuples ( phéniciens, hébreux) étaient soumis à ce roi . Les ismaélites occupaient une partie de la Mésopotamie et une grande partie de l'Arabie. La guerre éclate entre les Hébreux et Cusan - Risataim à cause de Yahweh (dieu du Proche-Orient). Les Hébreux ont dénigré ce dieu et se sont mis à adorer Baalim et Astratoh. À la fin, les Hébreux offrent leur soumission à Cusan- Risataim durant huit ans L'Univers: histoire et description de tous les peuples, Ferd Hoefer. Publié par F. Didot frères, 1852. Notes sur l'article: ser.3 v.9. p108.- Au Sud
- Le centre et le Nord
Entre le IV et le VI siècle, La région se dégrade par la suite. Les Byzantins et les Sassanides se sont désintéressés de cette région. La société arabes demeure tribale. L'élevage était important pour la survie, parfois les Bédouins attaquent les caravanes des arabes qui habitent les contrées sédentaires. Les tribus arabes avaient un chef élu et avaient un conseil formé de membre de la même famille (Ahl al Bayt) (les gens de la maison). La religion des tribus était polydémonismeLes Arabes dans l'histoire, Bernard Lewis, édition Flammarion, ISBN 2080813625.
- La Mecque
Moyen-âge :
Conquêtes musulmanes :
Avant le début de la conquête musulmane, les tribus arabes étaient donc essentiellement nomades, à lexception notable de quelques régions où les Arabes avaient développé des civilisations urbaines, comme au sud de la péninsule arabique, en Mésopotamie, sur le territoire araméen, où ils avaient créé autant de petits royaumes (Palmyre, Pétra, Hatra, royaume Lakhmide de Al-Hira, royaume Ghassanide, etc.).Après la conquête de la péninsule arabique par lislam, les Arabes ont conquis aux les régions voisines du Proche-Orient, l'Asie mineur , lAfrique du Nord, etc.
Après une conversion rapide à lislam, une armée Amazigh conquit lEspagne pour le compte du calife omeyyades de Damas par voie maritime dans la partie de l'actuelle l'île de Gibraltar. Toutes les villes tombaient au pouvoir des Omeyades. Les Amazigh étaient plus nombreux que les Arabes et les Juifs en Andalousie. Plusieurs Dynasties se sont maintenues, mais il finissaient par tomber. La seule dynastie qui a pu survivre est la dynastie Arabe des Nasrides à Grenade , elle fut la dernière à tomber en 1492.En même temps, la conquête de l'Amérique fut entammée.
Les Musulmans ont régné près de huit siècles (de 711 à 1492) en Andalousie. Une partie du Portugal fut aussi conquise par les musulmans. Après avoir fondé al-Andalus, une partie des Juifs vont être refoulé vers l'Afrique du Nord à la fin du XV siècle par le chrétiens d'Espagne. Les maures(Amazigh, Arabe, etc.) furent repoussés de la péninsule ibérique en 1609 sous Philippe IIIuvres complètes. De François Marie Arouet de Voltaire. Publié par , 1878, page 33 Version du livre de Voltaire en ligne. Une partie d'eux s'installe en France et plusieurs deviennent chrétiens. Le reste revient en Afrique du Norduvres complètes. De François Marie Arouet de Voltaire. Publié par , 1878, page 33 Version du livre de Voltaire en ligne. Certains pouvoir en Andalosuie s'entendaient avec les trois communautés religieuses soit chrétien soit juif soit musulman. En 1492, les Espagnols diffusent la culture Maures (Arabe, Amazigh, Juif, etc.) en Amérique (les techniques d'irrigation, le sucre, le café, etc.)Les Relations entre l'Amérique du Sud et le Moyen-Orient: Un exemple de relance sud-sud. De Elodie Brun, Elodie Brun - Préface de Guillaume Devin. 22. Publié par L'Harmattan, 2008. ISBN 2296055613 Livre en ligne.
Une tête de pont musulmane se maintient en Provence dans le massif des Maures, dans le Sud de la France, jusqu'à la fin du Gauthier Langlois, « Les Sarrasins dans la mythologie occitane », in Pays Cathare magazine, n°13, janvier-février 1999, 80-81, article en ligne.
La Sicile fut également musulmane pendant près de 250 ans et la majeure partie de ses habitants se convertirent à lislam jusquà ce que les armées chrétiennes et normandes ne récupèrent lîle, fondant le royaume de Sicile. Cette islamisation et cette arabisation furent dautant plus radicales quune immigration berbère importante suivit les famines qui ravagèrent lAfrique du Nord de 1004-1005 à 1040Henri Bresc, La Sicile musulmane, in Clio.fr, 12/2002, article en ligne.
Les Hilaliens, une tribu de quraych, qui vennaient d'Égypte envahissent le Maghreb au milieu .
Le Proche-Orient et le Maghreb seront conquit par plusieurs dynasties et empires étrangers (Ottomans, Espagnols, Portugais, Anglais, Français, etc.) par la suite.
Arabes et religions :
- Préhistoire
- Antiquité
Le paganisme arabe existait depuis longtemps. Il y avait plusieurs religions préislamiques chez les ArabesIdentités et stratégies politiques dans le monde arabo-musulman. De Laurent Chabry, Annie Chabry. L'Harmattan, 2001 ISBN 2747509052. Page 32 . Les spécialistes soulignent trois groupes importants dans l'Arabie méridionale, centrale et septentrionale. Le Coran révèle plusieurs divinités de cette époque (Allâh, Hubel, Quzeh, Al Lât ( femme), Al Ozzâ, Wadd ( Amour), Amm, YAgût, Nasr, etcIdentités et stratégies politiques dans le monde arabo-musulman. De Laurent Chabry, Annie Chabry. L'Harmattan, 2001 ISBN 2747509052. Page 32 . Les Arabes étaient des païen. Il y avait le culte des morts chez les Arabes , mais il est mal connu. Le culte des anciens était assez répondu chez les Arabes sédentaires que les nomades. Les Arabes faisaient des visites aux tombeaux et faisaient des ritesIdentités et stratégies politiques dans le monde arabo-musulman. De Laurent Chabry, Annie Chabry. L'Harmattan, 2001 ISBN 2747509052. Page 32 . Le plus important, c'est que la Ka'ba faisait partie des visites et des rites sacrés chez les Arabes avant MahometIdentités et stratégies politiques dans le monde arabo-musulman. De Laurent Chabry, Annie Chabry. L'Harmattan, 2001 ISBN 2747509052. Page 32 . L'entendement nait par l'Islam et toutes les religions anciennes sont vouées à disparaitre.
Certains chercheurs parlent d' Animisme arabesLes structures du sacré chez les Arabes. De Joseph Chelhod Publié par G. P. Maisonneuve et Larose, 1965. page 61. Plusieurs Arabes étaient chrétiens avant l'apparition de l'Islam. Les Arabes judaïsés étaient éparpillés dans la région , ils étaient à Yathren (Médine) et étaient des agriculteurs et des artisansLes Arabes dans l'histoire, Bernard Lewis, édition Flammarion , ISBN 2080813625 .
- Moyen-Âge
- Époque actuelle
Il existe également près de quinze millions dArabes chrétiens dans laire géographique arabo-musulmane : en Égypte (de 8 à ), en Syrie (), au Liban (), en Palestine ( ( avant la diaspora palestinienne)), en Israël, en Jordanie (), en Irak () et en Iran ()Chrétiens du Moyen-Orient, dossier sur le site de la BBC.
Parmi les Arabes du Brésil qui constituent environ de la populationMarina Sarruf, , Brazil-Arab News Agency, septembre 2004. La communauté arabe en tout compte 8 millions Les relations entre l'Amérique du Sud et le Moyen-Orient: Un exemple de relance sud-sud.De Elodie Brun, Elodie Brun - Préface de Guillaume Devin. Publié par L'Harmattan, 2008. ISBN 2296055613. Page 22 version en ligne, les chrétiens de la Grande Syrie sont venus au Brésil en 1837. En tout, il y a 17 million d'Arabe en Amérique Latine Les relations entre l'Amérique du Sud et le Moyen-Orient: Un exemple de relance sud-sud.De Elodie Brun, Elodie Brun - Préface de Guillaume Devin. Publié par L'Harmattan, 2008. ISBN 2296055613. Page 22 version en ligne.
Aux États-Unis, la communauté arabe compte environ 3,5 millions, dont environ des membres sont chrétiens et musulmanshttp://www.aaiusa.org/arab-americans/22/demographics , chiffres de 2002. Leur communauté qui sest installée dès le début du en provenance de Syrie, du Liban et dÉgypte, regroupe une population peu nombreuse mais très bien intégrée, avec de nombreux exemples de réussites personnelles, tels John Sununu et Ralph Nader dans la politique, Bobby Rahal dans le sport, ou Paul Anka et Frank Zappa dans la musique. Ces dernières années un certain nombres de nouveaux immigrants sont arrivés depuis lIran, lAfghanistan et lIrak.
Influence arabe :
Héritage et transmission du savoir classique :
Il est communément admis que des intellectuels musulmans avaient traduit les auteurs grecs en arabe et que les versions commentées dAristote, de Platon ou d'autres sont parvenues en Europe avec des annotations des penseurs musulmans qui ont ainsi contribué dune certaine manière au mouvement des idées sans en avoir été pour autant les importateurs exclusifs. La latinisation de leur nom peut montrer leur influence auprès des savants européensMaurice-Ruben Hayoun,Quelles sont les racines culturelles de l'Europe ?, in Tribune de Genève, 17/05/2008,article en ligne : Ibn Rushd est devenu Averroès, Ibn Sina Avicenne, Ibn Tufayl Abubacer, Ibn Bajjah Avempace, Hunayn ibn Ishaq Johannitius,...L'islam a rapidement conquis la Perse sassanide et la majeure partie de la chrétienté orientale où chrétiens et juifs reçoivent le statut de protégés soumis à l'impôtDhimma. Les conquérants exigent également de leurs tributaires une contribution intellectuelle qui nourrira cette civilisation naissante en puisant dans les trésors de la pensée antique. La Syrie était alors le principal centre de la pensée hellénique depuis que Justinien avait fermé les écoles dAthènes. Les ouvrages grecs étaient traduits en syriaque, une forme tardive d'araméen, dans un mouvement qui s'amplifia après la conquête musulmane. A l'exception de quelques uvres traduites directement du grec en arabe, on traduisait généralement des textes grecs traduits en syriaque Jean-François Monteil, La Transmission dAristote par les Arabes à la chrétienté occidentale, in Entre deux rives, trois continents., éd. Maison des Sciences de lHomme dAquitaine, 2004 article téléchargeable.
Les Califes abbassides créent au début du un atelier de traduction appelé Bayt al Hikma (Maison de la sagesse) à Bagdad et envoient des caravanes à Byzance pour acquérir les manuscrits grecs à prix dor. Ce mouvement de traduction inclut des ouvrages de tant de médecine, de logique ou de philosophie grecques que de littérature persane ou d'astronomie indienne qui, synthétisées à travers lislam, font émerger une nouvelle culture philosophique et scientifique arabe appelée ladab, imprimant un essor nouveau aux savoirs en général et à la science en particulierAnnie Vernay-Nouri (coord. scientifique), Dossier pédagogique de l'exposition al-Idrîsî, la Méditerranée au , dossier en ligne.
Les textes sont dabord traduits en syriaque, puis du syriaque en arabe. Parmi les traducteurs fameux, on peut mentionner au le médecin Hunayn ibn IshaqConnu en occident sous le nom de Johannicius, c'était un nestorien arabe qui transcrit les corpus médicaux dHippocrate et de Galien, qui serviront de base au Canon de médecine dAvicenne qui sera lui-même traduit en latin et fera autorité durant cinq siècles. D'autres personnalités d'importance sont à mentionner tels al-Farabi872 - 950 qui donne une interprétation dAristote et de Platon harmonisant les deux philosophies ou encore le savant al-Biruni 973 - 1048, qui décrit lhistoire de lUnivers dans la tradition grecque. Enfin, l'oeuvre d'Averroes, philosophe, théologien et savant musulman du ~1126 - 1198, commentateur des uvres d'Aristote, soulève des débats passionnés qui trouvent autant de partisans que de détracteurs et aura une influence telle dans l'occident médiéval qu'on parle d'averroïsme.
Les traductions d'Aristote et dautres auteurs antiques gagnent lEspagne sarrasine et la Sicile où l'on traduit activement les uvres de larabe en latin. Tolède, reprise aux Arabes en 1085, devient un lieu de contacts féconds entre culture arabe et monde chrétien : de 1130 à 1150, l' archevêque Raymond dAgen emploie des médiateurs juifs qui, en plus de l'hébreu savent larabe, le castillan, le latin ou encore des savants chrétiens comme Gérard de Crémone. Ainsi les auteurs anciens et les commentaires arabes pénètrent en occident influençant profondément la pensée des auteurs chrétiens comme Albert le Grand et des Thomas dAquin Jean-François Monteil, La Transmission dAristote par les Arabes à la chrétienté occidentale, op. cit..
Cette théorie est aujourdhui partiellement contestée par des historiens comme Jacques Heers ou Sylvain GougenheimAristote au Mont Saint-Michel. Les racines grecques de l'Europe., éd. Seuil, Paris, 2008 qui, allant à contre-courant de la recherche contemporaineAA.VV., Oui, lOccident chrétien est redevable au monde islamique, in Libération, 30/04/2008, article en ligne, explique dans un ouvrage fort critiqué par ses pairsPascal Riché, Baston chez les médiévistes autour de l'apport de l'islam, in Rue89, 02/05/2008, article en ligne, qu'à côté de la transmission arabe il aurait existé une filière directe de traductions du grec au latin, dont le Mont-Saint-Michel aurait été le centre au début du , grâce à Jacques de VeniseSelon le conservateur des manuscrits médiévaux des traités d'Aristote à Avranches, cette théorie relève du roman, les renseignements sur Jacques de Venise étant pratiquemment inexistants et le Mont-saint-Michel traversant une période troublée à cette époque; cf Jérôme Cordelier, Les mystères du Mont-Saint-Michel, in Le Point, 31/07/2008, article en ligne. L'historien confirme néanmoins la reprise par le monde arabo-musulman de nombreux éléments de la culture ou du savoir grecs mais considère que la pensée d'Aristote n' y eut pas d'influence dans les secteurs de la politique et du droit, du moins du Cité par Rue89, 02/05/2008.
Filiations traditionnelles :
Selon les traditions biblique et coranique, les Arabes sont un ensemble de tribus de souches sémite (cest-à-dire descendant de Sem), et chamitique.Certaines descendent de Qahtan (Yoktan), fils dÉber, appelés « al-Arabul-Ariba », (cest-à-dire « les Arabes arabes » ou « Purs Arabes ») ou « mutarib ». Les poèmes arabes préislamiques évoquent différentes tribus arabes. Cest par ces poèmes qui ont traversés les siècles grâce à la tradition orale que lon connaît aujourdhui les deux grandes tribus fondatrices de la culture arabe : Abs et Doubian. Dautres tribus, présentes plus tardive, les Ismaélites - doù sont issus les Banu Quraych selon la tradition arabe, descendent dIsmaël, le fils aîné du patriarche Abraham, qui sinstalla dans le pays. Sa mère Agar lui procura une épouse égyptienne (descendant donc de Cham par Mistraïm, selon la Bible). Ils furent appelés par les premiers « mustarib » (), cest-à-dire « arabisants ».
La tradition affirme lexistence danciennes tribus arabes disparues à lépoque des deux précédentes, appelés « Al-Arabul-Baida », cest-à-dire « les Arabes disparus ».
Citations :
Notes et références :
Bibliographie :
- Les Arabes dhier à demain, Jacques Berque, Paris, Seuil, 1960
- La pensée arabe, Mohammed Arkoun, Paris, PUF, 1975
- Histoire des Arabes, Dominique Sourdel, Paris, PUF (collection « Que sais-je ? », n°915), 1976
- Les Arabes, Maxime Rodinson, PUF, 1979
- Les Arabes du message à lHistoire, sous la direction de Dominique Chevalier et André Miquel, Fayard, 1995
Articles connexes :
- Ligue arabe
- Panarabisme - Parti Baas - Nationalisme arabe
- Arabes chrétiens - Alaouites - Druzes
- Arabes américains - Arabes brésiliens
- Vocabulaire de lislam
Liens externes :
- La Civilisation des Arabes de Gustave Le Bon, (1884, uvre et illustrations téléchargeables)
- La Sicile musulmane de Henri Bresc